Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 19:32

 

Communiqué de presse



Objet : Arrestation arbitraire de militants antifascistes.

 


Nous tenons tout d’abord à rappeler notre soutien plein et entier à toute personne victime de la répression du mouvement social contre la réforme des retraites. Nous rappelons aussi que l’extrême-droite lyonnaise tente par des rassemblements surarmés de soutenir un gouvernement liberticide et raciste. Nous avons appris les arrestations de plusieurs groupes de camarades antifascistes dont un groupe de neuf (et non huit comme communiqué précédemment) dans des conditions intolérables.

Tout d’abord, nous soulignons les propos tenus par les policiers de la BAC, ouvertement homophobes et haineux. De plus, ces pseudos agents soi-disant garants de la sécurité publique ont cherché à inculper nos camarades antifascistes avec des pratiques totalement inadmissibles. En effet, après avoir rencontré la totalité du groupe, nous avons appris que les flics en civils cherchaient tous les moyens, notamment en fabulant, de mettre en cause les antifascistes.

Les circonstances de leur garde-à-vue sont aussi troublantes, avec des violences morales et des conditions de détention (odeur insoutenable, isolement dans une cellule sans lumière, impossibilité de disposer d’un repas végétarien, placement parfois avec des membres reconnus et violents des fascistes) que nous condamnons fermement.

Six de nos camarades ont été relâchés dans l’après-midi du 23 octobre, puisque aucune charge sérieuse ne pouvait leur être reprochée. Les trois derniers, sur de prétendues accusations extrêmement légères, ont été conduits au Tribunal de Grande Instance pour être présentés au Juge des Libertés. Nous saluons ici l’intervention de Maître Sayn, chargé de la défense des « anarcho-autonomes » (ainsi que les ont nommé les médias de désinformation vendus à la clique sarkoziste). Il a alors démontré le vide que constitue le dossier de l’accusation. Nous ne pouvons d’ailleurs y voir qu’une tentative de pression de la part des représentants du gouvernement sur ceux et celles qui luttent contre leur politique inégalitaire, raciste et ultra sécuritaire. Ces trois derniers sont convoqués au tribunal correctionnel le mardi 23 novembre.

A cette heure, nous ne pouvons que nous féliciter de la libération des 9 militants antifascistes. Nous rappelons que nombreux sont ceux et celles à être détenu suite à la répression du mouvement. Nous appelons à ce que tous et toutes exigent, d’un gouvernement illégitime - par sa politique et sa répression féroce - la libération immédiate, sans poursuite et sans aucune condition, de tous les prisonniers politiques que constituent les victimes de la répression de cette semaine dans le cadre de la contestation sociale. Nous appelons également toute personne ou organisation à être présente le mardi 23 novembre, devant le Tribunal de Grande Instance, afin de soutenir les antifascistes inculpés et toutes les personnes qui ont subi la violente répression de cette semaine.

Nous ne céderons pas face à votre violence ! Liberté pour tous nos camarades ! Liberté pour tous les antifascistes !

Les Voraces – Action Antifasciste sur Lyon et ses Environs.

Repost 0
Published by sous comite invisible bisontin - dans ANTIFASCISME
commenter cet article
24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 12:00

 

Un jeune membre du Centre Parachutiste d'Instruction Spécialisée (CPIS) de Perpignan, le "11ème choc", installé dans le périmètre du Palais des Rois de Majorque, s'est expliqué ce vendredi à un juge d'instruction de Colmar, en Alsace, dans une affaire de vente d'armes. Lui-même alsacien de naissance, ce militaire de 23 ans est soupçonné d'avoir vendu un fusil mitrailleur d'assaut de type M16 et 3000 cartouches à un Alsacien de 26 ans, qui possédait un arsenal notamment composé de Kalachnikov et de 6 kilos de TNT, découvert mercredi. Arrêté à Pau où il effectuait un stage... (lire la suite)

Repost 0
Published by sous comite invisible bisontin - dans ANTIFASCISME
commenter cet article
23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 13:12

 

Sur un site espagnol d’extrême droite, Infonacional.com, on peut voir Alexandre Gabriac [1], l’un des soutiens inconditionnels de Bruno Gollnisch au sein du FN, participer en tant que membre de L’Œuvre Française (OF) à une manifestation pro-franquiste en Espagne en 2008 et tendre le bras droit lors du repas qui suivit l’évènement. Il portait alors la tenue réglementaire de l’organisation de Pierre Sidos.

 

http://reflexes.samizdat.net/IMG/jpg/Gabriac_Infonacional2008.jpg

 

Ces liens entre certains membres du FN et l’OF ne sont pas nouveaux. On sait que depuis au moins 2002, l’OF (sous le nom Jeune Nation sur Lyon, ancien nom de la formation de Pierre Sidos) et Yvan Benedetti sont montés en puissance au sein du FN lyonnais, au point que la protection de Gollnisch est régulièrement assurée par des militants de l’OF/JN. Benedetti a également lancé un journal pro-gollnisch Droite Ligne pour soutenir son candidat dans la course à la présidence du FN et contre-balancer Nations Presse Info (NPI), entièrement dévoué à Marine Le Pen. Quant au site Les jeunes avec Gollnisch, qui livre une guerre quotidienne sur le net et sur facebook au clan de Marine Le Pen... (lire la suite)

Repost 0
Published by sous comite invisible bisontin - dans ANTIFASCISME
commenter cet article
11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 11:15

 

Des alliances sulfureuses


Depuis les attentats du 11 septembre 2001, un débat traverse et divise une partie de l’extrême droite française : faut-il, dans la perspective d’un front commun contre l’islam, nouer des alliances avec la communauté juive ? Ce débat rencontre, en miroir, un écho au sein des franges les plus à droite de la communauté.

Par Daniel Bensoussan-Bursztein (Regards / CCLJ)

 

 

edzion0302.jpg

 

Affiches nationalistes et anti-islamistes du Front national français. Marine Le Pen est désormais soutenue par une fraction radicale, patriote française et ultras sioniste de la communauté juive – Doc. Archives RésistanceS.be

 

 

 

Au tournant des années 2000-2001, un essayiste issu des milieux nationaux-souverainistes, Alexandre Del Valle, est accueilli au sein de certaines associations juives pour des conférences sur l’islamisme. Dans la mouvance néo-fasciste, les plus formés idéologiquement hurlent à la manipulation qualifiant Del Valle d’«agent sioniste», tandis qu’au sein de la communauté juive, certains à gauche, s’inquiètent d’une possible instrumentalisation d’une communauté en proie à une vague de violences antisémites sans précédent depuis 1945. Des sites internet comme SOS Racailles, animés par des militants du Front national ou du Mouvement national républicain de Bruno Maigret, appellent à la guerre civile et tentent de séduire la communauté juive en l’appelant à rejoindre l’extrême droite.

Suivant cette logique implicite de rapprochement entre ennemis communs de l’«islamisation de l’Europe», Gilles-William Goldnadel, figure de proue de la droite sioniste en France (lire notre encadré, ci-dessous), défend gratuitement Anne Kling, compagne de route du mouvement Alsace d’abord, pour un tract jugé islamophobe. Responsable pour l’Alsace de Droit à la sécurité, association fondée en 1995 par le même Gilles-William Goldnadel suite aux attentats islamistes, Anne Kling se révèle, après avoir écrit une lettre ouverte appelant la communauté juive alsacienne à un rapprochement, une antisémite fanatique : auteur d’un ouvrage sur La France Licratisée, ses écrits sur la Toile font, entre autres, la promotion d’Hervé Lalin/Ryssen, publiciste antisémite qui associe judaïsme et inceste.


Juifs et nationalistes
Parallèlement, Guillaume Faye, idéologue d’extrême droite des années 80, se fait le théoricien d’un discours islamophobe radical, adapté à la nouvelle conjoncture internationale. Ses écrits, volontiers pamphlétaires et provocateurs, n’en contiennent pas moins nombre de similitudes avec ceux de Del Valle ou d’Oriana Fallacci. Il s’agit d’opposer un monde musulman, dans lequel sont confondus immigrés, Français d’origine immigrée et Etats étrangers, à l’Axe du «monde blanc» allant de la Russie aux Etats-Unis en passant par Israël. Ce projet d’union entre Juifs et nationalistes européens s’accompagne en toute logique chez Faye d’une volonté de débarrasser l’extrême droite de ses oripeaux d’antisémitisme. Ce credo constitue le cœur de son dernier essai La nouvelle question juive.

Pour avoir explicitement appelé à une alliance des mouvements d’extrême droite européens avec la communauté juive, soutenu l'État d’Israël en tant que représentant de «l’esprit européen» en Orient et surtout qualifié le négationnisme d’imposture, Faye est mis au ban de sa famille politique. De Robert Faurisson à Jürgen Graf, les réseaux négationnistes se déchaînent. Pour autant, Faye reçoit, plus discrètement il est vrai, le soutien de militants ou personnalités de la «famille nationale» qui, par conviction ou stratégie, militent pour l’émergence de mouvements nationaux-populistes «modernes». Carl Lang, à l’époque secrétaire général du Front national, lui apporte son appui. Cette volonté de «modernisation» du discours est ouvertement affichée par Marine Le Pen, fille du président et fondateur du Front national.


Marine Le Pen
Fin janvier 2006, la presse révèle l’assassinat d’Ilan Halimi, jeune Français juif séquestré et torturé trois semaines durant par des ravisseurs qui, s’imaginant les Juifs tous riches selon le cliché antisémite, attendaient le paiement d’une forte rançon. Dans la foulée, une manifestation est organisée. La majorité de la classe politique française est présente, dont une délégation du Front national composée de proches de Marine Le Pen. Ils sont accueillis et protégés par les militants de la Ligue de défense juive. Cette dernière est à l’origine une organisation juive américaine fondée par le rabbin extrémiste Mëir Kahana. Sa branche française est officiellement créée en 2000 dans le contexte de la seconde intifada. A sa tête, on trouve Mickaël Carlisle, militant depuis une trentaine d’années du Bétar, qu’il a quitté pour diriger l’organisation kahaniste. Suite, entre autres, à la présence de cadres du Front national lors de la marche en mémoire d’Ilan Halimi, une rencontre a lieu entre Marine Le Pen et Mickaël Carlisle. Ce dernier plaide auprès de la fille de Jean-Marie Le Pen pour un abandon de l’antisémitisme sur le modèle de ce que fit plusieurs années auparavant l’ancien leader néofasciste italien Gianfranco Fini en se rendant en Israël et en particulier au mémorial de Yad Vashem.

Pour autant, ce qui peut apparaître comme un début de rapprochement tourne court assez rapidement. Le samedi 11 novembre 2006 a lieu la traditionnelle «fête des Bleu Blanc Rouge» du Front national. Aucunement invité, Mickaël Carlisle y est présent, d’abord par habitude militante, ayant «suivi» les mouvements d’extrême droite durant des décennies, et sûrement aussi afin d’y «tâter» le terrain. Coup de théâtre : Dieudonné, humoriste spécialisé dans les saillies antisémites, est accueilli en fanfares, entouré par les gros bras du service d’ordre du Front national et une foule d’admirateurs. Se retrouvant nez à nez avec lui, le responsable de la Ligue de défense juive hurle à son adresse : «Antisémite ! Antisémite !», alors qu’un membre du service d’ordre du Front national prenant la défense de l’humoriste lui rétorque : «Retourne en Israël !». Confusion la plus totale. Mickaël Carlisle retrouve peu après, au milieu de la fête, Marine Le Pen à qui il fait part de son écœurement, ne cachant pas qu’il se réjouit de savoir que le voyage qu’elle projetait de faire en Israël a été annulé.


Stratégie politique
Au-delà de ces démarches, restées néanmoins circonscrites et dont les derniers rapprochements entre Dieudonné et le Front national ont fini de montrer l’inanité, un certain nombre de questions d’ordre politique se posent. La plus essentielle concerne l’attitude à adopter face aux organisations qui, sans le condamner formellement (et la nuance mérite d’être soulignée), prônent par stratégie politique l’absence de tout discours antisémite. On se souvient du Bloc identitaire qui entama, sur le fondement de ce postulat, un dialogue public voici quelques années avec Maurice G. Dantec, auteur de polars et de science-fiction aux positions pro-israéliennes et néo-conservatrices affichées.

Si certains s’imaginent que les nouvelles formes d’antisémitisme doivent amener la communauté juive à adopter une position de neutralité ou de bienveillance vis-à-vis de tels mouvements d’extrême droite, on peut au contraire estimer que le credo d’une France ethniquement «blanche», au même titre que celui du refus de distinguer l’islam de l’islamisme, se révèlent à terme contraires aux intérêts politiques de la communauté juive.

 

(source de l'article : resistance.be)

Dans l'article ci-dessous, publié une première fois dans la revue Regards, en septembre de iance machiavélique, notamment avec le Front national de Jean-Marie et

Repost 0
Published by sous comite invisible bisontin - dans ANTIFASCISME
commenter cet article
9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 14:07

Investir le champ syndical. C’est le nouvel objectif de Serge Ayoub. Ancien chef des skinheads d’extrême droite parisiens, M. Ayoub vient de lancer “Troisième voie, pour une avant-garde solidariste”. Le but: conquérir les “travailleurs”

Déjà, dans les années 1980, M. Ayoub et son groupe politique de skins les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), appartenaient au mouvement Troisième voie (TV) de Jean-Gilles Malliarakis dont le slogan le plus connu était “Ni trust, ni soviet” (Voir ici l’article très complet de Nicolas Lebourg sur le site Fragments sur les temps présents). Le sigle était le trident, symbole repris sur le site internet que vient de lancer M. Ayoub.

TV s’inscrivait dans la mouvance solidariste qui développait un aspect “social” dans son discours, plus ou moins hérité du fascisme de la République sociale Italienne et du Front noir des frères Strasser. “On n’a pas choisi le nom par goût du vintage. C’est le nom qui s’applique le mieux. Ca n’a pas grand-chose à voir avec le TV de Malliarakis. Mais le terme est toujours valable”, expose M. Ayoub. Depuis la manifestation du 9 mai 2010 (rendez-vous annuel de l’extrême droite radicale), M. Ayoub a aussi redonné vie aux JNR, dont le slogan “Croire, combattre, obéir”, est une reprise du fascisme italien.

serge-ayoub.JPG

 

Aujourd’hui, Serge Ayoub décrit Troisième voie comme une alternative au “capitalisme cynique et [au] gauchisme benêt” ou encore comme une solution entre “un monde libéral et un monde marxiste”. “On pense que le dernier rempart des acquis sociaux, c’est la Nation”, explique ainsi M. Ayoub. En tout cas, il a vu les choses en  grand: un site internet, un manifeste; une charte; un livre -G5G La guerre de 5e génération (coécrit avec Michel Drac, ancien d’Egalité et réconciliation, et “M. Thibaud”); et surtout Le Local.

“Lobby des travailleurs”

Ce cercle privé associatif a été créé au départ avec Alain Soral pour abriter, notamment, les réunions d’Egalité et réconciliation. Depuis, les deux hommes sont fâchés et Serge Ayoub a gardé ce lieu qui est devenu le point de rendez-vous de toute l’extrême droite radicale parisienne. Des conférences y sont régulièrement tenues, où interviennent des gens aussi variés que Pierre Cassen de Riposte laïque, Jérôme Bourbon de Rivarol, ou encore Gabriele Adinolfi, militant italien nationaliste-révolutionnaire ancien activiste néofasciste dans les années 1970.

L’objectif est de transformer “les syndicats en lobby des travailleurs. Si des gens comme nous rentraient dans les syndicats, on pourrait faire bouger les choses”. “Les directions syndicales n’ont plus rien à voir avec la base. Ce sont des syndicats de collaboration, leurs représentants sont adoubés par le système qu’ils combattent. Ça devient des courroies de transmission”, ajoute M. Ayoub. Il utilise une métaphore pour donner sa définition des syndicats: “C’est comme dans la crevette, tout est bon, sauf la tête.”

Mais le but est aussi politique: “Pour changer radicalement les choses, il faut prendre le pouvoir. Le prendre de force pour instituer une démocratie directe . Les élites sont corrompues, déviantes et vicieuses. On va remettre de l’intérêt général et un peu de sain. On le fera par la grève générale”, annonce Serge Ayoub.

La “nation” est le thème central de la démarche, érigée en seul “rempart” contre les inégalités sociales et seul “projet commun” pour les travailleurs. Mais “pas sur une base ethnique ou racialiste. La race n’est pas le problème majeur en Europe ou dans le monde. Mais un problème économique, de rapport de force”, explique l’ancien skinhead. Il pense que “la stratégie électorale ne marche pas. Le FN a des milliers d’électeurs et pas un élu au Parlement”.  Et estime désormais “que le seul contre-pouvoir véritable, c’est le syndicat”.

Ce discours syndicaliste-révolutionnaire sorélien, ici teinté de national-syndicalisme phalangiste, Troisième voie et les JNR veulent le porter dans des structures existantes. M. Ayoub affirme avoir des contacts parmi “les cheminots et à FO pénitentiaire, ou encore à la Poste”.

“Syndicalisme catégoriel”

“Georges”, un de ses amis, partie prenante de ce projet et qui dit être syndicaliste à la FGAAC ( syndicat autonome de conducteurs de train depuis peu affilié à la CFDT), assure que “quand on discute avec des gens de la base, il y a des ouvertures”. Lui, plaide pour “un syndicalisme catégoriel” et ne “croit pas [contrairement à Serge Ayoub] à la lutte des classes”.

Serge Ayoub mise sur le développement de ce qu’il appelle “les bases autonomes”, pour construire, entre autres, des “grèves durables”. Ces bases autonomes seraient plus ou moins copiées sur les centres sociaux de l’extrême gauche italienne qui ont déjà inspiré les neofascites romains de la Casa Pound.

Le Local serait la “base autonome” de Paris. En province, il y a la Vlaams Huis (dans le Nord) et Lyon Dissident, qui sont devenus “partenaires” du Local depuis août 2010. “On veut adopter la technique de la “peau de panthère” pour que, peu à peu, les tâches deviennent le fond”, indique Serge Ayoub.

[Photo: Les JNR de Serge Ayoub, lors du défilé du 9 mai 2010./DR]

 

(source : droite extreme)

Repost 0
Published by sous comite invisible bisontin - dans ANTIFASCISME
commenter cet article
17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 20:58

 

 

 

 

Dimanche 26 septembre - 17h à 22h

 

Soirée de soutien aux antifascistes en procès.

 

Infos et rencontre avec Solidarité Résistance Antifa

 

 

 

 

 

Suite à des affrontements avec le GUD en avril 2010 devant la Sorbonne, plusieurs militants antifascistes ont été convoqués devant la justice. Deux d’entre eux ont été relaxés en juin 2010, les autres passent en procès en mars 2011. D’ici là, ils ont besoin de soutien juridique, politique et financier. Le SRA appelle à la solidarité avec les militants inculpés.

 

Le SRA est un collectif de soutien à des prisonniers ou inculpés antifascistes. Dans ce cadre, il organise des campagnes d’information et de soutien et participe à la solidarité antifasciste.

 

 

Musique avec :


 

RAI KO RIS (anarchopunk avec chanteuse - Katmandu Népal)

 

LOLY BOAM (pop punk à chanteuse - Paris)

 

CARTOUCHE (méli-mélodic punk à chanteuse - Paris/sud ouest)


 

CIP-IDF, 14-16 quai de Charentes dans le 19ème arrondissement. Métro Corentin Cariou.

 

 

 

Prix libre

Repost 0
Published by sous comite invisible bisontin - dans ANTIFASCISME
commenter cet article
17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 20:54

 

 

Le 30 juillet 2010, Maxim Solopov et Alexeï Gaskarov, deux militants antifascistes ont été arrêtés à Moscou sans que soit formulée aucune charge à leur encontre. Maxim et Alexeï sont tous deux des porte-parole bien connus du mouvement antifasciste russe. Ces dernières années, ils ont tout fait pour porter à la connaissance de l’opinion publique les liens qui existent entre les institutions gouvernementales, la police et l’extrême droite en Russie : ils ont déclaré des manifs en leur nom propre, pris la parole publiquement et à visage découvert lors d’initiatives antifascistes et ont parlé à la télévision et à la radio en tant que militants antifascistes. Tout cela, on le sait, n’est pas sans risques dans le pays. Leurs noms figurent ainsi au « Top 10 » des forums fafs ; ils sont répertoriés comme « ennemis du fascisme » et sont donc potentiellement des cibles d’attaques fafs. N’oublions pas qu’il y a peu de temps, Ivan Khutorskoï, militant antifasciste, Edouard Tchouvatchov, juge, et Stanislav Markelov, avocat, étaient aussi sur cette liste : ils ont été assassinés tous les trois par des néonazis en 2009 et en 2010.

 

Rappel des faits : la bataille de Khimki

Les arrestations de Maxim et d’Alexeï s’inscrivent dans la logique d’une série d’événements dramatiques qui se sont produits autour de la mobilisation qui s’oppose à la destruction de la forêt de Khimki, à la périphérie de Moscou, destruction programmée par le projet de construction d’une autoroute reliant Moscou à Saint-Pétersbourg. Ce projet, qui brasse des millions et implique à la fois les bureaucrates locaux et gouvernementaux et le monde des affaires (dont le groupe français Vinci), a suscité une vive opposition parmi les habitants de Khimki, la presse locale et les militants écologistes russes, auxquels n’ont pas tardé à se joindre les antifascistes radicaux et les anarchistes de Moscou.

 

Des actions directes ont commencé le 14 juillet, en même temps que l’abattage des arbres. Les militants écologistes ont établi un campement pacifique dans la forêt pour s’opposer à la déforestation. Ils ont fait des actions de blocage des voies de chemins de fer menant au site d’abattage.

 

Le 23 juillet, à 5 heures du matin, leur campement a essuyé une attaque brutale de la part d’une société privée de sécurité à laquelle s’était jointe une bande de hooligans d’extrême droite, engagée par l’entreprise chargée de la déforestation. Les fachos étaient masqués de blancs et portaient des tee-shirts blancs sur lesquels on pouvait voir des symboles néonazis. Lorsque la police est arrivée sur les lieux, elle s’en est prise aux militants, pas aux agresseurs, indiquant par là même de quel côté elle était. Quinze personnes ont été arrêtées, puis des douzaines d’autres ont été emmenées au cours de la journée. Pendant toute la semaine, les attaques perpétrées contre les opposants à l’autoroute se sont poursuivies, de même que l’abattage des arbres de la forêt de Khimki ; les opposants quant à eux ne pouvaient plus rejoindre le campement, à moins d’être accrédités (pour la presse).

 

Le 28 juillet, un groupe d’antifascistes radicaux d’environ 400 personnes a mené une action symbolique contre la mairie de Khimki, car ce sont les autorités locales qui sont responsables de cette situation où le monde des affaires, la police et les néonazis collaborent pour faire taire les opposants au projet d’autoroute. Les 400 antifas ont marché sur la ville, se sont massé devant le bâtiment ; des fumigènes ont été lancés, des graffiti ont été inscrits sur les murs, quelques vitres ont été brisées. Cette action a eu un large écho parmi les opposants, que les autorités locales ont tenté de réduire au silence de façon extrêmement brutale depuis trois ans.

 

Une répression inouïe

Suivant cette action coup de poing, menée de façon autonome et organisée au pied levé, la répression de l’État ne s’est pas fait attendre. Pour quelques vitres brisées et des graffiti, l’administration présidentielle russe s’est mise de la partie, refusant de tolérer une telle riposte des antifas, qui lui sont depuis quelques temps déjà une véritable épine dans le pied. S’appuyant sur les téléphones portables géolocalisés à Khimki aussi bien pendant l’action du 28 juillet que pendant le campement écologiste, des descentes de police et des services de renseignement ont eu lieu dès le lendemain chez un grand nombre de militants antifascistes, et elles se poursuivent encore. De même, ceux et celles qui animent des blogs et ont posté sur Internet au sujet de Khimki ont été convoqués chez les flics. En fait, tous ceux et toutes celles qui avaient été signalées une fois à l’attention du Centre anti-extrémiste et du Service fédéral de Sécurité (ex-KGB) en tant qu’antifascistes ont été amenés de force aux interrogatoires après des visites à domicile sans aucun cadre légal. Des pressions physiques et psychologiques sont exercées sur les antifas pour arracher les dépositions dont l’instruction a besoin pour incriminer Alexeï Gaskarov et Maxim Solopov, que l’État a désignés comme responsables de ce qu’il appelle le « pogrom » de Khimki. Dix autres personnes sont encore recherchées.

 

Soutenons Maxim et Alexeï

Quant à Alexeï Gaskarov et Maxim Solopov, ils ont été piégés par la police qui les a attirés dans ses locaux ou à proximité sous de faux prétextes. Alexeï a ainsi été appelé le matin du 29 juillet au commissariat de police de son quartier puis transféré au département chargé de l’extrémisme, sans qu’aucun de ses proches soit averti et sans qu’aucune convocation formelle lui ait été délivrée. Le soir, après avoir parlé à la radio, Maxim a été appelé par quelqu’un qui lui a donné rendez-vous pour parler avec lui à la station de métro Okhotny Riad (près de la Place rouge). Mais quand il est arrivé sur place, il a été mis dans une voiture et emmené à Khimki. Pendant la nuit, les appartements où vivent Alexeï et Maxim ont été perquisitionnés. Chez Alexeï, la perquisition a été faite sans qu’aucun papier officiel soit produit par la police, sans inventaire et sans témoin.

 

Le 31 juillet, un premier procès à huis clos a eu lieu à Khimki. Personne n’a pu entrer au tribunal : en effet, le bâtiment était encerclé par des escouades de flics anti-émeute, des camions équipés de canons à eau ainsi que de nombreuses ambulances et voitures de police aux alentours. Alors que les deux militants ont été retenus 48 heures, aucun chef d’accusation n’a été formulé contre eux, de sorte que le procès a été reporté au 3 août, le juge l’ayant qualifié de « difficile ». Il est également apparu à l’occasion de ces premières auditions que, selon les procès-verbaux de la police, les deux militants sont détenus sur les lieux du délit, ce qui va à l’encontre de la première déclaration de la police, selon laquelle personne n’a été arrêté après les faits. Cette contradiction montre bien à quel point les accusations portées contre Maxim et Alexeï sont fabriquées de toutes pièces : c’est en leur qualité d’antifascistes publics qu’ils ont été arrêtés, et non pour ce qu’ils auraient fait.

 

Depuis maintenant plus d’un mois, Maxim et Alexeï sont détenus sans aucun autre motif qu’une accusation de vandalisme (hooliganisme) en réunion ; il n’est pas exclu qu’une accusation d’ordre politique vienne s’ajouter à la première d’ici la fin de l’enquête. Ils subissent d’horribles pressions physiques et psychologiques en prison, et leurs nouvelles ne sont pas bonnes.

 

À la fin du mois de septembre se tiendra la prochaine audience pénale qui devra se prononcer sur leur mise en liberté dans l’attente du jugement. Tous ceux qui s’inquiètent pour leur sort doivent faire tout leur possible pour les arracher à la prison. Au niveau international, la campagne pour la liberté des otages de Khimki appelle à des journées d’action les 17-20 septembre pour faire pression sur les autorités russes. 

 

En France, nous appelons tous ceux et toutes celles qui veulent se mobiliser à consulter régulièrement ce site ou le blog du SCALP-REFLEX pour se tenir au courant des mobilisations qui seront organisées à Paris et dans d’autres villes pour réclamer la libération de nos deux camarades antifascistes et l’arrêt de la répression qui s’exerce sur le mouvement antifasciste en Russie.

 

Une campagne de fax aura également lieu le lundi 20 septembre : vous trouverez toutes les informations nécessaires en français sur le site http://khimkibattle.org

 

 

 

(source : HNS-info)

Repost 0
Published by sous comite invisible bisontin - dans ANTIFASCISME
commenter cet article
9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 22:07

antifa-copie-1.jpg

           (image d'illustration. Sur cette photo des antifas allemand)

 

Voilà maintenant 2 ans que la Vlaams Huis (groupuscule d'extrême droite néo nazis) à ouvert à Lambersart, ville du maire et ministre de la Jeunesse et Solidarité active Marc Philippe Daubresse.

Depuis 2 ans, des diffusions de tract, articles, manifestations et contre manifestations ainsi que prévention se sont misent en place afin d'alerter le danger guettant toutes personnes ne ressemblant pas l'idéal fasciste de la maison flamande : une race pure, la haine des immigrés, le tout sécuritaire, les atteintes aux droits des femmes et autres idéologies défecatoires.

Des liens avec l'extrême droite française et belge la plus radicale comme Serge Ayoub ou Hervé Van Lathem se sont avérés véridiques sans pour autant qu'elle ne fasse réagir les autorités complices de cette implantation.

La vlaams huis est tout simplement la copie conforme du groupuscule néo nazis bordelais dies irae avec une association bidon Jeanne de Flandre, des camps d'entraînement militaires et le soutien aux intégristes catholiques de Notre Dame du rosaire à La Madeleine.

Deux personnalités locales sont responsables de cette enracinement fasciste dans la métropole lilloise

Marc Phillippe Daubresse, ministre de la jeunesse du gouvernement Fillon 2 a laissé s'installer en toute liberté en 2008 les prémices d'un véritable groupuscule néo nazi organisé. Lors de la première manifestation le 4 octobre 2008, son adjoint au maire Yvon Cousin a été jusqu'à soutenir cette initiative d'extrême droite en qualifiant les manifestants antifascistes de casseurs cagoulés. Depuis tout ce temps, la mairie de Lambersart a persisté dans son mutisme volontaire malgrès les condamnations subies pour ratonnade et préfère nier en légalisant l'incitation à la haine raciale sur sa commune.

Jean Claude Menault, directeur départementale de la sécurité publique du Nord depuis Janvier 2008, siégeant au commissariat central de Lille, est à lui seul une caricature burlesque du système actuel. Un prophète qui en Février 2010 rencontre 200 lambersartois au centre eugene duthoit pour y discuter de l'insécurité dans la ville. On croit rêver. Sexagénaire et bientôt en retraite, il préfère garder le silence total sur les liens directs entre sa police et la la maison flamande. Son central est en effet un vivier ou les informations sortent comme une diarrhée, ou les syndicalistes d'alliance eux mêmes avouent dans la voix du nord que claude hermant, l'homme à tout faire et leader de la vlaams huis à des relations bien placées, ou alain decaillon, chef de la police municipale de Lambersart y a ses habitudes….La police lilloise laisse également traîner des groupuscules néo nazis à la gare Lille Flandre ou les agressions se sont multipliés ces dernières années.

Alors une question, la préfecture du Nord et sa police laisseront t'elles se tenir ce concert néo nazis dans la métropole lilloise….

Le jour ou un assassinat néo nazis se produira sur Lille, la responsabilité de ces 2 individus en sera la cause principale

Nous n'allons pas continuer sur un verbiage qui endormirait nos camarades mais sachez une chose.

NOUS NE PARDONNERONS JAMAIS. NOUS N'OUBLIERONS JAMAIS.

 

(source : indymedia Lille)

Repost 0
Published by sous comite invisible bisontin - dans ANTIFASCISME
commenter cet article
2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 21:52

famille-de-faf.jpg

 

 

VOIR LA DEFINITION : TOTENKOPF

 

 

 

Repost 0
Published by sous comite invisible bisontin - dans ANTIFASCISME
commenter cet article
20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 17:33

 

 

En avril 2010, au moins 18 personnes ont été victimes d’attaques racistes et néo-nazies, dont trois ont perdu la vie.

 

Ces agressions ont eu lieu près de :

 

 Moscou (un mort, six blessés),

 

Saint-Pétersbourg (cinq blessés),

 

Nizhny Novgorod (un mort),

 

Orel (un mort, un blessé),

 

Saratov (une personne tabassée),

 

Ryazan (deux personnes tabassées).

 

En tout, depuis le début de l’année :

 

15 personnes assassinées et au moins 103 blessées, dans 24 régions de Russie.

 

Entre janvier et avril 2009, 30 personnes avaient été assassinées, et 149 blessés.

 

En mars 2010, au moins 9 procès pour crimes liés à des violences racistes (hate crimes) se sont déroulés à Moscou, Saint-Pétersbourg, Volgograd, Nizhny Novgorod, Ryazan, Sverdlovsk, Krasnodar Krai, Chuvashia, et Tatarstan.

 

26 personnes été condamnées, dont dix avec sursis, sans aucune autre peine. En tout, depuis le début de l’année, 18 procès de ce genre se sont tenus : 74 personnes ont été condamnées, dont 25 à des peines avec sursis.

 

Quatre procès pour propagande xénophobe ont eu lieu en mars : dans les régions de Karelia, Astrakhan et Arkhangelsk. Quatre personnes ont été condamnées ; deux d’entre elles ont été relâchées, leur crime étant prescrit. Pour la même raison, le procès du policier raciste de la région de Saint-Pétersbourg a été annulé : la défense a fait traîner la procédure de façon à atteindre la date de prescription.

 

La « liste fédérale des documents extrémistes » a été étendue les 15 et 29 mars 2010, passant de 574 à 592 : 33 ont été inscrits deux fois, 5 ont été inscrits alors que des décisions de justice les ont considérés comme irrecevables. Une inscription a été annulée.

 

L’événement le plus frappant de ce mois d’avril est peut-être le classement comme organisation extrémiste, par le tribunal civil de Moscou, de l’Union slave de Dmitry Dyomushkin.

Il est remarquable que la procédure a été extrémement courte : la première audition a eu lieu le13 avril et le 27 avril, la décision avait été prise. Si Dyomushkin ne gagne pas en appel, l’Union slave rejoindra la « liste fédérale des organisations extrémistes » qui regroupent désormais onze groupes (y compris la Société National-Socialiste, la NSO, la section Ryazan de l’Unité Nationaliste Russe, le RNE).

 

Source : centre SOVA

 

http://sova-center.ru/

 

 

SOLIDARITE AVEC LES ANTIFASCISTES RUSSES

Repost 0
Published by sous comite invisible bisontin - dans ANTIFASCISME
commenter cet article

Présentation

  • : offensive libertaire
  • offensive libertaire
  • : Actualités du mouvement anarchiste et antifasciste Bisontin. Infos sur les luttes sociales en France et dans le monde. Bonne visite à toi
  • Contact