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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 05:06

Anarchie n'est pas chaos! Le chaos c'est l'ordre capitaliste actuel. "L'anarchie est selon un célèbre anarchiste (Elysée Reclus, géographe entre autre aussi) la plus haute expression de l'ordre, car c'est l'ordre moins le pouvoir". La paix sans la violence, sans la domination. 

L'anarchie est souvent utilisée comme expression pour désigner "le bordel" "le chaos" "le néant"... Alors que c'est l'inverse, c'est l'ordre véritable.

Normal, qui écrit les manuels scolaires d'histoire (entre autre) ? , les mêmes qui fournissaient et qui continuent de fournir des armes pour les multiples boucheries impérialistes à travers le monde!!

A savoir : les manuels scolaires, souvent des éditions "Hachette" , appartiennent au groupe Lagardère n°2 éditeur de livres "grand public" au monde, n° 1 anglais, n°1 francais, n°2 espagnol et n°5 américain.

Leader également de chacune des six catégories qui touche à son domaine d'activité. A savoir :

presse magazine (1er éditeur en France Elle/Paris Match...), la radio ( Virgin Radio, RFM, Europe 1...), La télévision (Gulli, Tiji, Mezzo...), leader également dans la production audiovisuelle (films, séries...), et dans le numérique (couvrant internet (doctissimo...), les mobiles et les tablettes ainsi que la publicité. (voir les chiffres sur leur site)

Mais Lagardère ne fait pas que de la "culture", il fabrique aussi des armes (chiffre d'affaire du groupe en 2011 : 7.6 milliards d'euros).

On attend pas que ces gens la disent du bien de l'anarchie hein! Faut pas déconner.


L'anarchie a toujours fait peur et fait encore peur aux pouvoirs. L'anarchie est un mouvement politique qui se construit depuis plus de 140 ans! Elle est toujours d'actualité, et des gens se battent et se battront encore pour qu'elle triomphe sur le bordel capitaliste. 

Comment? des individu.e.s qui voudraient la Liberté du prolétariat! des travailleu-ses-rs, des chômeu-ses-rs, des RSAste...!

L'anarchie est un projet social de construction d'une société "post-capitalisme". Les principes de cette société (anarchiste/libertaire/
communiste-libertaire comme on veut, ça veut dire la même chose) sont, pour en fournir une infime partie, les suivants:

Négation de toute autorité, de tout type de pouvoir, quel qu'il soit.

Liberté totale de l'être humain!!

autogestion/horizontalité : La société actuelle est une société hiérarchisée, avec des chef.e.s, des direct-rices-eurs, des cadres, une administration compliquée... A cela, nous opposons l'horizontalité, c'est à dire la mise à niveau de tou.te.s! Des décisions prise en commun lors d'assemblées populaires, pendant lesquels chacun.e.s auraient sont mot à dire

Il faudrait rompre avec le "centralisme" et décider localement de notre gestion, en coopérant avec les autres sur un modèle fédérale

Je m'explique. Ce que je pense, c'est que les individu.e.s en zone urbaine devraient s'organiser, en créant des fédérations d'immeubles (des gens d'un même immeuble se réunirait de temps en temps, pour discuter du bruit, de l'entretien de l'immeuble, de tout et rien, des réparations, des projets, boire un pot, manger un coup... de manière égalitaire, fraternel). 

Ensuite, chaque quartier aurait une fédération (qui serait l'expression des habitant.e.s de toute les fédérations d'immeubles du dit quartier.)

Ces fédérations de quartier seraient représentée par une fédération municipale (qui serait l'expression des habitant.e.s de l'ensemble des fédérations de quartier. 

Les fédérations municipales, seraient représentées au niveau départemental par l'ensemble des fédérations municipales, au niveau régional par l'ensemble des fédérations départementale pour former une fédération régionale et ainsi de suite jusqu'au niveau international et former une confédération internationale du peuple mondial.

Bien sûr, pour simplifier tout cela, on pourra mandater des gens pour se rendre aux assemblées et faire passer de manière horizontale, les aspirations des habitant.e.s.
Avec un mandat impératif
(*obligation de se tenir au position des personnes représentée par ce mandat, ne peut prendre de décisions personnel) et révocable à tout moment, sur simple décision de l'assemblée des habitant.e.s de la dite fédération, s'ils/elles estiment que le/la "mandaté.e" n'a pas tenu.e ses engagements.

De cette manière, le peuple, pourrait commencer à s'autodéterminer, s'autogérer, s'émanciper

Nous voulons l'abolition du travail! C'en est assez des vieux discours (ou des neufs), sur le travail comme valeur. En Pologne, en 1940, on pouvait lire à l'entrée d'Auschwitz "arbeit macht frei" (travailler rend libre), de nos jours on nous sert une pseudo soupe dégueulasse, comme quoi il y aurait une certaine valeur derrière le travail. En réalité il y en a bien une de valeur, c'est celle du fric fait sur le dos du prolétariat. 

Le travail, tel qu'il se présente actuellement, n'est rien d'autre qu'une nouvelle forme d'esclavage : l'esclavage moderne. On pousse les gens à la compétition, à accepter des boulots de merde payé 3 francs six sous, etc... tout cela pour suivre la logique folle de la compétition capitaliste internationale!!!

Si nous supprimons la concurrence, qui est stupide d'ailleurs, car elle entraîne la ruine des un.e.s pour le profits des autres et ce, sans cesse! 

Si nous supprimons toutes les chose que l'on fabrique pour rien, puisqu'ensuite nous les gaspillons, car aucune régulation n'existe, aucune rationalité. On produit pour vendre et non pour satisfaire des besoins. On satisfait des clients pas des êtres humain.e.s!

Ce que je pense, c'est qu'il faut penser local. Ce qu'on sait faire chez nous, ce qu'il est possible de faire chez nous, on le fait chez nous! Pas ailleurs!!

Je ne vois pas l'intérêt par exemple, de faire venir des céréales de l'autre bout du monde, pour venir nourrir des animaux que l'on veut bouffer (s'il on n'est pas végétarien.ne / végétalien.ne), alors que si on en consommait moins, on serait moins malade, et on aurait assez de surface pour produire de quoi manger de la viande de temps en temps et dans des quantités raisonnables chez nous. 

Nos différentes régions, ont un artisannat d'une extrême richesse, faisant preuve de beaucoup de diversité, dans les pratiques, les "savoirs-faires" locaux,Il est en train d'être foutu en l'air par cet imposteur de Sarkozy, et de son chancre Lepen! Les personnes qui vont aller voter pour lui, ne savent pas qu'il va mener leur "France" à sa perte! À sa destruction sociale...


Il faut développer la culture vivrière à l'échelle locale. Que les petits commerçant.e.s, travaillent directement avec les producteurs locaux, à petite échelle, non pas pour faire du fric, mais pour satisfaire des besoins. Pour les produits non locaux, il faudrait que se soit les fédérations de quartiers, qui composent des commissions dans lesquels les membres s'occuperaient d'enquêté.e sur les besoins des habitant.e.s en matière de produits extérieurs au quartier pareil pour la commune/ le département/ la région/ la zone géographique dans le monde... (je ne peut à moi seul élaborer le shéma entier d'une société, personne ne peut prétendre cela d'ailleurs). Tout ceci serait organisé sur le modèle autogestionnaire.

Une société sans police, sans état, sans maîtres, sans armée, sans prisons, sans autoritarisme, sans haine, sans violence, sans racisme, sans sexisme... C'est possible! Il suffit de supprimer la misère, l'injustice sociale et l'oppression! Y'aura plus de délinquance ou de crimes, braquages... Les personnes qui agresseront des personnes sans raison (puique tout ses besoins pourrait être satisfait ainsi que sa liberté) seront aidé.es. Nous les accompagnerons et prendrons en charge leur soin! Car ce serait signe de souffrance, puiqu'il n'y aurait plus d'intéret de voler, tuer pour de l'argent...

Pour les délinquants sexuels et pédophiles, je pense à des îles ou il y a peu d'habitant.e.s, dans lesquels on pourrait les soigner (pas les drogués) réellement !! Pour qu'ils/elles fassent un break sur leur vie, qu'elle ne représente plus une menace pour autrui. , il y aurait des structures pouvant les suivrent et trouver une solution à ce problème qui ne disparaîtra pas forçément comme ça avec le capitalisme.

Il y aurais beaucoup à dire, l'anarchie est un beaucoup trop vaste programme puisqu'il propose la révolution permanente, dans le sens du changement positif pour l'être humain et l'amélioration constante de son "degré" de bonheur. 

J'espère en tout cas, que tout ceci à pu servir à quelqu'un sur ce qu'est l'anarchie. Et ce n'est qu'une goutte d'eau. 

D'ailleurs, chacun.e de nous est différent.e., et à une vision différente. C'est ce qui fait notre richesse : Nos différences. On se complémente de cette façon. 

Et à Besançon, pour fréquenter le milieu anarchiste depuis presque 6 ans déjà, je trouve qu'il y a une solidarité entre nous tou.s.tes et envers d'autres qui est inébranlable! Malgré nos nombreuses divergences, etc, on s'engueule pour des broutilles et on se réconcilie. On laisse aucun.e camarade dans la merde.Et ça je trouve que c'est un réel atout !

Autre chose, je tenais à préciser, concernant ce que je dis plus haut "la paix sans la violence", je suis fondamentalement contre la violence. Je suis sincère, je déteste ça. Mais le truc, c'est que je pense que c'est une nécessité révolutionnaire. A un moment (on en est pas encore la, quoi que?) nous n'aurons pas d'autre choix que d'utiliser la violence pour nous libérer.

Nous avons pu voir l'exemple dans plusieurs pays et à divers degrés, l'expression de la répression la plus violente et dans certains cas, la plus sanguinaire qui soit (Egypte, Tunisie, Grèce, Syrie...) quand le peuple crie : Liberté!

Face à cela, je pense qu'il faudra à un moment ou à un autre utiliser la violence révolutionnaire pour se défendre contre la féroce réaction à laquelle nous aurons à faire face. 

Voila

L'anarchie triomphera de toute façon à un moment dans l'histoire, car l'être humain.e tend vers sa Liberté, et l'anarchie lui offre l' opportunité de l'Oser ensemble, pour notre liberté individuelle, inviolable, à tou.s.tes.

De plus, les anarchistes, sont les seul.e.s à ne jamais s'être compromis dans l'histoire avec notre ennemi mortel commun à toutes/tous : la bourgeoisie! 

Les sociaux democrates ont trahi le peuple!

les communistes autoritaire ont trahi le peule!

Les fascistes ont trahi le peuple!

Les syndicats réformistes ont trahi le peuple!

La religion a trahi le peuple!

Le produit des élections trahi le peuple!

Tout ces gens la dans l'histoire, on toujours écraser les anarchistes.

Car eux/elles font de la lutte d'intérêt, de pouvoir... Choses dont les anarchistes se passent, car elles/eux font de la lutte sociale!  Elles/Eux veulent détruire le pouvoir! VRAIMENT!!

Vive l'anarchie!!!!

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 15:59

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 23:30

C’est une danse étrange et nocturne dans les guichets automatiques des banques. Des feux d’artifice tirés illégalement. L’art-paysager, des travaux de terrassement, ou des objets bizarres dans les Parcs Publics. Rentrez par effractions dans des maisons, mais au lieu de les cambrioler, laissez y des objets de terrorisme poétique. Kidnappez quelqu’un et rendez-le heureux. Prenez une personne au hasard et persuadez la qu’elle vient d’hériter d’une fortune colossale, inutile et surprenante - 1000 hectares en Antarctique, un éléphant de cirque trop vieux, un orphelinat à Bombay, ou une collection de vieux manuscrits alchimiques. Cette personne réalisera plus tard que durant un moment, elle a cru en quelque chose d’extraordinaire, et elle sera peut-être amenée à rechercher un autre mode de vie, plus intense.

Erigez des plaques commémoratives en cuivre dans les endroits (publiques ou privés) où vous avez connu une révélation ou une expérience sexuelle particulièrement satisfaisante...

Go naked for a sign.

Organisez une grève dans votre école ou sur votre lieu de travail sous prétexte que vos besoins en indolence et en beauté spirituelle n’y sont pas satisfaits.

Les graffitis apportent une certaine grâce aux métros si laids et aux monuments publiques si rigides - le Terrorisme Poétique peut également servir dans les endroits publiques : des poèmes gribouillés dans les toilettes des palais de justice, de petits fétiches abandonnés dans les parcs et les restaurants, des photocopies artistiques placées sous les essuie-glaces des pare-brise des voitures en stationnement, des Slogans écrits en Caractères Enormes collés sur les murs des cours de récréations ou des aires de jeux, des lettres anonymes postées au hasard ou à des destinataires sélectionnés (fraude postale), des émissions radio pirates, du ciment humide....

La réaction du public ou le choc esthétique produit par le Terrorisme Poétique devra être au moins aussi intense que le sentiment de terreur - de dégoût puissant, de stimulation sexuelle, de crainte superstitieuse, d’une découverte intuitive subite, d’une peur dadaesque - il n’est pas important que le Terrorisme Poétique soit destiné à une ou plusieurs personnes, qu’il soit « signé » ou anonyme, car s’il ne change pas la vie de quelqu’un (hormis celle de l’artiste), il échoue.

Le Terrorisme Poétique n’est qu’un acte dans un Théâtre de la Cruauté qui n’a ni scène, ni rangées, ni sièges, ni tickets, ni murs. Pour fonctionner, le Terrorisme Poétique doit absolument se séparer de toutes les structures conventionnelles de consommation d’art (galeries, publications, médias). Même les tactiques de guérillas Situationnistes comme le théâtre de rue sont peut-être actuellement trop connues et trop attendues.

Une séduction raffinée, menée non seulement dans l’optique d’une satisfaction mutuelle, mais également comme un acte conscient dans une existence délibérément belle - pourrait être l’acte ultime de Terrorisme Poétique.

Le Poète Terroriste se comporte comme un farceur de l’ombre dont le but n’est pas l’argent mais le changement.

Ne pratiquez pas le Terrorisme Poétique pour d’autres artistes, faites le pour des gens qui ne réaliseront pas (du moins durant quelques temps) que ce que vous avez fait est de l’art. Evitez les catégories artistiques identifiables, évitez la politique, ne traînez pas pour éviter de raisonner, ne soyez pas sentimentaux ; soyez sans pitié, prenez des risques, pratiquez le vandalisme uniquement sur ce qui doit être défiguré, faites quelque chose dont les enfants se souviendront toute leur vie - mais ne soyez pas spontanés à moins que la Muse du Terrorisme Poétique ne vous possède.

Déguisez-vous. Laissez un faux nom. Soyez mythique. Le meilleur Terrorisme Poétiqueva contre la loi, mais ne vous faites pas prendre. L’art est un crime ; le crime est un art.

 

Source: No copyright

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 00:42

Nous sommes le 1 %

Nous vous avons vu. Nous vous avons entendu. Vous êtes désormais partout. Nous savons qui vous êtes. Vous êtes ces 99 % qui protestent contre les excès du capitalisme et les abus de l’Etat. Vous êtes les 99 % qui exigent des réformes électorales, des alternatives sociales, des subventions économiques et des mesures politiques. Vous êtes les 99 % angoissés de perdre votre futur, de n’être plus capables de vivre comme vous l’avez fait jusqu’à présent : un boulot, un revenu, un crédit pour la maison, une retraite. Vous laisser vivre, au minimum. Faire carrière, au maximum. Voilà ce que vous demandez. Vous ne voulez pas payer la « crise », vous voulez que tout redevienne comme avant. Que personne n’éteigne les écrans qui ont jour après jour asséché votre vie, la privant de tout sens et de toute émotion, la condamnant à la tristesse de la survie. Et tout cela, vous le demandez aux gouvernements et aux banques, afin que la démocratie soit : des gouvernants qui ne soient pas intéressés au pouvoir mais au bien commun, des banquiers qui ne soient pas intéressés au profit mais au bonheur des populations. Comme dans les contes, comme dans les films.

En attendant une fin heureuse qui tarde à venir, vous ne tolérez pas que certains ne partagent pas votre résignation hallucinante. De Madrid à Athènes, de Rome à Portland, vous êtes prêts à arrêter, dénoncer et bastonner ces enragés qui ne voient pas dans les institutions les garanties de la liberté mais les causes de la misère et de l’oppression. La vengeance, vous ne l’appréciez que dans les fictions au cinéma, mais une fois que le masque tombe, vous lui préférez la soumission. Face à une société aussi odieuse que putréfiée, vous vous battez pour une protestation civile, mesurée, éduquée. Une protestation qui reste toujours à votre hauteur : à genoux.

Maintenant, nous savons qui est ce 1 % que vous haïssez tant. Avec vos cordons, avec vos services d’ordre, avec vos délations, vous avez fait comprendre à tous qui est votre véritable ennemi. Ce n’est certainement pas la classe dirigeante, à laquelle vous vous adressez avec respect. C’est nous. Nous qui n’avons pas d’Etat à défendre ni à améliorer. Nous qui n’avons pas de marché à protéger ni à exploiter. Nous qui ne voulons exercer ou subir aucune autorité. Nous pour qui la vie n’est pas une carte d’adhésion à tamponner ou un compte courant à sauvegarder. Nous pour qui la crise n’est pas née avec les récentes spéculations boursières, ou suite à l’incapacité de ceux qui siègent actuellement au Parlement, mais en subissant cet ordre social sous tous ses aspects. Nous pour qui tous les jours sont précaires dans ce monde que nous n’avons pas voulu, dans lequel nous ne nous sommes jamais reconnus, et qui nous étouffe.

Nous ne voulons rien avoir à faire avec votre 99 %. Avec votre revendication d’un capitalisme modéré et d’un Etat correct. Avec votre allure politique majestueuse qui réduit le pouvoir et le privilège aux dimensions d’une carte de crédit. Avec votre camping urbain de boyscouts nostalgiques. Avec votre identification d’un adversaire -l’origine de l’« injustice »- toujours plus évanescent, immatériel et éloigné de nos coups. Avec vos bras toujours plus accueillants pour les politiciens, les industriels et les chiens de garde, et toujours plus vigoureux contre les rebelles. Avec vos actions toujours plus faibles qui ne sont devenues qu’un tiède intervalle entre deux statu quo. Non, nous ne voulons pas de vos réformes, de votre collaborationisme, de votre travail aliénant, de vos revendications sinistres* qui, à force d’être réchauffées, ne sont bonnes qu’à faire vomir.

Nous connaissons les véritables causes des souffrances que nous subissons : la soif de pouvoir, le culte de l’argent, mais aussi l’obéissance qu’ils exigent et obtiennent. Ces causes se perpétuent dans la vie quotidienne des êtres humains par des actions, des gestes, des rapports qui s’entremêlent à l’intérieur d’une société où nous nous sentons partout étrangers. Et ces causes -qui doivent être refusées, désertées, démolies- ont trouvé leur place au sein de votre mouvement. Nous ne nous sommes jamais sentis à l’aise dans le 99 % de notre vie moderne, passée à faire la queue pour mendier des miettes, et malgré cela vous vous acharnez à défendre ces 99 % du problème. Nous chercherons nos possibilités ailleurs. A travers les espoirs, les rêves et les actions qui ont mérité votre condamnation.

Quant à vous, continuez donc votre traversée de l’océan de l’indignation universelle. hissez vos voiles en passant les cordes à des bureaucrates et des flics. Partagez l’espace et l’air avec la lie qui a rendu la vie sur cette planète si invivable. Allez droit devant vers de nouvelles terres, les bottes encore pleines de la merde d’hier. Nous ne monterons pas dans votre bateau, au pire nous en descendrons. Nous resterons sur les radeaux que vous méprisez tant, parce que trop petits et trop légers. 
Mais faites attention. Un vaisseau qui vogue avec nos ennemis à bord est une occasion trop belle pour la laisser filer. Vous riez ? Vous ne nous craignez pas, parce que nous n’avons pas la force pour vous donner l’abordage ? Vous nous avez mal compris. Votre or ne nous intéresse pas, nous ne voulons pas nous en emparer. Nous voulons vous envoyer par le fond avec toute votre cargaison de mort. Pour y réussir, pas besoin d’une flotte majestueuse, il suffit d’un brûlot. Petit et léger.

* NdT : jeu de mot entre « sinistre » et « de gôche ».

Traduit de l’italien par Brèves du désordre, du texte publié sur finimondo

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Published by sous comite invisible bisontin - dans TEXTES
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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 05:37

 

Le 12 janvier 1887, le jury de la Seine condamne Clément Duval, un

serrurier de 37 ans, à la peine de mort. Membre fondateur du groupe

La Panthère des Batignolles, il a cambriolé le 4 octobre 1886 un hôtel

particulier de la rue Monceau, y a dérobé pour quinze mille francs

d’argenterie et de bijoux avant d’y mettre le feu. Le 17 octobre, les

agents de la Sûreté tentent de s’emparer de lui alors qu’il se rend chez

un receleur. Au cri d’ “au nom de la loi, je vous arrête”, il répond “au

nom de la liberté, je te casse la tête !” avant de planter un couteau dans

le corps du brigadier Rossignol. C’est donc pour vol, incendie et

tentative de meurtre qu’il est condamné à mort avant que sa peine ne

soit commuée le 28 février aux travaux forcés à perpétuité. Son casier

présentait déjà une condamnation d’un an de prison en 1878 et de 2

jours en 1883 pour rébellion à agents.

Après 14 années aux Iles du Salut, il parvient enfin à s’évader le 14 avril

1901 après d’innombrables tentatives. Il finira sa vie chez des

anarchistes italiens de New-York à partir de 1903 avant de mourir,

toujours clandestin, dans ce pays en 1935. Il a rédigé des mémoires

parues en italien, dont seule la première partie existe en français : Moi,

Clément Duval, bagnard et anarchiste, éd. Ouvrières, 1991. Les

coupures sont celles du livre. Sa défense, publiée ci-dessous fut à

l’époque tirée à 50 000 exemplaires.

 

 


Quoique ne vous reconnaissant pas le droit de me poser les questions et les demandes que vous m’avez faites, je vous ai répondu comme accusé.

Maintenant, c’est en accusateur. Je ne prétends pas me défendre, à quoi du reste cela me servirait-il devant des gens aussi bien armés que vous l’êtes, ayant soldats, canons, police, enfin toute une armée de mercenaires qui se font vos suppôts.

Soyons logiques, vous êtes la force, profitez-en, et s’il vous faut encore une tête d’anarchiste, prenez-la, le jour de la liquidation on vous en tiendra compte, et j’ai le ferme espoir que ce jour-là les anarchistes seront à la hauteur de leur mission, qu’ils seront sans pitié, car jamais ils n’atteindront le nombre de vos victimes !

Ce n’est pas à vous seuls que je m’adresse, mais à la société entière, cette société égoïste, marâtre, corrompue, où l’on voit d’un côté l’orgie, de l’autre la misère !

Vous m’inculpez de vol, comme si un travailleur qui ne possède rien peut être un voleur.

Non, le vol n’existe que dans l’exploitation de l’homme par l’homme, en un mot par ceux qui vivent aux dépens de la classe productrice. Ce n’est pas un vol que j’ai commis, mais une juste restitution faite au nom de l’humanité, cet argent devant servir à la propagande révolutionnaire, par l’écrit et par le fait. Faire des journaux, des brochures pour démontrer la vérité au peuple [sic], il y a assez longtemps qu’on le trompe. A lui qui sent le mal, lui montrer le remède.

M’occuper de chimie et préparer ce qu’il faut pour le jour de la bataille, le jour où les travailleurs, conscients, sortiront de leur torpeur, de leur avachissement. Car il est temps que cette machination diabolique du vieux monde disparaisse, pour faire place à des institutions où tous trouveront un sort plus équitable, qui n’existe que dans le communisme anarchiste.

Parce que l’Anarchie est la négation de toute autorité.

Et que l’autorité est la plus grande plaie sociale, parce que l’homme n’est pas libre, et l’homme doit être libre de faire tout ce qu’il veut, du moment qu’il ne porte pas atteinte a la liberté de ses semblables — ou alors il devient despote à son tour.

Dans le communisme, l’homme apportant à la société selon ses aptitudes et ses forces doit recevoir selon ses besoins. Les hommes se groupent, se recherchent selon leurs caractères, leurs aptitudes, leurs affinités, prenant exemple sur le groupe qui fonctionne le mieux, écartant la vanité, le sot orgueil, ne cherchant à mieux faire que son camarade pour que le camarade fasse mieux que soi.

Alors, de là ces chefs-d’œuvre utiles, plus de ces intelligences réduites à néant par le capital, parce que les hommes pourront évoluer librement, n’étant plus sous le joug despotique de l’autorité, de la propriété individuelle. Et ces groupes pourront sans entraves échanger mutuellement leurs produits.

Apprenant, et sentant le bien-être de se gouverner par eux-mêmes, ils se fédéraliseront et ne feront plus qu’une grande famille de travailleurs associés tous ensemble pour le bonheur de tous — un pour tous, tous pour un — ne reconnaissant qu’une seule loi : la loi de solidarité, de réciprocité.

Plus d’or, ce vil métal pour lequel je suis ici et que je méprise. Vil métal, cause de tous les maux, de tous les vices dont l’humanité est affligée. Vil métal, avec lequel on achète la conscience des hommes.

Avec le communisme anarchiste, plus d’exploitation de l’homme par l’homme, plus de ces mangeurs de sueur, plus de ces commerçants à l’esprit mercantile, rapaces, égoïstes, empoisonnant, falsifiant leurs produits et leurs denrées, amenant ainsi la dégénérescence du genre humain.

Vous ne pouvez le nier, car vous êtes obligés de surveiller jusqu’aux marchands de jouets d’enfants qui empoisonnent déjà avec ces jouets de pauvres petites créatures à peine nées.

Et ces usines, où l’on joue la vie des travailleurs avec un sans-gêne sans pareil, telles que les fabriques de blanc de céruse où au bout de quelques mois les travailleurs trouvent la paralysie, et souvent la mort... les étameurs de glace au mercure, qui en peu de temps deviennent chauves, paralytiques, ont la carie des os et meurent dans d’atroces souffrances !

Eh bien, il y a des hommes de science qui savent que l’on peut remplacer ces produits malsains par d’autres produits inoffensifs. Des médecins qui voient ces malheureux se tordre dans de si cruelles agonies, et qui laissent commettre ces crimes de lèse-humanité. On fait même mieux, on décore ces chefs d’usines, on leur décerne des récompenses honorifiques en mémoire des services qu’ils rendent à l’industrie et l’humanité.

Et combien y a-t-il de ces industries malsaines, le nombre en serait trop grand pour les énumérer toutes, sans parler des bagnes capitalistes infects et malsains où le travailleur, enfermé pendant dix ou douze heures, obligé pour conserver le pain de sa famille de subir les vexations, les humiliations d’une chiourme insolente à laquelle il ne manque que le fouet pour nous rappeler les beaux jours de l’esclavage antique et des serfs du moyen âge.

Et ces malheureux mineurs, enfermés à cinq ou six cents pieds sous terre, ne voyant le jour souvent qu’une fois par semaine et quand, las de tant de misères et de souffrances, ils relèvent la tête pour réclamer leur droit au soleil et au banquet de la vie : vite une armée en campagne, au service des exploiteurs, et que l’on fusille cette canaille ! Les preuves ne font pas défaut.

Et l’exploitation de l’homme par l’homme n’est rien comparativement à celle de la femme. La nature, déjà si ingrate à son égard, la rend maladive quinze jours par mois [sic], mais on n’en tient pas compte : chair à profit, chair à plaisir, voilà le sort de la femme. Combien de jeunes filles arrivant de la campagne, pleines de force et de santé, que l’on enferme dans des ateliers, des chambres où il n’y a de la place que pour quatre, et elles sont quinze, vingt, n’ayant ainsi pas l’air nécessaire, ne respirant qu’un air vicié : les privations qu’elles sont obligées de s’imposer aidant, au bout de six mois elles sont anémiques. De là, la maladie, la mollesse, le dégoût d’un travail ne suffisant pas à leurs besoins conduisent ces malheureuses à la prostitution.

Que fait la société pour ces victimes ? Elle les rejette hors de son sein, comme la lèpre, les met en carte, les enrôle dans la police et en fait des délatrices de leurs amants. (...)

Et pensez-vous qu’un travailleur, aux sentiments nobles et généreux, puisse voir ce tableau de la vie humaine se dérouler constamment devant ses yeux sans que cela le révolte ? Lui qui en ressent tous les effets, qui en est constamment la victime, moralement, physiquement et matériellement : lui que l’on prend à vingt ans pour payer l’impôt du sang, servir de chair a mitraille pour défendre les propriétés et les privilèges de ses maîtres : et s’il revient de cette boucherie, il en revient estropié, ou avec une maladie le rendant a moitié infirme, le faisant rouler d’hôpital en hôpital, servant ainsi de chair à expérience à ces Messieurs de la science. J’en parle savamment, moi qui suis revenu de ce carnage avec deux blessures et des rhumatismes, maladie qui me vaut déjà quatre ans d’hôpital et qui m’empêche de travailler six mois de l’année. Pour récompense, si vous n’avez pas le courage d’accorder ma tête que l’on vous demande, j’irai mourir au bagne.

Et ces crimes se commettent au grand jour, après avoir été complotés dans les couloirs de cabinets, sous l’influence d’une coterie, ou le caprice d’une femme [sic], en criant par dessus les toits : le Peuple est souverain, la Nation souveraine, et sous le patronage de mots ronflants : Gloire, Honneur, Patrie, comme s’il devait y avoir plusieurs patries entre des êtres habitant tous la même planète.

Non ! Les anarchistes n’ont qu’une patrie, c’est l’humanité.

C’est aussi, au nom de la civilisation, ces expéditions lointaines où des milliers d’hommes se tuent avec une sauvagerie féroce. C’est au nom de la civilisation que l’on pille, que l’on incendie, que l’on massacre tout un peuple qui ne demande qu’à vivre en paix chez lui. Et ces crimes se commettent impunément, car le code n’atteint pas ce genre de vols, de brigandages à main armée, au contraire : on décerne des palmes à ceux qui ont bien mené à fin tout ce carnage, des médailles aux mercenaires qui y ont pris part, en mémoire de leurs belles actions, et ces inconscients sont fiers de porter cet insigne, qui n’est qu’un diplôme d’assassinat.

Mais en revanche le code punit sévèrement le travailleur à qui la société refuse le droit à l’existence et qui a le courage de prendre le nécessaire qui lui manque où il y a du superflu. Oh ! alors, celui-là, on le traite de voleur, on le traduit devant les tribunaux et on renvoie finir ses jours au bagne.

Voilà la logique de la société actuelle.

Eh bien, c’est pour ce crime que je suis ici : pour ne pas reconnaître à des gens le droit de mourir de pléthore pendant que les producteurs, les créateurs de toutes les richesses sociales, meurent de faim. Oui je suis l’ennemi de la propriété individuelle, et il y a longtemps que je dis avec Proudhon la propriété, c’est le vol.

En effet, comment acquiert-on des propriétés, si ce n’est en volant, en exploitant ses semblables, en donnant trois francs à l’exploité sur un travail qui en rapporte dix à l’exploiteur ? Et les petits exploiteurs ne le cèdent en rien aux grands. Une preuve : j’ai vu ma compagne faire du travail en deuxième main, deux petites pièces détachées de passementerie, de perlage, qui lui étaient payées sept centimes et demi la pièce. Quinze jours plus tard, faisant le même travail en première main, il lui fut payé cinquante-cinq centimes pièce. (...)

Alors pensez-vous qu’un travailleur conscient puisse être assez sot, le jour de l’échéance du terme [le jour de paie du loyer], pour retourner à ce même exploiteur-propriétaire une partie du salaire qui lui aura été donné ? Et qu’il verra sa femme et ses enfants obligés de se priver des choses les plus nécessaires à l’existence, pendant que cet oisif, avec cet argent, ira à la Bourse ou ailleurs spéculer, agioter sur la misère du peuple, ou dans quelque boudoir à la mode se vautrer dans les bras d’une malheureuse fille qui, pour vivre, est forcée de faire de sa chair une chair à plaisir, malgré le dégoût que lui inspire un pareil goujat.

Eh bien, ne voulant pas me faire le complice de semblables ignominies, voilà pourquoi je ne payais pas de terme (ce que vous me reprochez), ne voulant pas me laisser dévaliser par ce voleur, ce vautour que l’on nomme propriétaire, et c’est pourquoi on a donné de mauvais renseignements sur moi dans les différents locaux que j’ai habités. Il n’y a de bons renseignements que pour les vils et les rampants, pour ceux qui ont l’échine souple.

Car, la loi se faisant en toutes choses la complice de ceux qui possèdent, on jette l’anathème aux travailleurs qui relèvent fièrement la tête, qui conservent toute leur dignité en se révoltant contre les abus, les injustices, contre de pareils monstres dont se compose la société des possédants.

Mais il y a longtemps que je ne compte plus qu’avec ma conscience, me moquant des sots et des méchants, étant certain d’avoir l’estime des hommes de cœur qui m’ont connu de près. C’est pourquoi je vous dis : ce n’est pas un voleur que vous condamnerez en moi, mais un travailleur conscient, ne se considérant pas comme une bête de somme, taillable et corvéable à merci, et reconnaissant le droit indéniable que la nature donne à tout être humain : le droit a l’existence. Et lorsque la société lui refuse ce droit, il doit le prendre et non tendre la main, c’est une lâcheté dans une société où tout regorge, où tout est en abondance, ce qui devrait être une source de bien-être et n’est actuellement qu’une source de misères... Pourquoi ? Parce que tout est accaparé par une poignée d’oisifs qui crèvent d’indigestion tandis que les travailleurs sont continuellement à la recherche d’une bouchée de pain.

Non ! je ne suis pas un voleur mais un volé, un justicier, qui dit que tout est à tous, et c’est cette logique serrée de l’idée anarchiste qui vous fait trembler sur vos tibias.

Non je ne suis pas un voleur, mais un révolutionnaire sincère, ayant le courage de ses convictions et dévoué à sa cause [sic].

Dans la société actuelle, l’argent étant le nerf de la guerre, j’aurais fait tout ce qui était en mon pouvoir pour m’en procurer, pour servir cette cause si Juste, si noble, qui doit affranchir l’humanité de toutes les tyrannies, les persécutions dont elle souffre si cruellement.

Ah ! je n’ai qu’un regret, c’est d’être tombé si tôt entre vos mains, m’empêchant ainsi d’assouvir une haine implacable, une soif de vengeance que j’ai vouée à une société aussi infâme.

Mais ce qui me console, c’est qu’il reste des combattants sur la brèche, car malgré toutes les persécutions l’idée anarchiste a germé, et l’évolution théorique se termine et fera bientôt place à la pratique, à l’action. Oh ! alors, ce jour-là, société pourrie, gouvernants, magistrats, exploiteurs de tout acabit, vous aurez vécu.

Vive la révolution sociale, vive l’anarchie...

Clément Duval

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 00:49

 

 

Salut,

 

Le Collectif Anarchiste de Traduction et de Scannerisation (CATS) de Caen vous annonce aujourd’hui la mise en ligne de 9 nouvelles traductions, librement téléchargables sur notre site :

 

- L’anarchisme en Pologne (1903-1981) : Un court texte (en attendant la traduction d’un autre plus étoffé) d’introduction au mouvement anarchiste en Pologne. 


- L’anarchisme au Chili : Un bon texte sur l’histoire agitée de l’anarchisme au Chili jusqu’à la fin des années 1960. 


- L’anarchisme au Salvador : Texte sur l’anarchisme salvadorien des origines jusqu’à la fin des années 2000.

 
- La dictature de Gomez et la lutte clandestine des travailleurs vénézueliens : Un texte sur les débuts du mouvement ouvrier vénézuelien (et sur les influences anarchistes en son sein) et sa résistance sous la longue dictature (entre 1908 et 1935 : 27 ans !) de Juan Vincente Gomez. 


- Les exécutions deTrofimovsky, Panteleev et Gneuchev : Trotski impose la discipline dans l’Armée Rouge : Un retour, à travers quelques exemples parlants, sur le sanglant processus de "disciplinarisation" de l’Armée Rouge par Trotski, processus qui laissa des traces et pesa dans la liquidation politique ultérieure de Trotski.

 
- Soviets et Comités d’Usines pendant la révolution russe : Peter Rachleff retrace ici l’histoire de deux types d’organisations mises en place par les travailleurs/euses russes – les soviets (connus) et les comités d’usines (beaucoup plus méconnus et proches de la base) – jusqu’à leur reprise en main et/ou leur éradication par les bolcheviks peu après la révolution d’Octobre.

 
- 1943-1945 : les partisans anarchistes dans la résistance italienne : Texte, accompagné d’un article introductif, sur la participation anarchiste à la résistance italienne lors de la seconde Guerre Mondiale.

 
- Luttes des travailleurs/euses et contre-offensive capitaliste pendant la période nationale-socialiste : Un texte sur les méthodes de division et de répression militarisée utilisées par le nazisme pour contrôler les travailleurs/euses étrangerEs forcéEs de travailler dans le IIIème Reich et tenter de briser leurs résistances.

 
- La politique dans les rues - Hambourg 1932-1933 : Une étude locale sur les moyens utilisés par les nazis et leurs SA pour briser les résistances dans les quartiers ouvriers d’Hambourg et d’Altona. Intéressant à lire à l’heure où des groupes fascistes tentent occasionnellement en France d’ouvrir des locaux et de mener des incursions dans des zones populaires dans une logique de prise de contrôle territorial. Le CATS suspend ses publications pour la durée de l’été. Elles reprendront dans le courant du mois de septembre.

 

Vu la quantité de textes (en anglais et en espagnol) qu’il nous semblerait intéressant de traduire et le fait qu’un certain nombre de sympathisantEs et militantEs libertaires disposent de temps durant l’été, le CATS lance un appel ponctuel aux bonnes volontés afin qu’elles se mettent en relation avec lui pour prendre en charge certaines traductions.

On peut nous contacter à l’adresse mail suivante : catscaen(a)voila.fr

 

Merci de faire tourner l’information et de faire connaître notre site et les modestes ressources qu’il contient.

Salutations anarchistes.

 

http://ablogm.com/cats/

 

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