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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 08:07




Mercredi, on apprenait que l'automobiliste soupçonné d'être le responsable du déraillement du RER C dimanche avait été mis en examen pour b"lssures involontaires aggravées par un état alcoolique, délit de fuite, défaut d'assurance et falsification, conduite sous l'emprise de stupéfiants, dégradations des voies et installations ferroviaires et défaut de maîtrise d'un véhicule.


A cette occasion, quelques médias nous ont donné une autre information le concernant.

C'était ce matin dans le journal de 6H30 sur Europe 1 :

(Source : Europe1)

« Il s'agit d'un chômeur de 20 ans mis en examen notamment pour blessures involontaires aggravées, délit de fuite et usage de faux. Il risque jusqu'à cinq ans de prison »

L'homme est un chômeur.

Hier, les sites internet de Capital, La Provence, L'Express, RMC, Le Point, La Nouvelle République, LCI ou Le JDD ont repris un paragraphe d'une dépêche de l'agence Reuters.

Le deuxième paragraphe de la dépêche Reuters est le suivant :

"Ce chômeur de 20 ans est poursuivi pour "blessures involontaires aggravées, défaut de maîtrise, délit de fuite, dégradations, usage de faux". Il encourt jusqu'à cinq ans de prison."

Les mots en un sens particulier suivant la façon dont ils sont utilisés.

Que l'homme mis en examen soit un chômeur est en fait. Que sa qualité de chômeur soit mise en avant de la liste des griefs et manquements à la loi qui lui sont reprochés est une façon de présenter les faits.

La présentation de l'agence Reuters est insidieuse. Elle implique que  le chômage soit une raison ou une circonstance aggravante des faits qui sont reprochés à ce justiciable.

S'il avait été agent de la brigade des stupéfiants ou moniteur d'auto-école, il aurait été légitime de citer sa profession au regard de certaines charges retenues à son encontre.

Mais là, pourquoi signifier sa qualité de chômeur si ce n'est pour enfoncer un clou ?

Etre chômeur est encore dans ce pays quelque part une tare. La façon dont la dépêche a été rédigée et reprise sans coupe semble le suggérer.

Pour ceux qui en douterait, on se souviendra qu'au moment de l'affaire des bébés congelés des époux Courjault, les médias n'avaient de cesse de faire remarquer que le mari était ingénieur. Le fait qu'un ingénieur, un homme éduqué et brillant, ait pu être naïf à ce point intriguait.

On ne prête qu'aux riches dit le dicton.

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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 07:33

Le syndicat Sud-Rail appelle les contrôleurs de la SNCF et les agents de police ferroviaire de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur à se mettre en grève la nuit de la Saint-Sylvestre.


L'appel à la grève est confirmé, il s'ajoute à la grève actuelle des conducteurs de train sur la région Paca (Sud Rail-CGT)", écrit Sud-Rail dans un communiqué publié mercredi, à la suite de négociations avortées avec la direction de la SNCF.

Mardi, le syndicat avait écrit que les agents de train redoutent les problèmes de sûreté inhérents à la nuit de la Saint-Sylvestre "et n'ont pas eu de réponse quant à la mise en place de renforts de sécurité pour cette nuit-là".

Les personnels dénoncent un manque d'effectifs "flagrant" et la dégradation de leurs conditions de travail.

Deux préavis de grève ont été déposés: un pour les contrôleurs, du 31 décembre au 2 janvier, et un pour les agents de police ferroviaire, du 31 décembre au 1er janvier à la mi-journée.

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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 07:28

Il est 13h30 quand au métro Varenne, à deux pas du ministère du Travail, des travailleurs se rassemblent. Tous sans-papiers. Et s'ils sont mobilisés ce mercredi, c'est parce qu'ils demandent à être régularisés par leur travail, pour enfin pouvoir bénéficier de leurs droits.

Depuis le 12 octobre, ils sont plus de 5.000 à faire grève. «C'est pour eux un moyen de faire pression sur les patrons qui feront à leur tour pression sur le gouvernement», explique René Marc Jilet, 45 ans, syndiqué à la CGT Massy. Selon lui, «les patrons ont besoin de ces salariés sans-papiers car ils ne trouvent pas de salariés efficaces qui font ces boulots durs».

Tous sont rassemblés devant le ministère de Xavier Darcos car ils estiment que lui seul est capable de régler ce problème, le ministre de l'Immigration refusant de parler des sans-papiers qui travaillent au noir.

«On bosse ici, on reste ici !»

Tambours chinois et djembes africains se répondent, pour faire le plus de bruit possible. Ils dansent et entonnent quelques solgans «on bosse ici, on vit ici, on cotiste ici, on reste ici !». La CGT attendait 1.500 travailleurs à la station de métro, à 14h30, ils sont en effet plusieurs centaines. Les travailleurs s'organisent et créent un cordon de sécurité pour contenir les personnes présentes sur le trottoir.

Ali (*) vient de Tunisie, Djerba exactement. En 2001, il s'installe en France et travaille dans des domaines assez différents : restauration, bâtiment, alimentation générale... En 2003, il se marie avec une Française dont il divorce en 2006. «La Préfecture m'a mis des bâtons dans les roues, ils pensaient que c'est un mariage blanc.». Aujourd'hui, il est là pour enfin avoir des droits. «Je veux pouvoir participer à la société française. Il y a par exemple des gens en France qui ont des papiers et qui n'ont même pas de logement. J'aimerais pouvoir les aider», déclare-t-il.

 

 

source : liberation.fr

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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 19:44
Les services américains de l’Otan ont créé, dans les linéaments de la guerre froide, un réseau souterrain d’agents, destiné à stopper le gars avec le couteau entre les http://img386.imageshack.us/img386/8052/chiencqfdvq2.gifdents tout en recyclant d’anciennes crapules fascistes. L’Italie offre l’exemple le plus flagrant de cette guerre clandestine : pendant plus de quarante ans, l’État italien, avec sa police, son armée et son extrême droite, a caché en son sein le Gladio («glaive»), une officine secrète employant tous les coups tordus de la déstabilisation pour contrer les mouvements sociaux et renforcer l’appareil répressif (loi Reale, loi Cossiga), y compris en préparant la possibilité d’un coup d’État autoritaire. Les «gladiateurs» étaient recrutés parmi des types qui feraient passer les phalanges de l’Ordre noir pour des enfants de chœur : jusqu’auboutistes de la République de Saló, activistes néonazis, ultras de l’armée et des carabinieri.


Le secret fut bien gardé jusqu’à ce que le président italien Andreotti rende un rapport officiel (1990) sur l’existence de cette structure, tout en cherchant à la dédouaner, et à se dédouaner, de ses actes les plus nauséabonds. En janvier 2006, le département d’État US admettait à son tour l’existence de l’Excalibur italienne tout en niant son implication dans des opérations false flag, c’est-à-dire des actions «sous faux pavillon» imputées perfidement à la gauche extraparlementaire. Pourtant, selon l’aveu du colonel Oswald Le Winter, ancien officier traitant du Gladio au sein de la CIA, les protocoles de l’Otan stipulaient clairement l’impunité pour les agissements des barbouzes fascistes. Otan qui prodiguait aussi financements, salaires, entraînements à la guerre révolutionnaire, armes dans un plan général de maintien de l’hégémonie américaine et de stratégie antisubversive. Qui va manipuler qui ? Les activistes néonazis vont donner l’impression d’agir comme des marionnettes autonomes alors qu’elles sont enchevillées avec les services secrets italiens, eux-mêmes en liaison constante avec les services ricains. Sans entrer dans des détails d’intrigues qui pourraient alimenter des dizaines de thrillers politiques, les opérations liées au Gladio furent les plus sanglantes et spectaculaires de la guerre contre-insurrectionnelle des années 70.

Le premier acte terroriste d’envergure intervint après l’«automne chaud» de 1969, durant lequel de grandes grèves ouvrières touchèrent les villes du Nord de l’Italie. À Turin, les ouvriers de la Fiat menaient depuis le mois de mai des grèves «articulées» entre secteurs et «tournantes» entre les ateliers afin de maintenir la pression la plus forte sur le patronat. Ces grèves sauvages, autonomes des bureaucraties syndicales et des appareils de gauche, développaient également des pratiques d’autoréduction et d’appropriation directe de marchandises et de services, comme les transports en commun et les loyers. C’est dans ce climat que la bombe de la Piazza Fontana va éclater. Le 12 décembre, le hall de la Banque de l’Agriculture à Milan explose. Bilan 18 morts et 80 blessés. Aussitôt l’enquête est réorientée des militants néonazis vers la piste anarchiste après traficotage des preuves les plus évidentes par les services secrets. Dans un tract («Le Reichstag brûle-t-il ?») distribué sept jours plus tard, des situationnistes italiens analysent les enjeux de cet imbroglio. Selon eux, ces attentats fournissent un prétexte commode «pour instaurer l’état de siège sur toute la société» et de dénoncer clairement la tentative d’«impliquer les anarchistes dans un scénario policier». L’anarchiste Pinelli est défénestré des locaux de la police et son camarade Valpreda, désigné comme coupable par délation, fera trois ans de prison avant d’être définitivement innocenté en… 1985.

Près de trente ans après cette période, le traumatisme du «terrorisme rouge» permet toujours à l’État italien de s’interdire l’amnistie de ces années-là. Pourtant — de la tentative de coup d’État fasciste du prince noir Borghese au massacre de la gare de Bologne (86 morts), en passant par la révélation de l’existence de la loge P2, vrai centre occulte du pouvoir en Italie et principal auxiliaire de la CIA, sans parler des questionnements sur l’Affaire Moro [Dans un documentaire récent, Steve Pieczenik, ancien membre du département d’État américain, reconnaît avoir saboté les négociations de libération d’Aldo Moro afin d’éviter le compromis historique entre Démocratie chrétienne et Parti communiste] —, les deux tiers des violences «illégales» commises de 69 à 80 furent imputables à l’extrême droite, c’est-à-dire aux services secrets, sous la tutelle du pacte atlantique.

SOURCE: (JURA LIBERTAIRE) http://juralibertaire.over-blog.com/

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