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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 15:45
action des panthères roses de nancy jeudi 05 avril pour perturber la tenue d'un débat sur l'homosexualité organisé par l'unef et la mairie de nancy

 

Hier l'UNEF et la ville de Nancy (divers droite) organisait un débat: " homo/hétéros" pour ou contre l'égalité des droits... On a débarqués à une dizaine, pourri le début de la conférence/débat avant de l'interrompre et de prendre la parole. On a lu le texte ci joint avant de crier notre rage avec des slogans.

Ni cible commerciale ni cible électorale crève le patriarcat et le capital

Panthères roses de Nancy 


TRACT:


Salut, nous sommes un collectif de transpédégouines féministes et non-mixte, luttant depuis 3 ans contre l’hétéro-normativité, le sexisme, le capitalisme.

On est ici ce soir pour dénoncer le non sens de ce débat… On est fatigué-e-s, à l’approche de chaque élection, de devenir des cibles électorales, récupéré-e-s par chaque parti et syndicat dans le seul but de leur donner notre voix. Vous n’êtes pas notre voix, vous n’êtes même pas concerné-e-s par nos oppressions… Nous ne voulons pas de votre bonne conscience démocratique, nous ne voulons pas non plus votre empathie quant à ces oppressions. Nous ne sommes pas celleux qu’on récupère pour du profit ou pour du pouvoir.

Nous sommes fatigué-e-s de subir la répression étatique, qui décide de ce peuvent ou doivent être nos sexualités, nos envies et nos désirs. Nous ne voulons plus nous complaire dans les minuscules espaces que vous nous offrez. Nous prenons l’espace. Et pas celui des bars, des boites de nuits, ou des locaux associatifs gentiment octroyés par l’état et le capital.

La question du mariage est un non-sens pour nous car il est l’archétype de la société hétéro-sexiste. Avec lui, c’est tout un modèle de société construit sur l’oppression des femmes et des minorités que nous entendons combattre…

Il en est de même pour l’adoption. Nos familles ne sont pas nucléaires. Nous voulons enrayer l’image normée et binaire qui font de la famille un portrait définit et surtout un modèle social à suivre.

Ni cible commerciale, ni cible électorale.

Nous ne sommes pas capitalisables, nous sommes ingouvernables.

 

Les Panthères Roses.

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 22:30

Mauvaise blague…

J’ai 32 ans et je ne veux pas d’enfant. J’en suis sûre, si je regrette j’y penserai quelques jours, mais je ne pourrai rien y faire, alors je ferai autre chose. C’est exactement ce que jehttp://pix.toile-libre.org/upload/original/1305316080.jpg veux, je veux faire autre chose, je ne veux pas d’enfant.

Depuis quatre ans j’arpente le pays de gynéco en gynéco, avec la brochure « stérilisation à visée contraceptive » à la main. Cette brochure est publiée (mais presque pas diffusée) par l’État depuis la loi n° 2001-588 du 4 juillet 2001, date de la prétendue autorisation pour toutes personnes majeures de faire une « stérilisation à visée contraceptive ».

Je ne veux pas de contraception, je ne veux pas être une machine à produire des enfants, il existe des moyens pour arrêter cette fonction, je veux une stérilisation.

Il y a quatre mois de ça, un chirurgien gynécologue de l’hôpital Arnaud de Villeneuve à Montpellier a accepté de me faire cette opération. J’ai suivi tout le protocole, quatre mois de délai de réflexion, un nouveau rendez-vous, la date d’opération est fixée. Je m’y prépare, je suis contente. 48 h avant l’opération, coup de fil du chirurgien, l’opération est annulée, ordre de sa hiérarchie. Son service s’occupe de la « fécondité de la femme ». Il n’y a pas, même au niveau national, de service pour la stérilisation des femmes et c’est bien ça le problème. Enfin, il y a plusieurs problèmes.

Un des problèmes c’est de ne pas avoir le contrôle sur son corps, le tout pouvoir que s’octroie le corps médical sur le corps des femmes, en particulier, mais finalement, le corps de tout le monde. L’aide demandée à l’hôpital dans ce cas était purement technique. Le choix je l’ai déjà fait, la décision je l’ai déjà prise.

L’hôpital, la hiérarchie du chirurgien décide de donner son avis, comme des dizaines d’autres gynécologues. Pourtant des femmes stérilisées en France sous décisions ou pressions du corps médical, il y en a beaucoup : après quatre enfants et (d’origine) non françaises, folles, transgenres, handicapées, toxicomanes… Elles n’ont pas décidé.

Des copains se sont faits stérilisés, ils ont cherché, parfois longtemps, puis ils ont trouvé, aujourd’hui, ils sont stérilisés.

Alors que faut-il comprendre ?

Le corps médical (et l’État) croit-il que les femmes sont d’éternelles mineures qui ne savent pas ce qu’elles veulent ?

La médecine qui aime toujours utiliser les corps des femmes comme point de départ pour le contrôle des populations, aurait-elle maintenant scientifiquement prouvé que les femmes ne peuvent pas vivre sans enfant ? Qu’il y a de bons modes de vies ?

Le choix de stérilisation pour des femmes en âge de procréer et sans enfant n’existe pas puisque, même s’il est possible légalement, le corps médical use de son pouvoir supra-légal (droit de réserve, code de déontologie) pour empêcher les femmes d’accéder aux techniques de stérilisation.

La société en général ne laisse de place à personne, et encore moins aux femmes, pour se construire des imaginaires et des vies sans enfant (« il ne faut pas se fermer de portes, vous risquez de le regretter, qui vous dit qu’un jour vous n’allez pas rencontrer le prince charmant et avoir envie de lui faire des enfants… »).

Alors même si les médias se font les vecteurs d’une prétendue liberté sexuelle occidentale, de prétendus droits des femmes à disposer de leurs corps et de leurs vies. Les marges de manœuvre sont faibles et les garde-fous sont hauts.

Est-ce que les couples réfléchissent quatre mois avant de faire des enfants et ne le regrettent jamais ? Est-ce que la hiérarchie de cet hôpital mettrait autant de fougue à inséminer des couples de lesbiennes ? Est-ce que l’hôpital reconnaîtrait la multi-paternité d’un enfant ? Qu’en est-il des jeunes filles mineures qui font/veulent des enfants ? Qu’en est-il des femmes qui demandent une insémination après 40 ans ? Qu’en est-il des familles qui sont décomposées, recomposées et/ou bizarrement composées ?

… la blague n’est pas drôle. Vos normes sont trop étroites pour imaginer nos réalités.

Brochure à télécharger :

La stérilisation à visée contraceptive

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 02:44

 

La Négritude, si l’on se réfère aux définitions de ses deux plus grands chantres, Aimé Césaire qui la concevait avant tout comme le rejet de l’assimilation culturelle, le rejet d’une certaine image du Noir paisible, incapable de construire une civilisation, et Léopold Sédar Senghor qui la définissait comme l’ensemble des valeurs économiques, politiques, intellectuelles, morales, artistiques et sociales des peuples d’Afrique et des minorités noires d’Amérique, d’Asie et d’Océanie… est un concept, une philosophie dans laquelle chaque homme noir doit retrouver l’expression de sa fierté, tout en reconnaissant, assumant sa condition de Noir.

Même s’il existe une légère différence, à première vue, entre la perception que se fait chacun de ces deux auteurs du concept, le premier donnant la primauté au culturel et le second y ayant ajouté un volet politique, on peut remarquer que, à voir de près, les deux se complètent, ou plutôt la deuxième définition éclaire la première, dans la mesure où le rejet de l’assimilation culturelle, la reconnaissance et l’acceptation de notre condition de Noirs, nous la tirons justement de tous ces moyens d’affirmation qui nous sont propres, tels nos valeurs économiques, politiques, intellectuelles, morales, artistiques et sociales…

La Négritude avait eu un retentissement spectaculaire, acceptée et reprise en chœur par la majorité des intellectuels noirs de l’époque, dans la mesure où l’homme noir entre les années trente et cinquante où évolua le mouvement, traversait une période de diabolisation avec l’Occident qui, dans ses visées impérialistes, cherchait par tous les moyens à décrédibiliser et ridiculiser les cultures et valeurs noires, et donc le Noir aux yeux des Noirs eux-mêmes, et des autres races de la Terre. Le contexte sociopolitique ne pouvait donc être plus favorable pour l’éclosion rapide de ce concept, cette philosophie. Il fallait vaille que vaille réhabiliter l’homme noir. La Négritude a porté ses fruits avec le travail des intellectuels, la plupart des écrivains de l’époque. L’image du Noir a été plus ou moins réhabilitée devant les Noirs eux-mêmes, et devant toute la Terre. Nous avons une culture et une organisation sociale qui se valent, tout comme les autres peuples de la Terre. L’hideux système colonial, caractérisé par l’humiliation du Noir et la dégradation de ses valeurs, s’est plus ou moins effondré avec les indépendances des colonies dans les années soixante.

Cependant, la Négritude, dans son ahan à redonner au Noir sa fierté bafouée par les propos injurieux de l’Occident impérialiste, avait été obligée de créer un homme noir qui n’a jamais existé, qui n’existe pas, et qui n’existera jamais. La Négritude a procédé à la représentation d’un homme, qu’il a appelé le Noir, magnanime, bon, sans défauts, en harmonie avec lui-même et la nature, un homme créé pour ne pas faire du mal, ne pas souffrir, jusqu’à l’avènement du méchant serpent, le jaloux destructeur, le Blanc. On crie à hue et à dia sur l’homme Blanc méchant, avide, insatiable, corrompu, qui ne vit que pour piller l’homme noir bien, impartial, clément… Le mouvement fut ainsi détourné de son objectif original, transformé du cri du cœur, du cri humain qu’il était censé être en une mélopée idéaliste, verbeuse et creuse. N’était-ce sûrement pas le danger que portait en lui ce mouvement chargé de trop d’émotions que le Prix Nobel nigérian Wolé Soyinka, l’un de ses premiers détracteurs, percevait en écrivant « Le Tigre ne crie pas sa tigritude, il bondit sur sa proie et la dévore » ?

La Négritude n’a pas pu rester fidèle à son ancêtre le mouvement culturelLa Renaissance de Harlem des années vingt dont l’un des chantres, Langston Hughes, écrivait en 1926 dans l’hebdomadaire américain The Nation, le texte intitulé The Negro Artist and the Racial Mountain où l’on retrouve l’une de ses plus célèbres formules « Les jeunes artistes nègres créent aujourd’hui dans le but d’exprimer notre propre peau noire, à notre manière, sans peur, ni honte. Si les Blancs sont satisfaits, nous sommes ravis. S’ils ne le sont pas ça n’a pas d’importance. Nous savons que nous sommes beaux. Et laids à la fois. » Et justement, la Négritude n’a pas cherché à explorer la laideur de l’homme noir, dépossédant ainsi ce dernier de son humanité.

Les œuvres de la Négritude, du moins la plupart, ont créé des personnages noirs tellement bons et complets qu’ils ne ressemblent pas à des humains. Et ces personnages n’existent, ne peuvent exister nulle part ailleurs que dans ces livres. La nature humaine est caractérisée par sa complexité et ses contradictions. Le pauvre petit boy noir respectueux maltraité par un commandant de cercle blanc méchant peut aussi être un petit chapardeur piquant des pièces de monnaie dans les poches de son patron, le magnanime vieux camerounais ayant offert ses terres et enfants aux Blancs ingrats qui l’humilient à une cérémonie de remise de médaille peut aussi être un père de famille méchant irresponsable, alcoolique, battant ses multiples femmes… Ces ouvrages ont trop voulu réhabiliter le Noir qu’ils en ont fait un être différent des tous les autres hommes de la Terre.  Le « J’ai cherché à comprendre et à décrire la vie des Noirs aux Etats-Unis, et d’une manière éloignée, celle de tout humain » de Langston Hughes ne se retrouvait pas dans ces ouvrages qui peignaient des Noirs idéalisés et non des êtres humains.

Le succès que ce mouvement avait eu depuis sa création jusque dans les années soixante-dix, a fait qu’il n’avait pas du tout été facile pour les nouveaux intellectuels de traduire dans leurs ouvrages une autre vision de l’homme noir. La norme qui était inscrite par la sacro-sainte Négritude était la glorification du Noir. Et quand le contexte dans lequel le mouvement était né fut dépassé, le Noir s’étant retrouvé face à lui-même après les indépendances, il avait fallu que des penseurs téméraires comme le jeune brillant Malien Yambo Ouologuem, l’Ivoirien Ahmadou Kourouma, les Congolais Sony Labou Tansi et Henri Lopes… acceptent de passer à la guillotine de la critique et de l’opinion africaines pour rappeler qu’il était temps de cesser d’écrire l’Afrique et le Noir comme on les avait écrits jusqu’alors, de les écrire comme ils sont, et non comme on voudrait qu’ils fussent. Le premier de ces auteurs cités, Yambo Ouologuem, avait été le plus rudoyé pour son audace d’avoir voulu montrer dans son roman Devoir de Violence, que le noir était mauvais, méchant, cupide, traître, esclavagiste… longtemps avant sa rencontre avec l’homme blanc. Jeune à l’époque, il n’avait pas tenu devant les intimidations et menaces des Goliath du milieu intellectuel africain de ces temps, fut contraint à garder un long puis définitif silence, avortant ainsi une carrière qui eût été l’une des plus belles de la littérature africaine.  Si le Noir est un être humain comme tous les autres hommes, pourquoi ne peut-il pas être méchant, corrompu, sanguinaire, vil, infidèle, menteur ?

La Négritude, après plus d’un demi-siècle de son succès, a installé une dichotomie dans le milieu intellectuel noir d’aujourd’hui. D’un côté ses fidèles, du moins ceux qui affirment lui être restés fidèles, se réclamant d’Aimé Césaire, et pour qui le rôle de l’intellectuel africain est de magnifier le Noir, innocenter l’Afrique dans son échec, accuser l’Occident sur tous les coups, le charger de tous les malheurs du continent noir, penser et écrire dans les langues africaines et non le français qui est une langue coloniale. De l’autre, les iconoclastes, donc ennemis d’Aimé Césaire, ayant compris que l’homme noir, tel que l’a inventé la Négritude, n’a jamais existé, comme ce n’est pas un homme, et qui, à travers leurs ouvrages essaient de montrer qu’à l’instar de tous les hommes de la Terre, les Noirs ont aussi des mauvais côtés, peuvent faillir, que l’Afrique, le Noir, a des responsabilités, aussi minimes qu’elles soient, dans l’esclavage, la colonisation, le néocolonialisme…

Les néo-adeptes de la Négritude, si l’on désigne ainsi la première catégorie d’intellectuels, continuent aujourd’hui de créer des personnages s’apparentant aux personnages des ouvrages des années trente à soixante. Ainsi, devant le méchant ogre de l’Occident, représenté par Nicolas Sarkozy, le président français, héritier du commandant de cercle blanc d’Une Vie de boy, on retrouve un pauvre petit boy noir clément et inoffensif maltraité, Laurent Gbagbo. Devant les ingrats blancs Sarkozy, David Cameron, Barack Obama, successeurs des ingrats colonialistes du Vieux Nègre et la Médaille, on retrouve un bon et généreux vieillard africain ayant donné tout son pétrole en signe d’amitié et d’amour à l’Occident, et qui n’est récompensé que par son assassinat par l’Occident ingrat, Mouammar Kadhafi. Des personnages mythologiques, non crédibles, qui ne résisteront jamais dans le temps.

Au nom de la Négritude, aucune possibilité, aucun droit n’est aujourd’hui laissé à l’autocritique, au questionnement, à l’exploration de l’être humain que le Noir porte en lui, à l’ouverture du Noir sur le vaste monde qui l’entoure. Tous les Noirs cherchant à se fondre dans l’humanité, surtout le monde occidental, sont traités de traîtres, de vendus aux colonialistes, d’adeptes de l’oppresseur, de néo-esclavagistes…

Il est temps, vraiment temps que cette Négritude des larmes et de la victimisation meurt ! Il est temps que l’homme noir se voit d’abord comme un humain avant de remarquer sa noirceur. Que nous, Noirs, acceptions notre condition de Noirs, l’assumions, et confrontions l’humanité que nous avons en nous à celle que portent en eux les autres hommes. Que l’homme noir se réconcilie avec lui, et surtout avec les autres hommes de la Terre. Que nos joies, nos peines, nos angoisses, nos déceptions, nos espérances soient celles d’êtres humains et non de Noirs. La Négritude, la vraie, est une négation de la négation de l’homme noir, comme le définissait l’écrivain français Jean-Paul Sartre. Et la négation de notre négation aujourd’hui c’est l’affirmation de l’humanité que nous avons en nous. Cette humanité que nous étouffons en nous jour après jour par notre… négritude.

Source: David Kpelly

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 00:37

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 18:44

 

 

Parce que, malgré des luttes de longue date et des lois sur l’égalité professionnelle, les femmes gagnent toujours 27% de moins que les hommes, tous temps de travail confondus. Parce que ces inégalités perdurent et s’aggravent en France comme partout en Europe. Parce que les femmes représentent 80 % des travailleurs pauvres. Parce que le chômage explose et frappe particulièrement les femmes. Parce que le travail à temps partiel leur est souvent imposé et que la précarité est leur lot. Parce qu’elles sont majoritairement cantonnées dans des métiers féminisés dévalorisés. Parce que la pénibilité de ces métiers n’est pas reconnue. Parce que les caissières, vendeuses, secrétaires, hôtesses d’accueil, assistantes maternelles, aides soignantes, assistantes sociales, agents de la restauration et agents d’entretien, aides à domicile, éducatrices, coiffeuses, femmes de ménage, femmes de chambre, ouvrières de l’agroalimentaire, du textile et de l’électronique, … et tant d’autres, exercent pourtant de vrais métiers. Parce que nous voulons sortir de cette logique, nous exigeons l’égalité effective de la rémunération entre les femmes et les hommes ! Nous exigeons la revalorisation des métiers et l’augmentation des salaires dans tous les secteurs féminisés !… Maintenant !

 

Signez la pétition: 

http://www.mesopinions.com/Egalite-des-salaires-entre-les-femmes-et-les-hommes----Maintenant----petition-petitions-f17bf287632fc01d27bbb2fc073e0fea.html

 

Source de l'article: CLAS!! (collectif de luttes anti-sexistes)

 

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 18:10

Les fonds du programme de solidarité sociale, Progress, ont servit au financement d'une campagne anti-avortement. La commissaire Viviane Reding a condamné les autorités hongroises.


Le zèle avec lequel la Commission semble surveiller l'utilisation des fonds alloués par ses programmes européens peut laisser dubitatif.

Le programme Progress, chargé de concrétiser les engagements sociaux européens, a servi à financer en partie une vaste campagne anti-avortement de 416 000 euros. Des affiches collées dans le métro à Budapest ont mis en scène, au mois de mai dernier, les implorations d’un fœtus s’adressant à sa future mère : "Je comprends bien que tu n'es pas encore prête pour moi, mais donne-moi au service d'adoption, LAISSE-MOI VIVRE !".

Mercredi 8 juin, la député française S&D Sylvie Guillaume a interpellé la commissaire européenne chargée des droits fondamentaux Viviane Reding à ce sujet.

"Nous entamerons des procédures pour mettre un terme à l'accord et tirer les conclusions qui s'imposent, y compris financières", a promis Mme Reding.

Tensions

Les manières de faire du gouvernement conservateur hongrois dirigé par Viktor Orban ne sont décidement pas du goût de Bruxelles. Impregnée des idées du parti majoritaire, le Fidesz, la nouvelle Constitution crée, depuis le mois d'avril dernier, une polémique qui dépasse de loin les frontières hongroises.

L'article II du texte rappelle le ton donné à la campagne d'affichage en déclarant que "le foetus doit être protégé dès sa conception".

Pourtant le secrétaire d'Etat à la famille et à la jeunesse, Miklós Soltész, se défend d'effectuer un premier pas vers l'interdiction de l'IVG en Hongrie avec cette campagne : "La société hongroise n'est pas prête pour l'interdiction de l'avortement, comme les Polonais par exemple. Ce n'est d'ailleurs pas ce que nous cherchons, nous souhaitons insister sur l'importance de la vie", a-t-il déclaré au site d'actualité francophone hongrois, Hu LaLa.

Le projet présenté à la commission européenne avait pour but de contribuer au bonheur de familles "équilibrées", s'est justifé Viktor Orban dans un communiqué de presse peu de temps après les reproches de la commissaire. Mais selon, Viviane Reding, la campagne n'était "pas conforme à la proposition de projet soumise par les autorités hongroises"

Elle était "destinée aux femmes qui désirent un enfant mais n'ont pas les moyens de l'élever, il s'agit d'encourager la mise en adoption", a argumenté le ministère hongrois. Il promet cependant de "prendre les mesures appropriées", si son argumentaire n'était pas accepté par Bruxelles.

Conséquences

Visiblement, la Commission et Budapest se livrent à un dialogue de sourds. "Cette campagne va à l'encontre des valeurs européennes, a déclaré Viviane Reding. Nous voulons que les financements européens soient remboursés dans les plus brefs délais."

Les affiches ont choqué une grande partie de la population féminine hongroise, dans ce pays où l'interruption volontaire de grossesse (IVG) est légale et approuvée par la population à 60%, selon un dernier sondage Eurostat. Les féministes de Európai Feminista Kezdeményezés ont dénoncé "la volonté du gouvernement de revenir sur le droit à l'avortement".

La réponse de la commissaire a quant à elle satisfaite Sylvie Guillaume. "Dans le combat face aux populismes qui progressent partout en Europe et dont la Hongrie est un laboratoire, c’est une victoire. Modeste, mais une victoire", a-t-elle déclaré sur son blog.

Source: Euractiv)

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 21:55



L’Alliance Noire Citoyenne tient à remercier l'état français qui, pour la première fois en cette date du 10 mai 2011, a adressé un message d'une infinie clarté à toute la communauté noire de France et du monde. 

Ce 10 mai l'essentiel des projecteurs médiatico-politiques étaient braqués sur le trentenaire de la "TONTON mania" ; plongeant dans l'obscurité la mémoire de dizaine et dizaine de millions de morts d'origine africaine broyés par les rouages de l'entreprise génocidaire que s'est révélée être la "Traite Négrière". 

Si l'état français nous avait "craché au visage" en nous insultant de "sales nègres" il n'aurait pas pu être plus méprisant que ce non dit institutionnel qui en dit long.

Ce 10 mai 2011, comme à son habitude, l'ANC s'est efforcée de dénoncer pacifiquement cette mascarade de cérémonie officielle. Mais les faits démontrent qu'on nous a traité comme des terroristes.

 

(Source: ANC)

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 21:58

 

Le procès de quatre meurtriers présumés qui se déroule actuellement révèle les détails morbide de l’assassinat http://www.jfb.hu/files/images/proces%20ROMS%20copy.jpgde Roms entre 2008 et 2009. Il pose aussi la question de l’enquête menée sur ces crimes qui pourrait avoir laissé impunis certains protagonistes de ce drame.

Un procès sous haute sécurité a débuté le 25 mars pour juger quatre hommes accusés d'avoir tué six Roms au cours d'une série d'attaques racistes de 2008 à 2009. Les hommes, âgés de 29 à 43 ans, sont jugés pour crimes avec préméditation et risquent une peine de prison à vie. Le gang, composé d'un ancien soldat, un ingénieur du son, un cuisinier et un chef pâtissier, a été arrêté le 21 août 2009 à Debrecen (Est).

Racisme avoué

Deux des inculpés, Árpád K. (43 ans) et István K. (34 ans) sont frères. Le plus jeune était connu pour sa violence et sa haine des Roms. Membre d’une formation d’extrême droite, le mouvement B-közép, il a des antécédents criminels puisqu’il était déjà suspecté d’avoir brûlé l’armoire de la thora d’une synagogue de Debrecen en 1994. Son ami, le troisième suspect Zsolt P. (34 ans) nourrit les mêmes idéaux racistes et antisémites, mais il s’est montré moins explicite sur sa haine raciale devant le jury d’assise. Le quatrième inculpé, István Cs. (29 ans) a connu István K. par l’intermédiaire de son épouse. Il s’agissait d’un militaire de carrière, démobilisé au printemps 2008, juste avant le premier assassinat commis à Galgagyörk en juillet. Après avoir quitté l’armée, il écrivait régulièrement, sous le pseudonyme de Csontrabló (voleur d’os), des textes d’incitation à la violence et à l’exécution des Roms sur les forums de plusieurs sites internet.

Tout a commencé avec l’affaire d’Olaszliszka : un enseignant qui traversait ce village en voiture avait failli renverser une Rom. Les médias auraient alors indiqué qu’un groupe de Roms du village aurait battu à mort ce conducteur imprudent. C’est à la suite de ces événements qu’István K. a commencé à participer à des réunions organisées par la Magyar Gárda, sans être pour autant convaincu de l’efficacité de ce mouvement. Fin 2007, début 2008, il décide avec son frère et Zsolt P. de s’attaquer aux Roms à travers des expéditions punitives et des actions armées. Après avoir volé les fusils d’un chasseur, les trois hommes débutent leur chasse à l’homme.

Actuellement ils sont soupçonnés d'avoir perpétré entre juillet 2008 et août 2009 neuf attaques à la grenade, au fusil et au cocktail Molotov, qui ont entraîné la mort de 6 personnes. Les meurtriers présumés ont notamment abattu un père et son fils de cinq ans ainsi qu’une femme dans son sommeil. «Cinq autres personnes ont été gravement blessées, et une cinquantaine d'autres encore ont été plus légèrement blessées au cours des attaques au cocktail Molotov» a précisé le Procureur. Ils auraient mené en tout neuf attaques "d'une précision militaire", a -t-il ajouté.

Questions sans réponses

D’après l’acte d'accusation, les 4 hommes avaient "une aversion particulière" pour les Roms et voulaient intimider l'ensemble de cette communauté. Cependant le racisme n’est pas mentionné parmi les motifs d’accusation. Le procès vise également à mettre en lumière le nombre de protagonistes impliqués dans ces crimes. Selon les rapports de l’enquête, les inculpés avaient un autre complice quand ils ont volés les armes. On ne sait pas pas non plus qui a pu financer leur projet criminel, puisque ces hommes étaient en difficulté financière constante. Les services secrets (NBH) ont surveillé István K. pendant une longue période, probablement jusqu’à 2008, période à laquelle les crimes ont débuté. Pourtant ils n’ont interrogé jusqu’à ce jour aucun témoin dans cette affaire. Volonté ou négligence ?

 

(Source : Journal francophone de Budapest)

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 23:03
http://sansblagues.files.wordpress.com/2010/06/23422_1247910928537_1552376112_30670233_6807393_n.jpg

Un concert, un soir, quelque part en Rhône-Alpes. Public majoritairement masculin. Antifasciste. Ambiance camaraderie virile, les «oï» résonnent de ci de là, mes oreilles tentent de passer outre les «sale tapette» ou «ce fils de pute devrait aller se faire mettre», «mon poing dans la chatte à Marine» et autres perles entendues sur scène ou dans la fosse aux lionceaux. Puis sur scène, ceux qu’on attendait avec impatience : un groupe de hip-hop anticapitaliste, antifasciste, antisexiste, antiraciste… du hip-hop sans concession. Aucune. Sauf quand, tout à coup, en intro d’un morceau, une des membres du groupe prend la parole. Elle semble réaffirmer son engagement féministe, en rappelant la nécessité pour les femmes de lutter pour le droit à disposer librement de leurs corps. Mais enchaîne en dénonçant les «dérives» du féminisme, qui, bien souvent, «se trompe de cible». Car, selon elle, il serait temps pour les féministes de cesser de «se tromper de cible», et de lutter ensemble, hommes et femmes, dans la solidarité… Spéciale dédicace aux féministes du coin sans doute, réputées un peu trop «sans concession».

 

Soit… Mais l’envie me vient d’élargir cette théorie. Imaginons un monde ou les militants arrêteraient de «se tromper de cible».

 

Imaginons-nous aller faire la morale à ceux qui crament des voitures parce que ce monde pourri leur met trop la rage et qu’il ne reste plus que ça à faire, au prétexte que c’est sans doute la voiture de leur voisin, qui s’est tué au travail 40 heures par semaines pour se la payer. Sans doute se trompent-ils de cible.

 

Imaginons qu’un-e anarcho-syndicaliste en grève, délaisse ses camarades coincés sur le piquet face aux CRS, pour entrer en négociation autour d’une tasse de thé avec son patron, et lutter pour l’épanouissement des travailleurs avec lui, dans l’amour et la solidarité, car après tout, le patron aussi aurait à y gagner. Puis il est sympa, ils sont pas tous pourris les patrons. Puis on a déjà les 35 heures alors est-ce bien encore la peine de se mettre en grève ? Il ne faut pas se tromper de cible.

 

Imaginons qu’en manif, au lieu de laisser faire le sourire aux lèvres, un-e sympathisant-e libertaire retienne la personne qui, à côté d’elle, se prépare à jeter des œufs sur les flics. Après tout, pourquoi tant de violence ? Un peu de dialogue ne permettrait-il pas d’avancer mieux, ensemble, avec ce policier qui après tout n’est qu’un honnête homme qui doit gagner sa croûte ? Lui aussi veut sans doute vivre dans un monde meilleur. Ne nous trompons pas de cible.

 

Imaginons qu’un antifasciste, en pleine baston avec des fafs, s’interpose au prétexte que peut-être, s’attaquer aux fascistes, c’est se tromper de cible ? Que peut-être eux aussi sont, quelque part, des êtres sensibles ? Qu’ils ont juste eu le cerveau lavé, et pourront changer si seulement on prenait le temps de boire un coup avec eux ? S’attaquer à des personnes trop influençables, n’est-ce pas se tromper de cible ?

 

Imaginons, lors de concerts anarcho-punks, libertaires, antiracistes, antifascistes, tolérer les remarques racistes parce qu’après tout, elles ne viennent pas de mauvais bougres. Parce que tout le monde n’est pas parfait et qu’il ne faut pas se tromper de cible.

 

Imaginons que les chanteurs de hip-hop engagés arrêtent d’attaquer dans leurs morceaux celles et ceux qui se sont fait du fric dans le rap, ont mis de l’eau dans leur vin, roulent en Mercedes et font la couv’ des magazines, parce qu’après tout, peut-on en vouloir à une personne qui a grandi dans la galère de vouloir accéder à une classe sociale supérieure, même si ça veut dire éluder d’où il/elle vient et abandonner ses revendications passées ? Ne nous trompons pas de cible.

 

Imaginons…

 

Enfin bref. Allez, assez rigolé.

 

À quand un discours venant d’un collectif de hip-hop se revendiquant entre autres «anti-raciste» sur les dérives de l’anti-racisme ? Pour le jour où une personne racisée l’ouvrira un peu trop ? Se montrera un peu trop «extrême» dans ses revendications et se «trompera d’ennemi» ?

 

Tout ça pour dire : oui, ce monde est constitué de classes. Bien au-delà de la définition marxiste du terme. De classes de dominants et de dominés. Patrons et ouvriers, noirs et blancs, hommes et femmes… Et ces classes sont en lutte. C’est LA lutte des classes. Class war en anglais pour faire plus cool. Oï. Les classes opprimées, dominées, luttent pour s’émanciper de ces dominations. Et quand une classe lutte pour son émancipation en se dressant en opposition à la classe qui l’opprime, non, elle ne se trompe pas de cible. Certes, tous les hommes, en tant qu’individus, ne sont pas «dominants». Jean est très sympa, Julien est doux comme un agneau, Jack est beaucoup plus attentionné que sa cousine Jocelyne. Il y a des hommes très bien, tout comme on peut considérer qu’il y a de bons patrons, qui fournissent du travail, respectent leurs employé-es, voire roulent en R5 mais pas sur l’or. Là n’est pas la question. On ne parle pas d’individus mais de classes sociales. Or la classe sociale constituée par les hommes est une classe dominante par rapport à la classe des femmes. Les rôles sociaux attribués aux hommes ne sont pas des rôles d’opprimés, mais bien de dominants : les hommes, à tous les niveaux, ont des positions sociales valorisées par rapport aux femmes. L’espace appartient aux hommes. Ils sont encouragés dès le plus jeune âge à y prendre de la place, contrairement aux femmes, auxquelles on inculque de laisser la place à leurs petits frères, à leurs maris, à leurs cousins… Il n’y a qu’à regarder une aire de jeux pour s’en rendre compte. Les femmes appartiennent aux hommes (sinon comment expliquer qu’une femme porte le nom de son père, qu’elle ne perd quand elle se marie à un homme, qui lui donnera son nom ? Depuis des siècles, on nous refourgue de nos pères à nos maris). Un homme qui parle fort et tape du poing sur la table ne sera jamais perçu comme vulgaire, grossier, outrageant. C’est juste normal. Un homme ne sortira jamais «trop tard», ne sera jamais une «proie» potentielle. Par contre, chaque femme qui marche seule la nuit dans la rue sait qu’elle l’est. Être sur ses gardes. En permanence. Tout comme d’autres seront en permanence sur leurs gardes de crainte de se faire contrôler, tabasser, tuer, pour la couleur de leur peau. C’est la réalité des dominé-e-s.

 

Alors oui, parfois on est pas trop sympas quand des types foutent leurs bras autour de nos épaules, «ouaih ça va, c’était pour être sympa ! faut se détendre !», oui mais eh, que voulez-vous, on est un peu au taquet… Mais bon faudrait relativiser, les gars, c’est vraiment si dur de se voir demander d’aller poser son bras ailleurs ? Même si j’imagine que c’est pas évident, quand vous avez l’habitude que tout vous soit permis, en tant qu’hommes blancs hétérosexuels.

 

La lutte féministe fait partie intégrante de la lutte anti-fasciste. Ça semble une évidence quand on voit d’où viennent les attaques les plus virulentes contre le droit à disposer de nos corps, qu’il s’agisse de droit à l’avortement ou de droit des homosexuel-les et transexuel-les. Car au passage rappelons qu’un nombre considérable de pédés, de tapettes, de gouines ont fini dans les camps d’extermination, petit «détail» passé sous silence dans l’Histoire écrite par… des hommes blancs et hétérosexuels, et dont il serait bon que les camarades anti-fascistes se rappellent lorsqu’ils lancent des «sale tapette» à tue-tête. Ces attaques virulentes viennent des chrétiens intégristes, des groupuscules d’extrême-droite. Elles reposent sur un sexisme beaucoup plus subtil, beaucoup plus ordinaire et s’en nourrissent. La partie immergée de l’iceberg. On parle là de viols qu’on ne peut pas nommer ainsi «parce qu’il n’y a pas eu pénétration». On parle de violences conjugales que bien souvent on ne peut pas non plus nommer telles parce que «attends, on n’a que sa version à elle, si ça se trouve elle mythonne». On parle de devoir se battre pour se voir accorder de l’espace verbal ou pour pouvoir prendre un outil en main. On parle d’oppression du corps par des normes de beauté insensées. On parle de pression à l’hétérosexualité. On parle d’inégalités salariales. On parle de la peur de marcher seule la nuit… Or on ne peut lutter contre ces attaques contre les droits des femmes qu’en les appréhendant dans leur globalité. Et en ne faisant aucune concession. De la même manière qu’on ne lutte pas contre le capitalisme en faisant des concessions.

 

En outre, il serait bon de ne pas oublier que cette lutte féministe reste encore à mener, ici, aujourd’hui, car tout est loin d’être acquis, et rien que pour ne pas perdre le peu qui l’a été, il ne nous faut jamais baisser la garde. Alors c’est bien beau de remercier, comme l’a fait ce soir-là ce groupe de hip-hop, «celles qui ONT lutté», «celles qui ONT écrit l’histoire», mais dénigrer celles qui luttent aujourd’hui, ICI et MAINTENANT, au jour le jour ? Quel sens cela a-t-il ? Ça m’évoque ces personnes pseudo-engagées qui mythifient les luttes du passé, ou celles qui ont lieu dans de lointains pays, admirent Che Guevara et achètent du café zapatiste, mais dénigrent le moindre lanceur de pierre, le moindre militant jugé un peu trop «extrême» dans son engagement, ici, en France. Parce que «les extrêmes, c’est pas bien», comme se plaisaient à nous répéter nos ami-e-s centristes au lycée quand on partait en manif. Les luttes féministes, d’ici et de maintenant, n’ont pas moins de valeur que celles du passé ou que celles qui se passent ailleurs, suffisamment loin pour que certain-e-s puissent se les réapproprier et bénéficier d’une crédibilité politique au rabais, sans avoir à prendre de positions trop radicales, ici et maintenant, face à des situations concrètes. Au final, 50 ans en arrière, les membres de ce collectif de hip-hop se seraient-ils posés en solidarité avec celles qui luttaient pour les droits des femmes alors ? Ce phénomène de mise à distance historique et géographique, par ce groupe, des luttes pour s’en approprier la gloire révolutionnaire sans avoir à prendre position, me laisse fortement en douter.

 

Je vais essayer de ne pas me tromper d’ennemi-e-s pour conclure. La femme qui, dans ce groupe de hip-hop tellement intègre, a dénigré la lutte et le travail des féministes de cette petite ville de Rhône-Alpes, en pointant du doigt «les dérives» de cette lutte, n’est pas mon ennemie. Elle fait partie de la même classe que moi. Celle des femmes. Celle dont je suis solidaire, de par mon engagement féministe. Mais tout comme le briseur de grève fait partie bien souvent de la même classe sociale que les travailleurs grévistes, elle et moi ne sommes définitivement pas des alliées dans la lutte. On peut choisir de sacrifier son engagement féministe pour préserver ses liens affectifs ou sociaux avec les hommes. On peut choisir de s’en sortir dans ce monde en guerre en s’alliant aux classes dominantes. C’est un choix, critiquable, certes. J’en ai fait un autre. Nous ne sommes pas des alliées. Point. Mais tenir un tel discours dans une salle remplie à 80% d’hommes, dans une ambiance viriliste, dans un contexte politique où les causes féministes sont de plus en plus souvent reléguées au rang de lutte de second ordre, dénoncer «les dérives» du féminisme revient à légitimer un discours masculiniste, et un anti-féminisme assez primaire qui gagne du terrain y compris dans nos sphères politiques anarchistes ou libertaires. Par là même il légitime aussi les agressions, subtiles ou pas, contre les femmes… Une jolie porte ouverte à tout un tas d’autres dérives…

 

… Dérives qui n’ont probablement même pas été envisagées par ce groupe qui se targue d’être «anti-sexiste».

 

Une sale féministe poilue et véner

(Source: jura libertaire)
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Published by sous comite invisible bisontin - dans SEXISME-RACISME-HOMOPHOBIE
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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 19:32

 

Voici le communiqué de Sos tout petit assoc catholique intégriste ani-IVG ....

 

Si vous avez à me communiquer d'autre contre rassemblement , je suis preneur !

 

Les numéros on été communiqués par le site de Sos TOut petit , vous renseigner pour les horaires auprès des intégristes concernés .

 

 

Liste des villes et rassemblement à perturber .

 

AIX EN PROVENCE : rue Henri Pontier et des Tamaris : 06.77.79.07.16

 

AVIGNON ou CARPENTRAS  : 04 90 22 03 36

 

ALENCON : rue Fresnay, près de l’hôpital: 06.09.65.34

 

ANGERS : place du maréchal Leclerc, près du Palais de Justice : 02.41.47.59.71

 

 ->   Contre rassemblement

 

ANGOULEME:    à 15h   , 06.23.68.43.40

 

 

ANNECY :  à 12h  , 06.99.08.19.86

 

AUXERRE : parvis de la cathédrale Saint Etienne

 

BESANCON : place de la cathédrale St Jean

 

->  contre rassemblement

 

BORDEAUX :  arp.bordeaux@yahoo.fr

 

->  Contre rassemblement

 

CAEN : place de la Résistance, statue de Jeanne d’Arc : 02.3 1 .67 .39 .81

 

CHARTRES : place de la cathédrale

 

CHATEAUROUX:      , 01.34.11.16.94

 

DIJON : avenue du maréchal de Lattre, près de l’hôpital du Bocage

 

GRENOBLE : hôpital de la Tronche

 

LAVAL : place de la Tremoille, sous la cathédrale,: 06.77.74.72.85

 

LILLE : à 14 h,  parvis St Maurice

 

-> Contre rassemblement

 

LYON: Hôtel Dieu quai du Rhône : 04.78.77 .57 .81

 

MANTES LA JOLIE : place St Maclou, 01.34.97.54.09

 

NANCY : place d’Alliance -14h30- honneur-catholique54@wanadoo.fr 

 

NANTES : 09.70.44.56.78

 

PARIS : place St Michel, 01.47.83.97.42

 

PERPIGNAN : esplanade du Monument aux Morts

 

POITIERS : parvis de N.D la Grande

 

QUIMPER : 02.98.90.64.87

 

TOULON : près de St François de Paule

 

TOULOUSE : parvis de la cathédrale St Etienne

 

VERSAILLES : place du Marché

 

VICHY : boulevard Denière à proximité du Centre Hospitalier: 06.13.12.47.36

 

Source : D-croissance

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