Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 00:24

 

Alors que l’activisme violent d’extrême-droite est toujours aussi présent à lyon, le groupe Lyon Dissident, spécialisé dans l’organisation de concert d’extrême-droite, refait parler de lui en invitant à lyon un groupe allemand, Kategorie C, connu pour son appartenance au mouvement néo-nazi, le tout dans l’impunité la plus totale.

Lire aussi l’appel à rassemblement mercredi 23/02 Rassemblement contre le local néo-nazi de Gerland, contre les violences d’extrême-droite et d’État.

Mise à jour mardi 22/02 à 10h : Le concert n’aura pas lieu à lyon mais dans une « salle privé du nord isère ». Il est pos­si­ble qu’il s’agisse d’une salle des fêtes loué sous un faux pré­texte (cela avait déjà été le cas par le passé). Amis du nord-isère, ouvrez l’oeil.

L’asso­cia­tion « Lyon Dissident » est depuis quel­ques temps bien connue à Lyon pour l’orga­ni­sa­tion d’évènements fas­ci­sants (voir notam­ment un exem­ple en 2008 : Pas de concert néo-nazi ni à Lyon ni ailleurs).
Lyon dis­si­dent est un groupe connu pour ses affi­nité avec les mou­ve­ments néo-nazis, notam­ment Blood and Honour (B&H). Leur local, à Gerland, est connu pour faire passer sur Lyon des grou­pes de la scène RAC (pour Rock Against Communism ou Cosmopolitism en oppo­si­tion au Rock Against Racism).

Lyon dis­si­dent orga­nise pour le 26 février un concert du groupe alle­mand «  Kategorie C  ».

JPEG - 111.2 ko

Kategorie C / Hannes Ostendorf


Ce groupe Bremois, qui tient son nom de la caté­go­ri­sa­tion des hools par la police alle­mande (la caté­go­rie C est cons­ti­tué des éléments les plus vio­lents des stades alle­mands), appar­tient à la scène RAC et est connu pour ses affi­ni­tés avec les mou­ve­ments néo-nazis. Si le groupe aime à se défi­nir comme non poli­ti­que et uni­que­ment lié au monde des hoo­li­gans, ni les paro­les ni les liens des mem­bres du groupe ne lais­sent de doute.

Le chan­teur, Hannes Ostendorf, est connu pour avoir été impli­qué dans l’atta­que vio­lente d’un cam­pe­ment de réfu­giés à Brême en 1991. Son frère Henrik Ostendorf est par ailleurs connu pour appar­te­nir au NPD et à Blood and Honour (B&H).

En 1999, le groupe par­ti­cipe à une com­pi­la­tion (« Die Deutschen kommen II ») avec de nom­breux autres grou­pes reven­di­qué d’extrême-droite et néo-nazis, dont Landser, Kraftschlag, Hauptkampflinie (HKL) et Stahlgewitter.

En 2001 Kategorie C joue pour les 20 ans d’un groupe de sup­por­ters du Borussia Dortmund (équipe de foot de dort­mund), le Borussenfront, groupe fas­ci­sant mené par le néo-nazi Siegfried Borchardt (lui aussi membre de Blood & Honour).

Pour aller plus loin sur ce groupe un arti­cle en alle­mand sur netz gegen nazis

En Allemagne ce groupe est connu pour son appar­te­nance à la scène néo-nazi et voit donc, en raison de la loi alle­mande très répres­sive sur ce point, régu­liè­re­ment ses concerts être annu­lés, quand ce n’est pas sous la pres­sion de la rue.

Lyon Dissident / B&H Lyon / Rock’n’gones

Le lieu du concert est à l’heure actuelle inconnu (« en région lyon­naise »), le groupe lyon dis­si­dent orga­nise là un concert « privé » qui peut autant avoir lieu à Gerland dans leur local, le BKL (pour Bunker Korps Lyon), loué sous le cou­vert de l’asso­cia­tion ROCK’N’GONES [1], qu’en rase cam­pa­gne. Ladite asso­cia­tion avait d’ailleurs orga­nisé en octo­bre 2009 à proxi­mité de Lyon un concert RAC qui avait réunit près de 150 néo-nazis dont cer­tains ori­gi­nai­res d’Italie, de Suisse et d’Allemagne.

JPEG - 141.1 ko

Les mem­bres de Lyon Dissident (et donc de Rock’n’gones) ne se cachent pas de leur appar­te­nance à Blood & Honour et cer­tains ont déjà été condam­nés pour vio­len­ces racis­tes. Notons que les prin­ci­paux mem­bres de Lyon Dissident étaient pré­sents lors de la mani­fes­ta­tion fas­ciste du 22 octo­bre à Lyon. Leur struc­ture est depuis peu liée à deux autres assez simi­lai­res : le « local » à Paris (asso­cia­tion du bien connu Serge « Batskin » Ayoub) et la Vlaams Huis en région lil­loise.

Nous ne nous étonnons plus de l’impu­nité dont béné­fi­cie ce groupe fas­ciste à Lyon, dont les mem­bres sont pour­tant clai­re­ment iden­ti­fia­bles. Malgré les nom­breu­ses exac­tions récen­tes des nervis d’extrême-droite, ces der­niers béné­fi­cient à Lyon d’une tolé­rance des pou­voirs publics qui n’est guère pour nous étonner. Quand l’air du temps est aux lois répres­si­ves, sécu­ri­tai­res et xéno­pho­bes, le fas­cisme est à la mode.

Pas de Concert Nazi à Lyon, ni ailleurs ! No Pasaran !

Est-il également besoin de rap­pe­ler le contexte actuel de recru­des­cence de l’extrême-droite vio­lente à Lyon :
- Une atta­que fas­ciste lors d’un concert de sou­tien. No pasa­ran !
- Restons vigi­lant-e-s et actifs, acti­ves contre les actions vio­len­tes des fas­cis­tes à Lyon
ou encore
- Agression fas­ciste contre trois mili­tants de la CNT Lyon
- Une riposte anti­fas­ciste mas­sive et déter­mi­née face aux atta­ques d’extrême-droite
- Communiqué de presse du Collectif 69 de Vigilance contre l’extrême droite
- Retour sur la mani­fes­ta­tion fas­ciste du 22 octo­bre à Lyon

- Un nou­veau Rendez-vous contre l’extrême-droite mer­credi 23 février : Rassemblement contre le local néo-nazi de Gerland, contre les vio­len­ces d’extrême-droite et d’État.

Mise à jour Vendredi 18/02 : Pour ceux qui auraient encore des doutes, le groupe anti­fas­ciste Les Voraces a publié sur son site un inter­net un arti­cle à charge contre lyon dis­si­dent, avec preu­ves photos et vidéos des concert néo-nazis ayant lieu dans le local lyon­nais.

Rappel : Blood & Honour

JPEG - 43.9 ko

Au com­men­ce­ment la devise « blood and honour » était la devise des jeu­nes­ses hit­lé­rien­nes. Elle fut à la fin des années 70 reprise pour dési­gner un grou­pus­cule néo-nazis. Blood and honour (B&H) a été fondé en Angleterre en 1986 par Ian Stuart Donaldson (ISD) . Elle est la scis­sion d’une pré­cé­dente orga­ni­sa­tion le - White Noise Club- struc­ture du parti poli­ti­que d’extrême-droite anglais : National Front . Cette struc­ture orga­nisa les pre­miers concerts à voca­tion poli­ti­que d’extrême-droite. Le but étant selon les théo­ries de ISD d’amener les jeunes aux idées d’extrême-droite par la musi­que et donc les concerts. Ces concerts appe­lés Rock Anti-Communisme ont pour thé­ma­ti­que le racisme, l’anti­sé­mi­tisme, l’apo­lo­gie du 3e reich sous ses formes les plus pous­sées . Son public étant fré­quenté usuel­le­ment par de nom­breux skin­heads et/ou hoo­li­gans. C’est pré­ci­sé­ment par le biais de ce mou­ve­ment qu’est née cette sous-culture du mou­ve­ment skin­head tour­née vers la haine et la vio­lence.

Le white noise club a orga­nisé les pre­miers RAC et pro­duits les pre­miers dis­ques . Blood and Honour a déve­loppé cette sous-culture d’ un point de vue poli­ti­que et struc­tu­rel. La struc­ture est pré­sente : angle­terre , espa­gne, grece, bul­ga­rie, bel­gi­que,suisse, islande, dane­mark, nor­vége, fin­land, répu­bli­que tchè­que, serbie, ukraine, bel­la­rus, russie, polo­gne, canada, usa, chilie, argen­tine ,nou­velle zelande, aus­tra­lie … Cette orga­ni­sa­tions a été inter­dite en alle­ma­gne. En France elle est repré­sen­tée par B&H min­gard (mont­pel­lier) et B&H lyon. B&H orga­nise des concerts , pro­duit et dis­tri­bue des dis­ques, des arti­cles de pro­pa­gande sur sup­ports tex­ti­les. Elle pro­duit des jour­naux, et de la lit­té­ra­ture. Son but prin­ci­pal res­tant tou­jours la dif­fu­sion des idées poli­ti­que par la culture. Elle s’est dotée d’un ser­vice d’ordre Combat 18, devenu très vite une orga­ni­sa­tion à voca­tion ter­ro­riste. 18 étant pour la 1e et 8e lettre de l’ alpha­bet pour Adolf Hitler . Ce ser­vice d’ordre com­posé essen­tiel­le­ment de hoo­li­gans fera lui même scis­sion et s’orien­tant vers des atten­tats à la bombe.

 

Voir également l’arti­cle Reflexes

 

 


Repost 0
Published by sous comite invisible bisontin - dans ANTIFASCISME
commenter cet article
22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 20:28

 

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, Dresde est devenu le petit Hiroshima allemand dans l’historiographie d’Outre-Rhin, puisque de „bourreaux“ certainEs se voient comme „victimes“ des bombardements alliés. Notamment ceux de février 1945 qui ont détruit un tiers de la ville. 


Samedi 19 février avait lieu le rassemblement annuel néo-nazi à Dresde, capitale du Land de Saxe, suite aux commémorations des bombardements.
Environ 5 000 néo-nazis étaient attendus, contre 20 000 manifestantEs anti-fascistes.

5h00: Organisé par l’alliance Dresden nazifrei un convoi de 40 bus partait de Berlin, d’autres du Brandebourg, de Mecklenburg-Poméranie occidental, ou de Pologne pour essayer de bloquer le rassemblement néo-nazi.

9h00: Les bus ont été stoppés par la police à la sortie de l’autoroute. Le reste s’est donc fait à pied.

 

10h30: On est arrivé dans une ville fantôme, la plupart des magasins étaient fermés, les autorités avaient interdit le stationnement -- afin d’empêcher les voitures de brûler? Quelques résidentEs regardaient le convoi depuis leur fenêtre, certainEs nous faisaient des signes de sympathie, d’autres avaient l’air de s’interroger, un vieux pépé a osé le salut hitlérien


 

Ensuite, le but a été de chercher à atteindre des points stratégiques pour commencer les sit-in.

Le fleuve Elbe était censé former une frontière naturelle entre les néo-nazis, qui avaient l’autorisation de se rassembler dans la vieille-ville, et les contre-manifestantEs, parquéEs sur l’autre rive, dans la nouvelle ville. Environ 70 rassemblements de protestation avaient été autorisés, dont un grand nombre organisé par l’église.

 

 

12h00: Après avoir  joué au chat et à la souris avec des flics qui bloquaient les accès et utilisaient du gaz lacrymogène, plusieurs groupes ont réussi à se rassembler près de la gare. Là on s’est retrouvé encerclé par les flics, deux chars de lances à eaux sont venus se poster, des unités de policierEs sont venuEs en renfort. Il y a eu quelques echauffourés avec la police (je crois que c’est comme ça qu’on dit), et c’était stupéfiant de voir le plaisir que prenaient un ou deux flics à pousser et matraquer. Vraiment, ils ne se défendaient pas, ils attaquaient. Puis des membres de Dresden nazifrei ont officiellement inscrit le rassemblement comme manif spontanée, ce qui a été autorisé par les autorités, alors la moitié des flics est partie et le sit-in a commencé. Une femme s’est mise à jouer de la flute traversière pendant que d’autres grattaient leur guitare. Deux géants de carnaval s’occupaient aussi de mettre l’ambiance.

 

 

Regulièrement le comité d’organisation nous donnait des infos par mégaphone: où en étaient les autres sit-in, où en étaient les néos-nazis, où en étaient les flics… Il y avait aussi la possibilité de s’informer sur une radio qui émettait des infos en continu, ainsi que sur twitter. 

 

Certains groupes ont été dispersés par les lances à eau.

Une flic avait un morceau de scotch sur sa matraque. Elle m’a dit que c’était pour ne pas que sa main glisse. Un peu comme les stylos avec le caoutchouc anti-dérapant pour le pouce. Sous son masque de protection, elle était maquillée. Il faut etre bien pomponnée pour protéger les nazis d’une contre-manifestation pacifique.    

17h00: Finalement les néos-nazis n’ont pas réussi à tenir leur rassemblement. Frustrés, ils ont pris le train ou des bus pour Leipzig, où ils ont également été refoulés à la gare par un comité de réception composés de contre-manifestantEs et de policierEs. Ils ont dû rentrer chez eux.



21h00: Lorsque touTEs les contre-manifestantEs ont eu quitté Dresde, des flics ont fait une descente dans le local de presse de l’alliance Dresden nazifrei. Ils ont confisqué des ordinateurs et quinze personnes ont été arretées, relachées le lendemain matin. Raison de la perquisition: incitation au délit. 

22h30: Une fois le convoi de bus rentré à Berlin, d’autres flics étaient sur place. Avant de nous laisser descendre, ils sont montés dans chaque bus : « Bonsoir, nous savons ce qui s’est passé à Dresde, et nous vous prévenons que ce n’est pas la peine d’essayer de faire le même chose ici! »

Quelqu’unE  a demandé s’ils savaient si des néo-nazis s’étaient rabattus sur Berlin donc si on avait quelque chose à craindre.

-       Comme vous le savez les néos-nazis ont été bloqués à Dresde, donc ils doivent encore y être.

-       Non, ils sont partis à Leipzig, et peut-être aussi à Berlin?

-       Ah, ok. Merci et bonne soirée!

Le flic et son oreillette sont descendus du bus. Effectivement la police est là pour protéger la population.

Finalement, nous on a passé 10 heures dans le froid. C’est quand meme chiant que ce soient des néo-nazis qui déterminent comment on passera notre samedi.


***

Crédit photos: James Velo

 

( Source : CelineRobinet )

Repost 0
Published by sous comite invisible bisontin - dans ANTIFASCISME
commenter cet article
22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 20:16

 

http://i.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L225xH300/63315_16123836ca-5ccf4-2-41d07.jpg

 

Tu me connais, je n’ai pas vraiment pour habitude d’écrire de surfer sur les faits divers, la larme à l’œil et la main sur le cœur. Je ne sais pas pourquoi, mais ce n’est pas mon truc ! Je préfère laisser à d’autres qui le font bien mieux que moi. Néanmoins, quand les faits divers se répètent jusqu’à faire partie d’une actualité chronique, cela ne s’appelle plus un fait divers. Cela s’appelle de l’actualité. Et quand ce mouvement est à caractère raciste et basé sur la stigmatisation systématique, la haine de l’autre, et la violence, et qu’aucun grand média n’en parle, il y a toutes les raisons de s’inquiéter…

A l’heure où l’une des mémoires de la Résistance au nazisme Stéphane Hessel bat des records d’édition avec « Indignez-vous », essai traitant de la perte des acquis de la Résistance, en tirant à plus d’un million d’exemplaires, l’actualité dont je te parle, paradoxalement, est le grand retour des nazis sur notre territoire. A l’heure où la France se passionne pour une Révolution en Tunisie et dans le monde arabe, qu’elle regarde dans son salon en devisant sur une hypothétique prise de pouvoir des islamistes dont la rue arabe qui a soif de libertés ne veut certainement pas mais qui permet de se faire peur dans nos chaumières, le fait divers dont je te parle, est le silence coupable de nos médias sur les incendies criminels à répétition dont sont devenus la cible régulière nos concitoyens originaires de Turquie.

Car ce qui restait hier de l’ordre de l’activité criminelle clandestine nocturne, ce qui nous appararaissait comme le fruit d’enfantillages de petits voyous en perte de repères et en pleine crise d’adolescence, à savoir la profanation de stèles funéraires juives et musulmanes à revêtu aujourd’hui un caractère tout autre. A force de répétition qui n’a eu d’autre objet que d’user notre attention et faire redescendre notre vigilance, des stèles funéraires les néo-nazis fort du score de 18% de Le Pen en 2002 ont depuis pris de l’assurance et sont passés à l’incendie de mosquées, et de l’incendie de mosquées, à celui – dans le plus lourd silence et coupable médiatique – à celui des foyers de nos concitoyens originaires de Turquie.

Ainsi, la liste des mosquées victimes de tir ou de mitraillage depuis 2004 commence à faire lourd. Cette année là, la mosquée de Seynod en Haute-Savoie ainsi que celle d’Annecy sont victime d’incendies criminels, et des coups de feu sont tirés contre la mosquée de Valencienne qui est alors tagguée d’inscriptions nazies. En 2005, deux coups de fusil sont tirés sur la porte de la mosquée de Castillon-la-Bataille en Gironde, et le mosquée de Grand-Charmont dans le Doubs est la cible de cocktails molotov. En 2006, une mosquée de Quimper est victime d’incendie et d’inscriptions nazies. En 2008, une dizaine de jeunes incendies volontairement une mosquée de Colomiers près de Toulouse le jour de la naissance d’Adolphe Hitler, et la mosquée de St Priest dans le Rhône est alors incendiée. Et en 2010, la mosquée d’Istres dans les Bouches-du-Rhône est victime d’un mitraillage qui laissera plus d’une trentaine d’impacts dans les murs…

Puis, en 2010, à force de fermer les yeux, ce qui devait arriver arriva. Ce fut l’incendie de la maison d’un propriétaire de cinéma d’Art et d’essai d’origine turque, père de famille, à Strasbourg. Strasbourg, et qui avait suscité de vives réactions sur le réseau Facebook. Strasbourg où aujourd’hui les skinheads ne se cachent plus et sortent en bande dans les rues en plein jour. Strasbourg où le 13 janvier de cette année, les néo-nazis ont tagué de croix gammées et mis le feu devant la porte de l'association du congrès des étudiants turcs. Et enfin, à Hoenheim, dans la nuit de jeudi à vendredi, les néo-nazis s’en sont pris cette fois à deux familles originaires de Turquie et à leurs enfants, en incendiant leurs maisons en pleine nuit. Je tiens m’arrêter sur ce dernier « fait divers ». Je ne sais pas si tu as déjà vécu un incendie, mais quand celui-ci se déclare, il peut parfois embraser toute une habitation en un temps record. Imagine la frayeur de ces femmes et de ces hommes, et surtout… Surtout ! Imagine la peur qui a dû être celle de leurs enfants qui sont aussi les nôtres, quand ils ont été réveillés par le bruit des flemmes qui incendiaient une vie de dur labeur…

Bien sûr, quand on parle de néo-nazis, nous sommes pensons directement à la caricature du beauf’ haineux, crâne rasé avec son bombers, le regard vide et le rire bête, le ventre remplit de bière à faire des saluts imbéciles… mais cette caricature ne nous déforme-t-elle pas la vérité ? Certes, le néo-nazi est un jeune fanatisé bien souvent issu de milieux défavorisés, en perte de repère, et qui a trouvé dans un mouvement une famille. Il n’empêche qu’il n’en est pas moins le fruit d’une instrumentalisation politique d’une poignée de politiciens et de médias surfant sur les peurs identitaires, qui eux, se sont organisés, ont fait de longues études, et qui par des revendications populistes se sont trouvés dans les couches sociales « blanches » et défavorisées un public délaissé par une gauche qui, contrairement à la droite, a encore bien du mal à se renouveler. Et en Europe, la montée inquiétante de l’extrême droite

A l’heure où un récent sondage Internet (ça vaut ce que ça vaut) du Monde montrait 42 % des français considérant les musulmans comme « une menace » pour la France, il convient de savoir raison garder et de s’interroger sur qui est vraiment une menace pour la cohésion sociale de notre pays : les musulmans ? Où les néo-nazis ? Et force est de constater, pour peu que l’on est deux sous d’honnêteté intellectuelle, à la lumière à la fois de 40 années de déni et de stigmatisation des revendications des citoyens français d’origine arabe qui, du métro charonne à la marche des beurs en passant par les camps de harki, ont tout fait pour les radicaliser, n’ont tout de même pas réussi à pousser vers l’extremisme une jeunesse pleine de panache et ayant soif de libertés. Oui, français, tout musulman, que cela plaise où nous à nos politiques qui se servent de ce crédo pour nous diviser lors des élections, n’est pas un islamiste enragé rêvant de nous égorger tous pendant notre sommeil. Bien au contraire, ainsi que le prouve un récent sondage de l’hebdomadaire catholique La Vie – pas sur internet cette fois – de 2006, lui aussi passé alors sous silence, allez savoir pourquoi… qui montrait que 96% des musulmans sont favorables à la laïcité et que 91% des sondés se disent favorables à l’égalité entre hommes et femmes. Par contre, ce que nos sondages à sensation ne nous disent pas, c’est le nombre de néo-nazis favorables aux valeurs de la République. Mais pour cela, je crois que nous n’aurons pas besoin de sondage…

Au lieu de nous inquiéter des musulmans, ne devrions-nous plutôt pas nous interroger sur la montée effroyable de l’extrême droite en Europe, que ce soit en Pologne, en Hongrie, en Italie, en Allemagne, ou en Suède ? Peut-être devrions-nous nous interroger sur les raisons insensées qui poussent nos politiques à nous diviser les uns des autres, pour mieux nous radicaliser, dans une France où quelques soient nos origines ou nos croyances, que nous venions des quartiers ou du monde rural, presque 8 millions d’entre nous vivons en dessous du seuil de pauvreté. Devant le taux d’abstention devenant record à chaque élection, à l’aube des présidentielles de 2012, la véritable peur de la droite ne serait-elle surtout pas que, déçu par la droite, trahis par la gauche, le peuple français, porté par le parfum du jasmin, en vienne à vouloir redevenir souverain de son propre avenir ?

 

par Aurélien Roulland (son site)

 

( Source : Agoravox )

Repost 0
Published by sous comite invisible bisontin - dans ANTIFASCISME
commenter cet article
22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 20:09

 

 

Les tensions ultranationalistes continuent d’agiter la Russie et d’inquiéter le pouvoir. Le 11 décembre dernier, à Moscou, une manifestation de supporters venus commémorer la mort de l’un des leurs par un Caucasien s’est transformée en émeute raciale. Les populations non-russes ont été prises à partie. L’État et sa justice délétère étaient également visés. Retour sur les dérives racistes d’une société en crise.


 

Que s’est-il vraiment passé dans la nuit du 6 décembre 2010, quand un groupe de Nord-Caucasiens a croisé la route de Yegor Sviridov ? Une rixe pour un taxi, selon les uns, une attaque gratuite, pour d’autres, au bout de laquelle l’un des Caucasiens sort une arme et tue le jeune Russe. Moscou est une ville violente, et de tels incidents, aussi graves, ne sont pas rares. Mais voilà : l’un des protagoniste vient du Caucase, et la victime appartient au milieu des supporters de football du Spartak de Moscou, connus pour leurs options nationalistes et leur racisme souvent violent, parfois lié aux mouvements néo-nazis. La réaction va être rapide et exceptionnellement forte.

Le 11 décembre, environ 5.000 supporters et sympathisants se rassemblent place du Manège, sous les murs du Kremlin, à Moscou, pour une manifestation spontanée qui a immédiatement dégénéré en chasse aux basanés. Plusieurs dizaines de ressortissants du Caucase et d’Asie Centrale sont poursuivis jusque dans les couloirs des stations de métro Okhotny Ryad et Teatralnaya. 10 jours plus tôt, l’organisation de la Coupe du monde de foot en 2018 était confiée à la Russie...

Des attaques racistes récurrentes

Les violences contre les immigrés, et généralement les non-slaves, sont devenues une banalité en Russie : selon les chiffres de l’observatoire SOVA sur le racisme et la xénophobie, les attaques racistes en 2010 ont causé la mort de 37 personnes, et fait 368 blessés. En septembre 2006, des violences sauvages exercées à Kondopoga, près de la frontière finlandaise, ont même forcé au départ 200 Caucasiens, principalement des Tchétchènes.

Mais pour Moscou, le coup de force du 11 décembre est une surprise. En juin 2002, suite à la défaite de la Russie contre le Japon lors de la Coupe du monde 2002 de football, le centre de Moscou avait été ravagé. Plusieurs dizaines de personnes avaient été blessées, principalement asiatiques. La réponse des autorités avait alors été assez ferme, reléguant les affrontements entre groupes de supporters aux parkings de banlieues et aux forêts environnantes. Le pouvoir ne s’attendait donc pas à être directement interpellé par ces accros de foot ultra-violents. D’autant que le milieu des supporters, pour nationaliste et raciste qu’il soit, parfois jusqu’au néonazisme, n’est pas embrigadé par les différents mouvements politiques. Le milieu, comme souvent ailleurs dans le reste de l’Europe, est rétif à l’engagement politique organisé.

Des autorités russes débordées

Évidemment, les récupérations de hooligans contre des ennemis politiques sont toujours possibles. D’ailleurs, les autorités de Moscou l’ont déjà prouvé. L’année dernière encore, un groupe de hooligans arborant des insignes d’extrême droite a attaqué le campement écologiste contre le chantier autoroutier dans la proche forêt de Khimki, sous le regard bienveillant des policiers qui ont ensuite interpellé… des militants environnementaux !

Les premiers surpris par ces débordements ont donc été les autorités elles-mêmes, qui n’avaient prévu qu’une soixantaine de policiers anti-émeutes pour gérer cette manif commémorativ. Elles se sont retrouvées avec des centaines de bras tendus sous les murs du Kremlin, avec feux de Bengale, slogans racistes, ultranationalistes et protestataires contre un système judiciaire incapable de poursuivre les meurtriers de Sviridov. Vraie ou fausse, cette dernière accusation rejoint le soupçon de corruption généralement attaché aux affaires policières, et transforme de facto une commémoration déjà violente en manifestation d’opposition.

Dispersion de manifestation contre promesse de justice

C’est ainsi que le chef de la police de Moscou, Vladimir Kolokoltsev, sera obligé de négocier sous les caméras et les micros avec un hooligan masqué la dispersion des manifestants en échange de la promesse de justice pour Sviridov. Des manifestations, émaillées d’incidents, se produiront aussi dans d’autres villes de Russie. Un ressortissant du Kirghizstan, une ex-république soviétique d’Asie centrale, sera tué par une quinzaine de jeunes qui, après l’avoir battu, l’ont achevé d’un coup de couteau.

Dans un premier temps, le président Dmitri Medvedev a qualifié les événements de « pogroms ». « Les actes visant à attiser la haine raciale, nationale ou religieuse sont particulièrement dangereux, ils menacent la stabilité de l’État  », a-t-il ajouté. Dans un deuxième temps, il a trouvé la solution : le blocage plus rigoureux des filières de migrations clandestines, « oubliant » au passage que les Caucasiens du Nord, Tchétchènes, Ingouches, Daghestanais, Tcherkesses, Ossètes… sont juridiquement des citoyens russes !

Une mobilisation massive qui dépasse le milieu des supporters

Vladimir Poutine a fait encore mieux : il a invité les supporters à ne pas céder aux sirènes nationalistes qu’il a lui-même contribué à faire grandir dans ces milieux... lors d’un dépôt de fleurs sur la tombe du supporter. Il est vrai que de nombreux supporters soutiennent la politique de l’actuel Premier ministre. Certains sont même des cadres de divers groupes de jeunesse tels les « Nashi » ou « Molodaya Gvardia » (Jeune Garde). Plusieurs d’entre eux ont été reconnus place du Manège, accréditant un moment la thèse du complot d’État censé justifier un durcissement du régime. Le ministre de l’Intérieur, Rachid Nourgaliev, a remporté la palme de la mauvaise foi en accusant « les jeunesses radicales de gauche », dont des membres étaient, selon lui, infiltrés dans la manifestation pour provoquer les violences.

Si des groupes nationalistes et néonazis se sont retrouvés place du Manège, il est aujourd’hui clair qu’ils n’ont pas été les initiateurs du rassemblement : toute la mobilisation est passée par internet et par le biais des réseaux sociaux des supporters. Une enquête parue dans Global Voice montre que les sites des supporters fratria.ru, fanat1k.ru, et spartak.msk.ru ont considérablement accru leur audience dans les heures et les jours qui ont suivi la mort du jeune Sviridov. Les propos tenus sur les sites incitant à la fureur collective. Fratria, un des plus grands clubs de supporters, auquel appartenait Sviridov, a de son côté tenté de calmer le jeu. Et si les commentateurs ont partagé de nombreux liens vers des sites internet néonazis, « l’activité des sites internet néonazis les plus bruyants reste inférieure à celle des sites de supporters de football  ».

Une opposition qui tente de récupérer l’incident

Les mouvements xénophobes ont tenté de rebondir : le 14 décembre, le Mouvement contre une immigration illégale (DPNI), puissante organisation d’extrême droite, a essayé de jouer la stratégie de la tension en invitant les Russes à « ne pas sortir dans la rue sans moyens d’autodéfense légaux », au prétexte d’ appels à manifester émanant de Caucasiens. Mais les rassemblements ultérieurs du week-end suivant ne réuniront que quelques centaines de participants, avec cette fois-ci près de 2.000 arrestations préventives sur Moscou et ses environs. L’État reprend la main.

Le réveil politique des supporters n’a pas attiré que les néonazis : certains groupes de l’opposition démocrate ont cru pouvoir profiter de cette occasion pour tenter de récupérer cette force en gestation, et des appels ont été faits par des animateurs de « L’autre Russie », invitant les manifestants à les rejoindre lors du rassemblement du 31 décembre, date choisie en référence à l’article 31 de la constitution sur le droit à manifester... Échec. Plus inattendu, le parti de tonalité social-démocrate « Iabloko », pourtant référence du libéralisme politique, a organisé la manifestation des 40 jours de deuil, en référence au rite orthodoxe. Environ un millier de manifestants ont défilé sans incident, dûment surveillés par 4.000 policiers anti-émeutes.

Un repli identitaire

Le dirigeant de « Iabloko », Sergei Mitrokhine, a déposé une couronne sur le lieu de la mort de Sviridov… suivi à quelques mètres par Sergeï Belov, leader du DPNI et par Dmitry Demoushkine, chef du groupe néonazi interdit « Union Slave », aux initiales « SS » en cyrillique. Mitrokhine a déclaré qu’il était contre la « privatisation de la mémoire de Sviridov par les nazis », au risque toutefois de justifier les raisons racistes de leur colère.

Il est vrai que le slogan « la Russie aux Russes » reste une idée soutenue par 54% des Russes, selon un sondage de novembre 2009 de l’institut indépendant Levada. S’afficher en train de fleurir le lieu de la mort d’une victime du « fascisme caucasien », selon le terme aujourd’hui en vogue, peut avoir des impacts en termes électoraux. Alexandre Verkhovski, directeur de SOVA, constate depuis des années cette montée du nationalisme et des violences, mais il ne croit pas que les hooligans vont devenir une force politique. Le danger d’une autre explosion reste par contre bien réel, alimenté par les fantômes de la guerre en Tchétchénie, le terrorisme islamiste nord-caucasien qui vient encore de frapper lors de l’attentat de l’aéroport de Moscou, et surtout par tous les fantasmes qui traversent les esprits de populations qui se connaissent très peu. « La fraternité des peuples » tant vantée par le système communiste ne s’est jamais vraiment concrétisée, et la chute de l’empire, coïncidant avec une forte crise sociale et économique a aggravé le repli sur l’identité ethnique russe.

« Moscou pour tous »

3.000 personnes se sont rassemblées quelques jours après les événements du 11 décembre à Moscou pour protester contre la montée de la xénophobie en Russie, sur le thème « Moscou pour tous », à l’appel de personnalités telles que l’écrivain Viktor Shenderovich. Le rassemblement a réuni plusieurs leaders de l’opposition, dont le défenseur des droits de l’homme, Lev Ponomarev, ou le réalisateur Pavel Lounguine. Mais les représentants des minorités ethniques de citoyenneté russe, comme les ressortissants du Nord-Caucase, étaient absents. Très liés au pouvoir en place pour des raisons de sécurité autant que d’affaires – les deux étant souvent liées –, ils préfèrent la discrétion.

Dans les jours qui ont suivi le 11 décembre, des représentants de la communauté daghestanaise ont assisté à un séminaire organisé par le Centre Anti-Discrimination du Mémorial Saint-Petersbourg et ont réaffirmé cette position, au grand dam de jeunes de la communauté beaucoup plus impatients et révoltés. Les échanges avec les différents intervenants ont permis d’entrevoir d’autres possibilités, comme un travail commun avec la société civile qui n’avait jamais été réellement entrepris, et dont l’actualité montre l’urgence. Comble des paradoxes, cette réunion s’est passée sous haute protection des super-flics du Centre Anti-Extrémisme, plutôt habitués à surveiller les actions des ONG.

Dans le même ordre idée, le 19 janvier dernier, la commémoration annuelle de l’assassinat par des néonazis de l’avocat Stanislas Markelov et de la journaliste Anastasia Babourova, n’a donné lieu à aucun incident de la part des forces de l’ordre. L’autorisation pour le rassemblement a été obtenue avec la plus grande facilité, ce qui n’avait pas été le cas l’année précédente… Il a été discrètement avoué aux organisateurs qu’une telle action ne pouvait que contrebalancer l’ambiance délétère qui règne sur le pays. Ces derniers jours, un ressortissant ouzbek a été tué, un Vietnamien blessé : deux nouvelles attaques attribuées par la police à des militants néonazis. On n’ose se demander ce qu’il adviendra aux supporters étrangers lors de la Coupe du monde de football de 2018 dont l’organisation avait été confiée à la Russie, 10 jours avant le 11 décembre.

 

Éric Simon

 

Photo : manifestation antifasciste à Saint-Pétersbourg © A voix autres.

 

( Source : Bastamag )

Repost 0
Published by sous comite invisible bisontin - dans ANTIFASCISME
commenter cet article
22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 20:03

 

Le maire de Montbéliard a interdit le concert du groupe « Condemned 84 » qui devait se dérouler le 26 février à l’Atelier des Môles. Motif : « C’est un groupe néo nazi ».

  « Censure » : le mot est lâché sur internet après la décision de Jacques Hélias, maire de Montbéliard, d’interdire le concert du groupe Condemned 84 qui, selon lui, s’abriterait derrière l’anticommunisme pour faire de la propagande raciste.

D’ailleurs, sur le Nationaliste webzine, les coupables sont désignés : « les rouges ».

« Montbéliard ne doit pas devenir le repaire de l’extrême-droite », explique Jacques Hélias, quelque peu échaudé par la réunion du Front comtois le 22 janvier dans une salle communale. Ce qui avait suscité de vives réactions de mouvements antiracistes, de syndicats et de partis de gauche qui s’étaient étonnés qu’un maire socialiste ait accepté de donner une salle à un mouvement d’extrême droite. Invité par un collectif à interdire cette réunion, il s’y était refusé. Alors pourquoi interdire ce concert ?

« Il ne faut pas tout mélanger. Le Front comtois est une association montbéliardaise reconnue par le ministère de l’Intérieur, et si j’avais refusé de lui donner la salle, j’aurais été condamné. D’autres villes l’ont été en France ».

Une deuxième du Front comtois prévue le week-end dernier a été annulée. « Je n’ai pas eu à refuser la salle au Front comtois, car j’ai reçu une lettre pour dire que la réunion allait se dérouler ailleurs. Mais s’ils l’avaient maintenue, je n’aurais pas donné la salle, en accord avec le préfet. Car en janvier, il y a eu trouble à l’ordre public. On a dû mobiliser les gardes mobiles pour éviter tout dérapage entre extrême droite et antifasciste. Tout cela a un coût pour le contribuable ».

Avec la venue de Condemned 84, le maire a craint un nouveau face à face entre les deux camps, avec une nouvelle fois la nécessité d’un déploiement des forces de l’ordre. Il y a quelques jours, ont fleuri des tags antinazis.

Cette fois, Jacques Hélias a décidé de prendre les devants. « Je me suis renseigné sur internet. C’est un groupe produit sous l’appellation RAC (rock against communism) qui désigne aujourd’hui la musique de groupes prônant ouvertement la supériorité de la race blanche, la haine des étrangers et qui appelle au rassemblement des peuples blancs. J’ai aussi demandé l’avis à plusieurs personnes qui s’occupent de musiques actuelles et qui m’ont dit clairement qu’elles n’auraient jamais programmé Condemned 84. Nous avons suffisamment de problèmes, avec le communautarisme qui monte dans les quartiers, pour ne pas en rajouter ».


Le maire se défend de toute censure. « Je ne me suis jamais mêlé de la musique que diffusait l’Atelier des Môles. J’ai reçu dimanche les membres de l’association et j’ai mis en avant mes arguments. Ils m’ont dit qu’ils comprenaient ma position ». Et de rappeler que la Ville accorde une subvention de 40 000 € à l’association des Môles. « Les membres de l’association m’ont confié qu’ils avaient pris la précaution de demander à ceux qui achetaient des billets, dont beaucoup étaient Belges et Allemands, la photocopie de leurs cartes d’identité. Cela montre bien que ce groupe n’est pas un groupe comme les autres ».


Aujourd’hui, Jacques Hélias doit recevoir un membre du groupe Morlocks, prévu en première partie et qui se trouve victime collatérale de cette interdiction.

 

Qui a dit que la musique adoucissait les mœurs ?

 

(source article : le pays)

Repost 0
Published by sous comite invisible bisontin - dans ANTIFASCISME
commenter cet article
22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 19:54

 

 

 

Le squat du « Château Pirate » (connu aussi sous le nom de « Château Albatart »), qui a ouvert il y a environ un mois à deux pas de République, (Paris) a organisé des « portes ouvertes » ce week-end. L’occasion de découvrir un lieu étrange, qui n’a de « squat » que le nom et le statut juridique. Car en ce qui concerne l’état d’esprit, ce n’est pas ça : tout est fait pour inciter le chaland à la dépense. Et, beaucoup plus grave : certains des artistes exposés sont connus pour faire de la propagande conspirationniste et fasciste.

 


Première étrangeté : les « portes ouvertes » se font « sur donation ». Et la « donation » est très fortement incitée : un chien de garde à l’entrée, qui se proclame « maître des lieux » [1] (un squat avec un « maître » a-t-on déjà vu ça ? [2]) se charge de harceler les récalcitrants. Une fois à l’intérieur, le sentiment de malaise se prolonge. Pas un coin n’est épargné par la « branlette intellectuelle » : outre la « musique » industrielle qui mixe des sons stridants dans la première salle, les « créations » médiocres et formatées se suivent et se ressemblent.

L’espace est envahi par la marchandisation : pas une toile ou une pièce artisanale en dessous de 10 euros. Comme dans les vraies boutiques, bijoux, t-shirts et sweats sont estampillés « made in squatt », sorte de marque déposée ou de « Label rouge » destiné à créer une valeur ajoutée pour des produits ainsi certifiés « authentiques ». Et comme dans toutes les bonnes enseignes, on fait des promos pour les meilleurs consommateurs :

 


Il y a même des toiles qui font de la pub pour Bouygues :

 


Et jusqu’au logo du squat affiche un nom de marque, au point qu’on se demande si c’est de l’ironie :

 


Mais le pire reste à découvrir. Ce lieu semble être un lieu de rendez-vous idéal pour les militants de mouvements très douteux. Première alerte au bar, ou le nom du mouvement new age et technoscientiste Zeitgeist [3] occupe une bonne place :

 


On savait que par le passé, ce mouvement fumeux avait déjà tenté d’infiltrer les squats Macaq, sans grand succès heureusement [4]. Il semble que du côté de Château Pirate, Zeitgeist n’ait aucun problème à diffuser sa propagande.

Cependant, le pot-aux-roses se trouve à l’étage supérieur. Là, c’est le meilleur du pire des « artistes » conspirationnistes, voire purement et simplement fafs, qui exposent :

- Le dénommé Arkidinon (ou « Art qui dit non »), tout d’abord. Ce jeune graphiste s’est fait remarquer en octobre dernier en organisant un « festival Art qui dit non » à La Petite Rockette, en ouverture duquel était programmée une conférence du souverainiste de droite François Asselineau. Président du groupuscule Union Populaire Républicaine (UPR), ce dernier est un invité régulier de Radio Courtoisie, Radio Notre Dame ou Radio Ici et Maintenant, qui n’a pas hésité quelques mois plus tôt à donner une conférence au Local de Serge Ayoub, le rendez-vous des identitaires parisiens. Voici l’affiche de la conférence au Local, suivie de celle du rendez-vous à La Petite Rockette :

 



En accueillant Arkidinon et en exposant ses « créations », Château Pirate se rend donc complice de propagande en faveur de l’extrême droite. En effet, parmi les dessins exposés, se trouvait celui-ci, qui illustre bien le confusionnisme politique dans lequel baigne Arkidinon – et qui est typique des conspirationnistes :

 


Outre le nom de François Asselineau, on reconnaît sur ce dessin ceux de Pierre Jovanovic (animateur de la radio Ici et Maintenant, connu pour ses positions réactionnaires et conspirationnistes), Michel Collon (voir ici), Seb Musset (blogueur à l’ego démesuré, ex-soralien dont on se demande s’il a bien rompu avec ses premières amours politiques), Johan Livernette (« intellectuel » soralien et conspirationniste), Pierre Hillard (grand théoricien francophone du concept fumeux de « Nouvel ordre mondial », lui aussi intervenant régulier sur Radio Courtoisie et sur le site conspirationniste d’extrême droite Mecanopolis), Annie Lacroix-Riz (intellectuelle stalinienne qui donne des cours aux larouchistes, responsable du PRCF et proche du Comité Valmy, deux mouvements qui fricotent régulièrement avec les souverainistes de droite).

Comme d’habitude chez les conspis, ces noms sont mêlés, pour faire bonne mesure, à ceux d’intellectuels de gauche proches de ce qu’il est désormais convenu d’appeler « altermondialisme », et qui n’ont rien demandé à personne concernant ce fâcheux voisinage : Noam Chomsky, Naomi Klein, Serge Halimi, Daniel Mermet [5].

- Le dénommé Zéon, ensuite. Celui-là est encore plus malin, puisqu’il n’a exposé au Château Pirate que ses toiles les plus « soft », si l’on peut dire : un bébé Besancenot jouant dans un bac à sable sous l’œil attendri du médiacrate Jacques Attali, ou encore un Hugo Chavez se torchant les fesses avec le drapeau américain (et aussi, mais c’est plus discret, israëlien).

Car pour le reste, Zéon est un véritable propagandiste fasciste : il a ainsi conçu une affiche de promotion pour le dernier livre d’Alain Soral et fait ouvertement sur son site de la propagande pour Dieudonné et le Mouvement des Damnés de l’Impérialisme de Kemi Seba (dépeint en victime injuste de « sauce racisme », pour SOS-Racisme). Voici le genre d’horreurs qu’il est capable de pondre, sous couvert d’« antisionisme », et qu’il s’est bien gardé de donner à voir ce samedi :


Nos deux compères, qui exposaient côte-à-côte, étaient aussi accompagnés d’un dénommé Jinks Kunst Stencil, qui a en son temps fait la promo de la venue d’Asselineau à La Petite Rockette sur son site. Ils sont aussi proches de Maxy T, l’un des auteurs de la toile « Bouygues » mentionnée au début, et qui a exposé un ou deux dessins avec eux. Enfin, par un hasard heureux, le porteur d’un sweat « Militantvibes.com » se trouvait non loin. Il s’agissait sans doute d’un des animateurs de ce site, qui fait la promotion de… Zeitgeist et Arkidinon !

Si on ajoute à tout cela la présence dans les lieux d’une salle de massages « ayurvédiques », « shiatsu » ou « sensoriels » ; celle au quatrième étage d’un « espace de recherche universitaires et alternactive » accueillant des sociologues et anthropologues venus de Science Po, de Paris 1 ou du CNRS ; ou encore celle, toujours au quatrième, d’un hacker center, on obtient un bien curieux étrange dans lequel critique apparente du capitalisme et pratique outrancière du même capitalisme se mêlent à des délires mystiques pour le moins douteux.

Le Château Pirate : un « squat » à fuir absolument !


Marie-Anne Boutoleau.


Texte et photos distribués sous licence Creative Commons By-Nc-Sa.



 

[1] Plus tard, légèrement bousculé dans un mouvement de foule, ce vil personnage s’exclamera avec agressivité à l’adresse de la personne fautive : « Hé là ! On ne me bouscule pas, je suis le maître des lieux ! »

[2] Oui, à la Petite Rockette, autre squat d’« artistes », qui est géré, semble-t-il, par un « propriétaire ».

[3] Dont il a déjà été question sur Indy Paris et dans CQFD.

[4] Ils ont quand même pu y faire une séance de projection, comme l’indique ce témoignage dépité d’un militant de Zeitgeist (lien désactivé) : mouvement-zeitgeist.fr/index.php ?option=com_kunena&func=view&catid=118&id=13232&Itemid=345#13252

[5] Deux des noms cités restent à éclaircir : « Leap2020 », qui a l’air d’être un think tank européiste libéral et « Jacques Powell », dont aucune trace n’a pu être relevée sur le Net.

 

 

( Source : Paris indymedia )

Repost 0
Published by sous comite invisible bisontin - dans ANTIFASCISME
commenter cet article
20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 14:32

 

 

Incitations à la haine raciale et grandes marques gastronomiques comtoises détournées, le site internet du groupuscule d’extrême droite multiplie les dérapages.

 

 

  Montbéliard avait été quadrillée lors de la dernière manifestation du Front Comtois. Des organisations antiracistes s’étaient mobilisées. Archives ER


Le message du dénommé DFC remonte au 17 février et depuis, il n’a toujours pas été modéré sur le site du groupuscule d’extrême droite du Front Comtois. Réagissant à un soi-disant « appel au meurtre de Brigitte Bardot », le blogeur tient des propos incitant à la haine raciale et confessionnelle. Des propos intolérables, inqualifiables, insoutenables, répréhensibles bien évidemment par la loi, qui ne sont qu’un exemple parmi tant d’autres des dérives que relaie et entretient le site internet.
On imagine aussi la réaction de ces grandes marques de la gastronomie comtoise dont les noms ont été détournés pour réaliser une pub aux forts relents racistes. Des vins de Haute-Saône, une marque de cancoillotte du Haut-Doubs, la saucisse de Morteau d’une grande enseigne de distribution française, le mont- d’or et le morbier d’une maison réputée, autant de marques qui n’ont naturellement jamais fourni la moindre autorisation. La plupart des patrons que nous avons contactés se déclarent « scandalisés » et assurent qu’ils ne cautionnent pas du tout ce type de détournement. Elles n’adhèrent évidemment pas à la démarche et répètent avec insistance « n’avoir jamais été consultées ».
Ouverture d’une enquête pour incitation à la haine raciale
Né sur les cendres des « Jeunesses identitaires », dissoutes par décision de justice, le Front Comtois s’est récemment distingué par l’organisation de réunions qui ont entraîné un trouble à l’ordre public sur Montbéliard. L’association qui n’est pas interdite et qui bénéficie du soutien sans faille du Parti de France (extrême droite), n’est désormais plus la bienvenue dans la cité des Princes. Jacques Helias, le maire, envisageait d’ailleurs de lui refuser une salle que l’association sollicitait pour organiser un grand repas ce 19 février. La raison était évidente. La salle en question est située juste à côté de la mosquée provisoire montbéliardaise, ce qui, évidemment, aurait entraîné des vives tensions. Le Front Comtois a fait machine arrière et a annulé il y a une quinzaine de jours sa réservation.
Reste que les débordements qui s’expriment via le site internet de l’association ne peuvent que perdurer. En publiant de tels appels à la haine, le Front Comtois s’expose aujourd'hui à des poursuites. Plusieurs entreprises de la région dont le nom a été détourné pour la fausse publicité qui figure sur le site du groupuscule d’extrême droite envisagent d’ailleurs d’entamer prochainement des actions.
Thérèse Brunisso, la procureure de la République de Montbéliard signale qu’une plainte a été déposée contre l’association et son site internet par plusieurs associations et syndicats. Elle indiquait hier soir qu’elle venait également d’ouvrir contre le Front Comtois une enquête pour incitation à la haine raciale.


Alexandre POPLAVSKY

 


( SOURCE : Est Républicain )

 

 

 

Les membres du service d'ordre de SOS tout petit lors du rassemblement antifasciste à Besançon le 20 novembre 2010 sont pour la plupart membre de ce groupuscule néofasciste.

 

( voir les membres qui le composent : Linksunten Indymedia )  

 

 

 

 


http://linksunten.indymedia.org/de/system/files/images/338255204c.thumbnail.jpg 

 

 

 

 

 

 

 
 

Repost 0
Published by sous comite invisible bisontin - dans ANTIFASCISME
commenter cet article
17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 22:38

Pas de local néo-nazis à Lyon ! Rassemblement contre le Bunker Korps Lyon le 23 février, Nettoyons nos rues !

 

 

 

 

JPG - 41.4 ko

Cela fait plusieurs mois qu’un local, dit « culturel », permettant la propagation d’une propagande racialiste, ultra-autoritaire, fasciste, suprémaciste blanc et glorifiant l’histoire du IIIeme Reich, est ouverte et a pignon sur rue à Lyon. Le « Bunker Korps Lyon / Lyon Dissident », au fond de l’impasse de l’Asphalte dans le 7eme arrondissement (impasse perpendiculaire à la rue de Gerland, au numéro 22).

 


JPG - 31.7 ko
com’ de l’asso

Les individus animant ce local mettent en avant des convictions patriotiques, voir nationalistes tout en se défendant d’être assimilables à l’extrême-droite comme ils l’avancent sur leur blog. Par ce communiqué, qui les lie par ailleurs à deux autres locaux plus qu’ambigus en France : le Local à Paris, de la figure du fascisme violent Serge AYOUB , ainsi que la Vlaams Huis (Maison Flamande), local identitaire à Lille.

Un local pour propager leur idéologie nazi au sein de la jeunesse, en l’attirant pour la récupérer en leur proposant divers ativités. Entre autre, l’organisation de concerts et de soirées « d’avant-match » précédent les matchs de l’OL à domicile, Les groupes invités à jouer représentent la fine fleur de la scène « RAC » (Rock Against Communism), aux paroles enivrantes pour toutes personnes prêtes à mourir pour l’honneur de la nation ou tuer pour la pureté de la race. Ils proposent aussi des projections des match de l’Olmpique Lyonnais pour les IDS (hooligans interdit de stade), entrainements de freefight pour le combat, des repas, des anniversaires, des évènements pour récolter de l’argent (kermesse) ou des ventes de vêtements affichant des symboles ultra violent, pro-nazi… (les affiches sont sur leur blog).

Pour autant leur activité favorite reste le salut nazi accompagné de la formule « Heil Hitler » (voir la fin de cette vidéo pris lors d’un concert du groupe match retour en avril 2010) voir ici


I.S.D.o9 Lyon Frankreich - MyVideo

Ce local est loué et géré par l’association ROCK’N’GONES, qui utilise comme façade publique, pour les affiches et les communiqués, le nom de LYON-DISSIDENT. Déjà connu pour avoir tenté d’organiser un concert néo-nazi au Lyon’s Hall (salle de concert de Vaise, dans le 9eme arrondissement), le 15 novembre 2008, annulé grâce à une campagne d’information publique ( voir ici )

JPG - 52 ko
Blood and Honour/Combat

Derrière cette association se cache une organisation néo-nazi aux ramifications internationales nommée le Blood and Honour, qui localement se nomme le Blood and Honour Lugdunum. Créée dans les années 80 en Angleterre, cette association a pour but de promouvoir l’idéologie néo-nazi à travers la musique, des films, des activités culturelles ou des vêtements ( voir ici ). Connu pour ces actes de violence envers les personnes d’origines étrangères, et les militant-e-s politique adverses, ou pour l’organisation de nombreux attentats terroristes, à travers sa branche armée : le Combat 18 (1 = A pour Adolf - 8= H pour Hitler - position des lettres de l’alphabet numérotées = 18 pour Adolf Hitler) ( voir ici ).

Cette association est présidée par Renaud MANNHEIM, connu des service de police pour des antécédents judiciaires semblables, comme l’organisation d’un concert néo-nazis dans la campagne à 45km de Lyon en octobre 2009, affaire bien médiatisée. Lui même chanteur du groupe "identitaire" lyonnais match retour. Le trésorier de l’association n’est pas en reste, hooligan connu par la police pour ses actes de violence, José MAGALHAES avait agressé, en groupe, deux personnes d’origine étrangère à Lyon en juillet 2005.

JPG - 44.3 ko
1ere photo : membre de Rock’n’gones avec José Magalhaes et Rennaud Mannheim /2eme photo : membre de match re tour avec "Joebar" et Rennaud

Nous retrouvons d’ailleurs plusieurs membres de cette association dans différentes actions de terrain mené par les fascistes lyonnais ces derniers temps. Comme lors de l’agitation qui avait eu lieu contre la manifestation antifasciste organisée le 10 avril dernier, où on voit clairement le dénommé "Joebar" guitariste du groupe Match Retour, ainsi que des saluts nazis lors de cet évènement (très culturel pour le coup) :

JPG - 53.8 ko
1ere photo : Joebar/2eme photo : salut nazis lors de la même manif

Nous retrouvons, aussi, au premier rang de la manifestation d’extrême droite du 22 octobre, dite "anti-casseur" (anti-grève), Rennaud Mannheim, qui sera amicalement évacué par la police. Rappelons qu’aux abords de cette manifestation, ont eu lieu plusieurs agressions d’enfants d’origines maghrébine, ainsi que l’arrestation de 9 camarades antifascistes présents, alors que les fachos, identitaires, hooligans peuvent manifester librement :

JPG - 15.3 ko
R.Mannheim encadré

Nous retrouvons à nouveau "Joebar", avec ses amis du Blood and Honour Lugdunum, lors de la manifestation du 9 mai commémorant la mort d’un militant fasciste. Se trouve aussi sur ces photo, le dit "Malko" militant fasciste extrêmement violent, actuellement en prison pour les différentes agressions qu’il a commis. Manifestation traditionnelle de l’extrême droite radicale rassemblant les boneheads ("skinhead" raciste), identitaires de tout poil et autres groupuscules sans envergures :

JPG - 89.1 ko
"Malko" et "Joebar" à la manif du 9 mai à Paris

A présent que l’existence de ce local est rendue publique, différentes actions pour réclamer sa fermeture et la poursuite de ses dirigeants vont être engagées, et nous vous invitons toutes et tous à y participer.

Il est important, à l’heure actuelle, alors que les actions de l’extrême droite montent en flèche, que nous leur barrions la route. Ce genre d’initiative permet à ces nervis de se réunir et de mener collectivement une propagande dangereuse pour toute société humaine. La concentration d’autant d’idées violentes les mènent à mettre en commun leurs efforts par la pratique : les agressions. (voir ici et ici)

Il faut absolument détruire cette initiative qui a durée déjà trop longtemps

PAS DE FASCISTES DANS NOS QUARTIER, PAS DE QUARTIER POUR LEUR LOCAL !!! Un premier rassemblement est organisé par le collectif vigilance 69 (auquel nous participons) MERCREDI 23 FEVRIER à 18h30 devant la mairie du 7eme (métro Jean Macé)

JPG - 61.2 ko
Repost 0
Published by sous comite invisible bisontin - dans ANTIFASCISME
commenter cet article
17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 19:57

On publie ce texte , on a des photos dans le dossier transmis au laboratoire, le danger que représente les Nazis lyonnais.



Soixante cinq ans après la Libération de Lyon, nombreuses sont dans la ville les traces de cette

histoire douloureuse et héroïque des années sombres. C'est pourquoi, en 2010, le Centre d'Histoire

de la Résistance et de la Déportation a mis en ligne une carte très particulière. Elle cartographie les

traces de la terreur nazi mais aussi de la Résistance (lieux, évènements) :


www.carto2.lyon.fr/1939-1945/bg/config/lyon/


Le but étant de rendre l'histoire concrète pour les Lyonnais, de provoquer des réactions du type « cela s'est passé près de chez moi »... Malheureusement, à quelques pas de l'ancien local de la Gestapo avenue Bertelot (où des milliers d'hommes et de femmes ont été brutalisé-e-s, torturé-e-s, exécuté-e-s), un nouveau lieu d'actualité est dorénavant à ajouter à cette cartographie de l'absurdité nazie.


Lyon Dissident / Bunker Korps Lyon / Blood & Honour Lugdunum


En effet, début 2010, des néo-nazis ont ouvert un local « culturel » (sic!),  

nommé :


" Le Bunker Korps "


Lyon / Lyon Dissident » ( http://www.lyondissident.org), au fond de l'impasse de l'Asphalte dans le 7ème

arrondissement de Lyon (impasse perpendiculaire à la rue de Gerland à la hauteur du numéro 22), pour

promouvoir leur idéologie « White Power » et appeler à la « guerre raciale ». Les individus animant se

local mettent en avant des convictions patriotiques, voir nationalistes tout en se défendant d'être

assimilables à l'extrême-droite comme ils l'avancent sur leur blog. Les activités du local se concentrent

autour de l'organisation de concerts et de soirées « d'avant-match » précédent les matchs de l'OL à

domicile. Les groupes invités à jouer représentent la fine fleur de la scène « RAC » (Rock Against

Communism1). Ce lieu de part sa structure permet un bon nombre d’activités. Ainsi y sont projetés les

matchs de l’Olympique Lyonnais pour les IDS (interdit de stade), mais s’y produisent aussi des

entrainements de freefight, des repas, des anniversaires, des évènements pour récolter de l’argent, des kermesses, etc...

  ou des ventes de vêtements (affiches sur leur blog ou en annexe).


Pour autant leur activité favorite est le salut nazi accompagné de la formule

Heil Hitler » (voir la fin de cette vidéo pris lors d'un concert du groupe match

retour en avril 2010) :


http://www.myvideo.de/watch/7472315/I_S_D_o9_Lyon_Frankreich


Ce local est loué à des privés par l'association " ROCK'N'GONES ".


Cette association utilise comme paravent le nom LYON-DISSIDENT dans ses

communications et pour son site internet (dont le nom de domaine a

été acheté par un certain Théo Genin).

 

LYON-DISSIDENT s'était fait connaître du grand public pour avoir tenté d'organiser un concert néonazi le 15 novembre 2008 à Vaise, mais annulé suite à une campagne

d'information ( voir article Rebellyon " pas de concert néonazi à lyon"  )


La charmante association ROCK'N'GONES est présidée par Renaud MANNHEIM, déjà bien connu des services de police pour avoir notamment organisé un concert RAC en octobre 2009 à proximité de Lyon qui avait réunit près de 150 néo-nazis dont certains originaires d'Italie, de Suisse et d'Allemagne

(cf.annexe).


Le trésorier de cette association, José MAGALHAES, a déjà fait parlé de lui pour son implication dans une agression raciste courageuse à dix conte deux (un magrébin et un asiatique) sur le quai Saint Vincent à Lyon 1er une nuit de juillet 2005. Il était en compagnie de joyeux spécimens,

comme Danny GENTILHOMME (avec à son palmarès plusieurs condamnations à des peines de prison et d'interdiction de stade pour des ratonnades).


C'est ainsi que, depuis avril 2010 de nombreux concerts sont organisés dans ce local, avec des groupes de la mouvance néo-nazie (voir affiches et liens en annexe). Pourtant, sur le site de LYON-DISSIDENT, le leader Renaud MANNHEIM dément tout rapprochement avec le milieu néo-nazi et se targue de défendre un patriotisme académique...


Pour le détail on note que le numéro de téléphone indiqué sur les affiches/flyers de LYON-DISSIDENT est le même que sur certains anciens flyers du Blood & Honour Lugdunum, ainsi que son adresse mail personnelle m atchretour @ yahoo.fr . Et à qui est attribué ce numéro de téléphone ? A Renaud MANNHEIM bien sûr !

 

De plus si l'on fait une recherche sur le site facebook à l'aide de cette adresse mail(matchretour@yahoo.fr), on découvre le profil virtuel de Mr Mannheim.


À gauche une affiche annonçant une kermesse au local Lyon Dissident en juillet 2010, à droite une affiche pour un concert commémoratif en l'honneur de Iann Stuart Donalson, fondateur du groupusculeBlood & Honour mort en 1994 dans un accident de voiture.


Les amitiés de Lyon Dissident C'est au travers de ce communiqué que les militants néo-nazis lyonnais ont officialisé leur coopération avec « Le Local » parisien et la « Vlaams Huis » lilloise.

 

« Le Local » n'est pas tenu par n'importe qui, puisqu'il s'agit d'une figure de l'extrême-droite radicale (et néonazie) : Serge Ayoub.


Politiquement, le peu de discrétion de ses compagnons lyonnais devraient grandement l'agacer, lui qui fait tout pour lisser son image et laisser au passé ses années « batskin » (surnom qui lui colle toujours à la peau) et ratonnades.


http://lelocal92.over-blog.com


http://www.3emevoie.org


http://www.vlaams-huis.com


http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2010/10/09/les-projets-syndicaux-dun-ancien-chef-skinhead


 

 http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2010/04/13/lextreme-droite-radicale-tente-une-sortie-sur-le-socialle-9-mai/


L'agitation lors de la manifestation anti-raciste du 10 avril :

 

Hooligans, Mouvance Identitaire et néo - nazie on retrouve sur cette photo le surnommé « joebar» guitariste du groupe Match Retour : Le jeune homme avec une casquette et un blouson kaki type « bomber » tout à gauche de cette photo.


Il fut arrêté également lors du rassemblement hooligans/extrême-droite du 22 octobre dernier venu « chasser les casseurs ».


Kiss-in à Saint-Jean, 18 Mai 2010 :


Lors d'un rassemblement organisé par un ensemble d'associations gay et lesbiennes dans le quartier Saint-Jean sur le parvis de l'église, l'extrême-droite a voulu se faire passer pour les défenseurs de l'Eglise Catholique au cri de

« cathophobie ça suffit ! ».


Mais on a pu y retrouver là encore des hooligans et des individus de la mouvance néo-nazie, représentée là encore, comme le montre la photo ci-dessus, par 

« joebar », en retrait derrière l'individu levant les deux bras sur la photo de droite.


Pour l'occasion de nombreux hooligans interdits de stade se sont voulus défenseurs de l'ordre et auxiliaires de police. Les mêmes qui affectionnent le slogan « ACAB » (pour All Cops Are Bastards) en le portant sur t-shirts ou tatouages. L'individu marqué d'un cercle rouge n'est autre que Mr Renaud MANNHEIM, président de l'association Rock ' N ' Gones.

 

 

Manifestation du 9 mai 2010 à Paris :


Lors de l'habituelle commémoration pour Sébastient Dezieu ( http://www.c9m.net/index2.html /http://www.3emevoie.org/c9m/ ), On a pu voir 2 grouspuscules néo-nazis dévoiler leur alliance.

 
D'un côté le Blood & Honour Lugdunum / Lyon Dissident / Bunker Korps Lyon et le Radikal Korps (Blood & Honour de Franche Comté) et défiler à Paris.


Radikal Korps avec le drapeau à gauche et Bunker Korps Lyon avec le drapeau de lyon à
droite, unis et présents par la poignée de main pour Sébastien Deyzieu.

 

On retrouve sur ces photos l'homme qui est partout : « joebar », toujours avec sa casquette et son bomber de marque scholt couleur kaki. A noter que la tête de mort utilisée pour leur

« bâche » n'est pas anodine : il s'agit de la Totenkopf, emblême des SS ayant en charge l'encadrement des camps de concentration et d'extermination.

Lyon Dissident et le milieu hooligan lyonnais.


Le stade de Gerland a toujours été un vivier pour l'extrême-droite. Ont peu voir ici des photomontages du très connu club de supporters Bad Gones 1987. Ces montages datent du début du groupe . Depuis, le groupe, de par son institutionalisation, s'est un peu assagit.


 Suite à cet assagissement des Bad Gones, les hooligans et les éléments les plus politiques du virage nord migreront en partie au virage sud pour aller grossir les rangs des supporters « indépendants » et hooligans.

 

A notre connaissance plusieurs membres du B&H lugdunum sont des habitués des Bad Gones, des proches des « anciens » et fondateurs du groupe de supporter pour beaucoup marqués par un fervant nationalisme.

 

Ces 5 dernières années, la mouvance « indep' » et hooligan a pris une non négligeable importance, notamment chez les jeunes supporters. Même si tout hooligan n'est pas un néo-nazi, bon nombre de « hools » lyonnais sont, au minima, nationalistes.

 

Une tendance idéologique ayant jusqu'à présent fait le bonheur de la mouvance identitaire locale « rebeyne », leur servant surtout de gros bras si besoin comme en novembre 2004 place des jacobins à Lyon3. Bon nombre de troubles ou d'agressions (voir en annexe l'appel de la manifestation anti-raciste du 10 avril 2010) sur Lyon ces 3 dernières années sont le fait de jeunes hooligans, notamment l'auto-proclamée « Section Saint-Jean » menée par Mr Jonathan Chatain dit « malko », 22 ans, interdit de stade et très connus des services de police et de justice. Ce jeune, comme d'autres, s'est rapproché de Lyon Dissident et fréquente hardement le local (comme il est présent à toute les « actions de rue » citées plus haut).

 

Ces jeunes hooligans participent parfois en tant que « Service d'Ordre » aux rosaires de l'association catholique intégriste proche du Front National « SOS Tout Petit ». On les retrouve, tout comme leurs ainés, à la marche au flambeau du 8 décembre, organisée par l'association identitaire « Les petits Lyonnais ».

 

(http://lespetitslyonnais.hautetfort.com ).


 (http://ch.altermedia.info/gnral/les-ji-sont-passees-mais-la-turquie-ne-passera-pas_1092.html) " site d'extreme-droite "


http://www.youtube.com/watch?v=FEHrdIKm6uE


Photo de droite avec croix-celtique : http://www.football360.info/des-incidents-a-tignes-apres-le-matvcamical-lyon-servette-de-geneve/

 


Ne nous y trompons pas, les acteurs et sympathisants du milieu néo-nazi lyonnais ne sont pas encore au stade de représenter une menace « terroriste »...

mais l'histoire de l'extrême-droite est pleine d'exemples de dérives menant à des actions armées comme le montre L’étrange affaire de Saint-Andéol.


La cour d’Assises de Lyon juge du 8 au 12 février l’ancien militaire qui avait tué un gendarme en voulant voler des armes dans un stand de tir. Mais derrière ce fait divers, on découvre un groupuscule de jeunes extrémistes de droite.


Etonnant, le  27 juin 2007, Norbert Ambrosse, un gendarme de 38 ans, père de quatre enfants, est abattu par un cambrioleur qui tentait de pénétrer dans le stand de tir de Saint-Andéol-le-Château, un petit village situé à 25 km de Lyon.

 

Mais cette affaire n’est pas un simple fait divers qui a mal tourné. Et ce gendarme n’était pas là simplement parce que des voisins avaient entendu des bruits suspects. Au contraire, c’était une opération montée pour réaliser un flagrant délit.

 

Le tireur, Florent Morat, n’était pas non plus un délinquant ordinaire.
Né en juillet 1984, Florent Morat passe a priori une enfance sans histoires avec ses parents et ses deux frères dans leur villa de Saint-Andéol-le-Château. Mais il aura une adolescence difficile car il est complexé par son obésité.

 

Cet élève pas vraiment brillant et surtout turbulent doit changer plusieurs fois d’établissement avant de décrocher un BEP de chimie industrielle à 19 ans. Il va alors se découvrir une véritable passion pour les armes.


Ce qui lui permet de se valoriser auprès de ses copains. Mais il va déraper une première fois en mars 2003 pour des dégradations. Ce qui va lui valoir une première condamnation à un mois de prison avec sursis.

 

Six mois plus tard, il décide de s’engager dans l’armée au 3e régiment de parachutistes d’infanterie de Carcassonne.


Sa famille espère que cela va enfin lui offrir “un cadre“. Ce qui semble le cas au début. Très habile dans le maniement des armes, il obtient une qualification de tireur de précision dont il est très fier.


Puis il part faire un stage commando au Gabon. Mais ses supérieurs se plaignent vite de son immaturité et de son instabilité psychologique. Il est plusieurs fois sanctionné pour avoir volé des munitions, consommé de la drogue, “menti en service“... Il va finir par craquer et tenter de se suicider avant d’être rapatrié en France.


En juillet 2006, il se bat et sort une arme. Ce qui lui vaut une condamnation à 18 mois de prison dont 3 mois ferme par la Cour d’appel de Lyon. Du coup, il se retrouve incarcéré et l’armée l’exclut pour manquements graves à la probité et aux valeurs militaires.

 

A sa sortie de prison, il retrouve un job au Monoprix de Vaise et il accepte une cure de désintoxication à l’hôpital Lyon Sud.


 

 

“Faire taire les gauchos”

 


Mais en fait, il est toujours dans son “trip militariste“ qui vire rapidement en militantisme politique.

 

Au printemps 2007, il invite chez lui plusieurs jeunes qui se sentent proches des idées du Front National et qu'il a rencontrés avec son frère dans des associations réunissant des supporters de foot. Parmi eux, Alexandre Gabriac, alors responsable de la section jeune du Front National dans l’Isère.

 

Florent Morat leur sort le grand jeu en leur racontant ses “exploits“ militaires. Il affirme s’être battu, avoir vu “des scènes d’horreur“ et même avoir tué des ennemis au combat. En réalité, il en rajoute puisqu’il n’a pas dépassé le stade des stages commando. Puis il prend chacun en tête-à-tête, avec son frère, Adrien, pour leur présenter son projet : constituer un groupe paramilitaire pour “ faire taire les gauchos ” .

 

Il leur propose alors d'organiser des entraînements en forêt. Et il demande même à Gabriac si le FN ne pourrait pas les subventionner.

 

Ce dernier ne prend pas d’engagement mais promet d’étudier la question. Le petit groupe se prend alors au jeu. Ils seront au total sept garçons et filles, dont les deux frères Morat, à participer à des bivouacs dans les bois avec cours de self-defense et batailles au paint-ball.

 

Utilisant ses connaissances en chimie, il fabrique même des grenades avec des explosifs qu’il déclenche avec des téléphones portables trafiqués. Ce qui impressionne fortement ses amis.

 

Florent Morat envisage également d'équiper son petit groupe d’uniformes militaires, de
talkie-walkie, de jumelles à vision nocturne et surtout d’armes. De plus, alors qu'il vient de passer son permis de chasse au stand de Saint-Andéol-le-Château, il leur propose de voler dans ce stand de tir des fusils de chasse pour les transformer en ”armes de précision“.


Deux d’entre eux acceptent ainsi que son frère Adrien. Finalement, un de deux jeunes se défilera au dernier moment et sera remplacé par un copain qui va jouer la sentinelle. Le petit groupe prépare donc en secret son opération.

 

Florent Morat s’équipe d’un fusil de chasse, de deux grenades de sa fabrication, d'une lampe frontale, d’un couteau et de gants de cuir. Il reconnaîtra plus tard avoir été dans l’état d’esprit ”d’une opération.


 Alors qu’Alexandre Arnaud prend un pistolet et qu’Adrien Morat emporte
des outils. C’est lui qui ira en éclaireur découper le grillage pour permettre à ses complices de s’introduire sur le site du stand.


Trip commandomais Florent Morat est surveillé de près car son passé militaire et ses convictions extrémistes n’ont pas échappé aux Renseignements Généraux. Etait-il sur écoutes ? A-t-il été balancé par un de ses complices ? Ou les RG avaient-ils “infiltrés“ ce petit groupe ? En tout cas, la direction nationale des Renseignements Généraux est
avertie de leur projet de cambriolage. 

 

Le 22 juin, la veille de la date prévue, le commissaire Charles des Renseignements Généraux de Lyon et le colonel Valentini, patron des gendarmes du Rhône, mettent en place un plan dont l'exécution est confiée au commandant Ambrosse, chef du groupe d’intervention des  MPPE, les “militaires plus particulièrement entraînés”, qui va travailler avec le lieutenant Castanedo, adjoint du commandant de la compagnie de Givors.


A 20 h30, conseil de guerre à la gendarmerie de Givors où Ambrosse réunit une dernière fois ses hommes. A 23 h, ils sont tous en place autour du stand de tir. Mais ils vont devoir attendre encore une heure et demie avant d’entendre que les frères Morat et leurs deux complices débarquent.

 

Le commandant Ambrosse aperçoit une silhouette sur le toit du local des chasseurs. C’est Adrien Morat. Son frère Florent est planqué dans les fourrés,
armé d'un fusil et des balles Brenneke à fragmentation. “Top action” lance Ambrosse à ses gendarmes. Et il sort de sa cachette pour crier “ Halte gendarmerie ! ”. Mais Florent Morat lui tire aussitôt dessus. Et le gendarme s’écroule, mortellement blessé en pleine poitrine.

 

Un autre gendarme réplique alors avec son flash-ball mais il rate sa cible. Tenu en respect, Adrien est arrêté. Les trois autres cambrioleurs prennent la fuite. Les gendarmes
sillonnent le secteur.

 

Le guetteur, Alexandre Roussy, est interpellé alors qu’il rentre à pied à Givors. Le tireur,
Florent Morat, se fait coincer alors qu’il tente de rejoindre un ruisseau dans les landes de Montagny. Toujours
dans son trip commando, il tentait de s'éclipser sans laisser de traces...

D’ailleurs, il porte sur lui un t-shirt de son régiment de parachutiste.


Ball-trap


Au cours de sa garde à vue, il reconnaîtra la tentative de cambriolage mais affirmera avoir tiré par accident . En voulant s’enfuir, son doigt aurait heurté la détente de son arme équipée d’un système particulièrement sensible pour un déclenchement rapide. Mais les experts affirmeront que l’angle du tir ne confirme pas ses déclarations en soulignant qu'il s'agit au contraire d'un tir classique.

 

Pour le juge d’instruction chargé du dossier, Dominique Brault, c’est un acte volontaire. Et quand il l’interrogera sur ses stages d’entraînement, il estimera que ses amis “ont beaucoup exagéré“. Aujourd’hui, son avocate, Me Valérie Saniossian, refuse de s’exprimer,
affirmant avoir reçu des “consignes strictes de silence de la famille de Florent Morat”. Même réaction de Me Karine Monzat, avocate de son frère Adrien et des avocats de leurs deux complices.


Mais le plus étonnant dans cette histoire, c’est qu’il n’y avait pas d’armes à voler cette nuit de juin 2007 dans ce stand de tir où les chasseurs stockaient leurs fusils uniquement sur place en période de formation.

 

Si Florent Morat et ses trois complices avaient réussi leur cambriolage, ils n’auraient donc trouvé que les robots de ball-trap ! Un "détail" qui leur avait échappé. Mais les gendarmes de Givors étaient eux au courant car ils avaient rendu visite au stand quelques heures avant l’opération. Ils ont donc pris sciemment des risques pour ce flagrant délit en sachant qu’un des protagonistes était un ancien militaire. Et que tous les membres de ce groupuscule qui était identifié auraient pu être interpellés à leur domicile.

 

Volonté de leur hiérarchie de faire un beau "flag» ?

 

En tout cas, cette opération a coûté la vie à un gendarme de 38 ans. Et Florent Morat risque la perpétuité.

 

 

 

( SOURCE ARTICLE : LE LABORATOIRE )

 

 



LE FASCISME PUE

LE FASCISME TUE

 

VOUS AUSSI VOUS POUVEZ AGIR CONTRE LE FASCISME

EN TRANSMETTANT TOUTES INFOS UTILES D'IDENTIFICATION, DE RENSEIGNEMENTS DIVERS ET VARIÉS SUR DES INDIVIDUS DE LA MOUVANCE NÉONAZI ET D'EXTRÊME DROITE

EN CONTACTANT DES GROUPES ANTIFASCISTES RADICAUX PROCHE DE CHEZ VOUS

 


Repost 0
Published by sous comite invisible bisontin - dans ANTIFASCISME
commenter cet article
28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 14:02

 

        http://antifalsace.files.wordpress.com/2010/08/antifa_banniere_v2.jpg

 

Repost 0
Published by sous comite invisible bisontin - dans ANTIFASCISME
commenter cet article

Présentation

  • : offensive libertaire
  • offensive libertaire
  • : Actualités du mouvement anarchiste et antifasciste Bisontin. Infos sur les luttes sociales en France et dans le monde. Bonne visite à toi
  • Contact