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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 22:17

 

Ceci est une carte interactive avec les différents campements et actions prévues à travers le monde pour exiger une "réelle démocratie".

 

http://www.thetechnoant.info/campmap/frame.php

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 03:31

 

Manuel Gari, membre de la rédaction de Viento Sur, écrit ce 22 mai 2011, dans une contribution intitulée «Demain commence le 15-Mai»:«L’irruption en pleine campagne électorale pour les assemblées communales et régionales d’un ample mouvement qui revendique sur la place publique ce qui est évident a un premier effet: il a bousculé les paramètres du «débat» politique traditionnel dans notre pays. Et ce qui est le plus important, il a rompu le sortilège de la démobilisation sociale dans laquelle nous semblions emprisonnés, sans remèdes. […]  Le mal-être s’est transformé en indignation.

L’indignation s’est mise en marche sous la forme d’une action politique collective le 15 mai. Des exemples proches existaient, comme les mobilisations des «Jeunes sans avenir» [sans logement, sans boulot, sans retraite, mais cependant sans peur – voir la traduction de leur plateforme à la fin de l’entretien avec Jaime Pastor]. 

Néanmoins, ces précédents ont été ignorés par les analystes et les décideurs. Et ce que les dirigeants politiques et leurs intellectuels organiques n’arrivaient pas à comprendre c’est que la force motrice de la mobilisation ne résidait pas tellement dans un éventail de revendications qui existaient antérieurement, mais dans la nécessité et l’objectif de récupérer la dignité. Parce que c’est de dignité qu’il s’agit.

C’est ici que s’établit le lien place del Sol (à Madrid) et place Tahrir (au Caire): la dignité d’une jeunesse qui n’a pas d’avenir et agit aussi en notre nom, y compris ceux qui dans notre activité militante avons plus de passé que d’avenir.»

Après avoir souligné les différences et les similitudes entre les deux côtés de la Méditerranée, Manuel Gari indique «qu’un ample secteur de la société se sent maltraité et escroqué. Il a été le témoin silencieux d’un débat politique sectaire des partis, d’une corruption sans limites, de l’action d’un pouvoir judiciaire pour lequel la fin du franquisme n’a pas encore eu lieu, d’un PP (Parti populaire) qui annonce, à partir d’un discours vide, une nouvelle ère pour l’Espagne s’il la gouverne et d’un PSOE qui a perdu la crédibilité et son honneur en appliquant les politiques d’ajustement que lui dictaient les marchés, c’est-à-dire le capital.

La société a été expropriée et, en particulier, la jeunesse qui majoritairement ne peut même pas perdre des droits sociaux puisqu’elle ne les a jamais acquis et à laquelle on propose cyniquement comme «voie de sortie» qu’elle devienne une partie du secteur des «entrepreneurs» […]. Le mouvement du 15 Mai (15-M) pose des questions centrales: Qui doit payer la crise? Comment et par qui les décisions collectives doivent être prises dans une société démocratique? Questions qui résument le contenu social et politique de ladite spanish revolution, sous une formule ingénue et exagérée.»

Nous reviendrons sur cette contribution de Manuel Gari. Nous nous limiterons, en ce 22 mai 2011, de citer sa conclusion: «Le 23 mai 2011 commencera une nouvelle étape du mouvement du 15-M dans un contexte où dans toutes les municipalités et les régions la politique d’ajustement  antisociale va se renforcer et où les politiques gouvernementales vont être déterminées par des nouvelles exigences régressives du Pacte pour l’euro. Le futur du mouvement «Démocratie réelle, maintenant» dépendra de sa capacité à offrir des réponses alternatives, à établir des alliances sociales amples, à dessiner des scénarios en relation avec les partis et à résoudre des nouveaux problèmes d’organisation qui permettent un fonctionnement stable, unitaire et pluraliste, quartier par quartier, bourgade par bourgade.

Le résultat est incertain, mais le défi consiste à chercher à maintenir et renforcer l’esprit de place del Sol […] et de toutes ces places, ce qui est une aventure qui vaut la peine d’entreprendre.» 



Maintenant, la parole à un autre membre la rédaction de Viento Sur: Jaime Pastor.

Pouvons-nous déjà parler, en ce 20 mai 2011, d’un Mouvement du 15 mai? Comment le saut se fait-il entre une simple manifestation et un campement?

Jaime Pastor: Peut-être est-ce trop tôt pour le dire, mais je crois que oui, qu’effectivement les manifestations qui ont eu lieu dans plus de cinquante villes et les campements qui ont suivi sur les principales places de beaucoup de villes constituent un «Evénement fondateur» d’un nouveau type de mouvement social ouvrant des perspectives dans la durée. Toutes ces manifestations expriment une indignation collective face aux conséquences négatives de la crise pour une majorité sociale qui ne s’en sent par responsable.

Lors de «sauts» tels que ceux qui viennent de se produire entre manifestation et campement, les motivations peuvent être concrètes. Dans le cas de Madrid, par exemple, les arrestations qui ont eu lieu à la fin de la manifestation de dimanche passé (15 mai) ont conduit un groupe de personne à camper à la Puerta del Sol afin d’exiger la remise en liberté de leurs camarades. Ensuite, c’est le démantèlement du campement par la police qui a provoqué une nouvelle occupation et un nouveau campement le jour suivant et ainsi de suite.

Mais il y a sans doute également des facteurs généraux tels que l’«effet émulation ou contagion» qui jouent.On voit cela dans les comparaisons qui sont faites avec le symbolisme de la place Tahrir au Caire (tout en étant reconnue la différence de situation due au fait qu’il s’agissait pour les Egyptiens de faire tomber une dictature) et dans le fait que l’initiative de Madrid a agi comme une stimulation pour que les gens mobilisés dans d’autres villes expriment leur solidarité. Il s’agit ainsi d’occuper l’espace public dans des lieux spécialement symboliques.

Quelles peuvent être les causes de l’indignation de ces personnes?

 

J.P.: Il est difficile de généraliser, mais je crois que la cause la plus commune c’est la perception de l’injustice que suppose la réponse donnée par les grands partis à la crise systémique – financière, économique, sociale…– par ceux qui considèrent la «classe politique» comme étant corrompue et au service des grands pouvoirs économiques. Les gens voient que l’on fait payer la facture de la crise par ceux qui ne l’ont pas provoquée, à savoir les jeunes, les femmes, les personnes âgées et les immigrants, au moyen de graves coupes dans les droits sociaux fondamentaux. Le slogan de la plate-forme qui a pris l’initiative de ces mobilisations est très significatif, «Démocratie Réelle, Tout de suite» : «Nous ne sommes par la marchandise des politiques et des banquiers».

De plus, si nous considérons le fait que ce sont les jeunes qui sont les protagonistes de ces événements, le slogan de «Jeunesse Sans Avenir», une autre plate-forme d’appel (voir sa traduction ci-dessous), est lui aussi très représentatif de l’indignation de ceux qui dénoncent leur situation de «sans maison, sans boulot, sans salaire », tout en ajoutant immédiatement «Sans Peur», afin d’exprimer leur volonté de sortir de la résignation et de la recherche de solutions individuelles à la crise.

Comment peut-on interpréter cela dans le contexte d’une campagne électorale?

 

J.P: Je crois que c’est précisément parce que cela se passe en plein dans cette campagne électorale (locales et régionales, le 22 mai 2001) que cela suppose aussi une expression de protestation face à certains discours de partis que les jeunes considèrent comme faisant beaucoup de promesses qui ne seront pas tenues par ceux qui parviendront au pouvoir. Cela reflète d’ailleurs aussi ce que montrent les enquêtes : la «classe politique» est très largement considérée comme étant l’un des principaux problèmes et, par conséquent, l’on assiste à une désaffection citoyenne non envers la démocratie en elle-même, mais envers la démocratie réellement existante. Les gens pensent que cette démocratie s’est peu à peu vidée de sa substance et que les grandes décisions se prennent hors des parlements et des institutions représentatives. Une phrase de l’un des manifestes peut résumer cela : «Notre démocratie est séquestrée. Nous voulons la liberté ».

Dans quelle mesure cela est-il en relation avec les événements qui se passent au niveau mondial?

J.P. : Depuis l’éclatement de la crise systémique et financière de fin 2008 nous assistons au développement inégal, mais croissant de mouvements de protestation dans différents pays du « nord » face aux réponses néolibérales qui sont données à la crise. Dans l’Union Européenne, nous avons les cas de la Grèce, de la France, de la Grande-Bretagne et du Portugal. Nous avons aussi le cas, jusqu’à maintenant exceptionnel, de l’Islande, qui, à travers deux référendums, a refusé le paiement de la dette générée par une banque privée qui a fait faillite en raison de son propre «aventurisme» spéculatif. C’est pour cela que nous avons aussi vu des slogans tels que «l’Espagne debout, c’est une Islande» ou «Nous voulons être islandais».

Et, enfin, nous avons l’exemple de la révolte du monde arabe et du rôle joué par la jeunesse, à travers l’usage intensif et généralisé des nouvelles technologies de la communication. Sans doute cela a-t-il influé aussi sur nos propres réseaux sociaux qui se sont alors mis à préparer les mobilisations du 15mai passé.

Les mobilisations autour du 15 mai ont été appelées principalement par des réseaux sociaux sur l’internet. Dans quelle mesure l’internet change-t-il le panorama des mobilisations politiques?

 

J.P.: Manifestement, ces réseaux constituent une révolution dans la contre-information et la communication qui aident à contrecarrer les informations et l’opinion publiées dans les médias traditionnels et à diffuser leurs propres informations avec une rapidité et une économie de temps impensable par le passé. Ces réseaux permettent une coordination entre les militants très supérieure à ce qui existait jusqu’ici et font entrevoir la possibilité d’un fonctionnement plus démocratique et plus horizontal. Enfin, ils contribuent à faire plus facilement le pas entre l’espace virtuel et la réalité au moyen de la diffusion rapide des initiatives de rue et des répliques immédiates données aux réponses venant des autorités.

Que pensez-vous de la manière dont ces mobilisations sont couvertes par les médias traditionnels?

J.P.: Jusqu’au 15 mai dernier, il y a eu un silence quasi-total autour de ce qui se préparait à travers les réseaux sociaux, mais il est évident qu’il y a eu un changement d’attitude dès le jour qui a suivi, lorsqu’on a vu la légitimation sociale que les jeunes avaient obtenue et constaté l’écho massif rencontré dans les rues.

Mais il y a aussi des tentatives claires de montrer déjà les faiblesses présumées de ce mouvement. Son hétérogénéité (réelle mais logique et non négative en elle-même), sa possible manipulation par l’un ou l’autre parti (ce qui renvoie aux théories conspirationnistes en vogue qui prétendent nier les motifs réels de la protestation), l’existence de secteurs «antisystème» (utilisant cela comme une disqualification alors que nous avons vu des slogans comme «C’est le système qui est antipersonnel») ou «violents » (alors que l’on voit que l’option clairement majoritaire est la désobéissance civile non-violente).

Cependant, il y a aussi des médias (spécialement certaines radios) qui donnent la parole aux porte-parole des réseaux d’appel ou à des analystes qui contribuent à la compréhension de ce qui est en train de se passer. C’est quelque chose d’important qui peut aider les gens à chercher des réponses différentes de celles que les grands partis offrent sur le sujet de la démocratie réellement existante et sur la crise.

Pour finir, nous aimerions vous demander quels sont les effets possibles de ces mobilisations à long- comme à court-terme?

 

J.P.: Un effet important est déjà la construction d’une nouvelle subjectivité commune, plurielle et créative, propre aux gens qui participent à ces mobilisations. Cela est en soi déjà positif pour toutes ces personnes, puisque cela suppose que l’on sort de la paralysie et que l’on cesse de croire qu’il n’y a rien d’autre à faire face à la crise qu’aller voter ou non pour l’un ou l’autre parti le 22 mai.

L’effervescence collective que l’on est en train de vivre ces jours, le sentiment de se sentir faire partie d’un mouvement si étendu et synchronisé dans tant de villes et avec des références à l’échelle internationale, avec un répertoire de messages et d’actions très larges et chaque fois plus créatif, tout cela aura sans doute un impact sur toutes ces personnes. De cette expérience peut surgir un nouveau cycle de mobilisations soutenues dans le temps et de plus en plus coordonnées, même s’il est évidemment fort probable que différents réseaux, discours et propositions vont commencer à s’exprimer publiquement et que les premières tensions vont surgir dans le mouvement. Mais ce dernier point dépendra aussi de l’attitude qu’auront les pouvoirs publics et de leurs tactiques de cooptation et/ou répression face aux revendications des différents secteurs du mouvement. (Traduction A l’Encontre)

* Jaime Pastor est professeur ordinaire de Sciences Politiques. Il fait partie de la rédaction de Viento Sur.

(Source: A l'encontre)

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 02:59

 

 

Comme pour les révolutions tunisienne ou égyptienne, c’est sur la Toile que le mouvement des “jeunes indignés”, qui occupe la place de la Puerta del Sol à Madrid depuis le 15 mai, a commencé à se rassembler et continue de s’organiser.

Twitter, Facebook, les agrégateurs de contenus ou les forums sont devenus les principaux relais de la grogne sociale espagnole, devant les médias de masse.

Le site officiel du “mouvement du 15-M”, Toma la plaza, permet de connaître les dernières actions, communiqués et revendications de la mobilisation qui, après être partie de la capitale, s’étend aujourd’hui à une soixantaine de villes du pays.

Le site de plate-forme à l’origine du mouvement, “Democracia Real Ya” (”Une vraie démocratie, maintenant”), livre d’autres informations.

Le blog Trending Topics du quotidien El Pais livre aussi de nombreuses pistes pour suivre en temps réel ce mouvement en effervescence, qui fourmille d’idées pour mener une bataille basée sur la communication : les hashtags sur Twitter constamment renouvelés afin d’être référencés au maximum par le site de microblogging (#democraciarealya, #spanishrevolution, #acampadasol, #nonosvamos, #yeswecamp),

La page Facebook de la mobilisation que suivent près de 120 000 personnes,

les documents collaboratifs comme le manifeste du mouvement que tous peuvent signer

ou la carte des sites occupés,

les photos du mouvement actualisées chaque jour notamment sur le site FlickR 

ou encore l’actualité des blogs.

 

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 02:07

Une web-TV a été crée pour assister en direct à ce qui se passe en Espagne à Madrid étant donné que nos médias français pratiquent une censure honteuse sur le vent de révolte qui souffle dans une cinquantaine de villes espagnoles:

 

 

 


 

 

Madrid le 15 mai, un mouvement de protestation sociale surprend l’Espagne en pleine campagne électorale.


Qualifiée de "génération perduepar le Fonds monétaire international, la jeunesse espagnole montre qu’elle ne s’est pas endormie. Depuis le 15 mai, ils sont des centaines de milliers dans la rue, avec pour mot d’ordre : « Nous ne sommes pas des marchandises aux mains des politiques et des banquiers ». Face aux mesures d’austérité, la révolte gronde...

 

 

 



 

 

 

 

 

 

Grandes manifestations le 15 mai, occupation de la Puerta del Sol à Madrid : après une longue période d'inaction face à la crise, les jeunes Espagnols ont investi la rue. Lancé à la veille d'élections locales, ce mouvement anti-système s'inspire de celui qui a fait tomber le gouvernement de Reykjavik en 2009.

 

Un matin d’octobre 2008, Hördur Torfason s’est rendu devant ce que les Islandais appellent l’Althing, le Parlement, situé dans la capitale Reykjavik. A l’époque, la Kaupthing, la plus grande banque du pays, avait déjà fait faillite, et le système financier islandais était à terre. Torfason, avec sa guitare, s’est emparé d’un micro et l’a ouvert pour permettre aux gens qui le souhaitaient d’exprimer leur mal-être face à la dégringolade de leur pays. Le samedi suivant, l’initiative de Torfason réunissait des dizaines de personnes au même endroit.

Cet automne-là, grâce à tous ces samedis de mobilisation autour du mouvement Voix du Peuple, les Islandais ont fini par obtenir la dissolution du Parlement et l’organisation d’élections, le 23 janvier suivant. Ce qu’ils ne savaient pas, c’est que leur cri citoyen serait repris par des milliers de manifestants réunis dans de nombreuses villes d’Espagne dimanche 15 mai : "L’Espagne debout, une autre Islande","Notre modèle : l’Islande", voici quelques-uns des slogans scandés dimanche dernier.

 500 organisations ralliées sans véritable fil conducteur


Les Islandais n’en sont pas restés là. Ils ont ébranlé les fondations du gouvernement, poursuivi les banquiers qui les avaient conduits à la banqueroute et ont dit "non" par référendum [en mars 2010 et en avril 2011] au remboursement au Royaume-Uni et aux Pays-Bas de la dette de 4 milliards d’euros [cumulée par la banque Icesave]. Mieux encore : ils ont formé une assemblée de 25 citoyens élus chargée de mener une réforme constitutionnelle. Une révolution silencieuse, parallèlement à l’ultramédiatisation de ces révoltes arabes que l’indomptable voix des réseaux sociaux avait sauvées de l’oubli.

Mais ce n’est pas seulement d’Islande, un pays de 320 000 habitants, que viennent ceux qui en appellent à une véritable démocratie. Ici en Espagne, l’organisation qui chapeaute les mobilisations, baptisée ¡Democracia Real Ya! [La vraie démocratie, maintenant !], a formulé une proposition en 40 points, qui vont du contrôle de l’absentéisme des parlementaires à la réduction des dépenses militaires, en passant par l’abrogation de la loi Sinde [contre le téléchargement illégal, notamment].

A cette fédération se sont déjà ralliées près de 500 organisations de tous les secteurs. Mais pas un seul parti politique. Ni un syndicat. Les cortèges se multiplient sans véritable fil conducteur, comme c’était le cas, à l’époque, pour ceux qui allaient se rassembler sous l’étendard de l’antimondialisation ou de l’altermondialisme (Attac soutient les manifestations espagnoles) et qui aujourd’hui, dix ans après leur adhésion au Forum social mondial de Porto Alegre (Brésil), évoluent dans un contexte plus modeste que lorsqu’ils affrontaient le très élitiste Forum économique mondial de Davos.

"Quand on sera grands, on sera Islandais!"


Et tout cela se fait aujourd’hui à une vitesse fulgurante grâce à Internet, qui amplifie l’écho du mécontentement, et qui, déjà, avait ouvert la voie du cyberactivisme à des collectifs comme celui des Anonymous, qui s’est fait connaître pendant la campagne de défense [du cofondateur de WikiLeaks] Julian Assange contre des gros groupes comme PayPal ou Visa.

Internet a aussi soutenu l’explosion des révoltes dans le monde arabe en leur permettant de contourner la censure des dictatures tunisienne et égyptienne. Des révolutions qui ont pris de l’ampleur, mûri, pendant que les jeunes Français, Italiens, Anglais et Grecs descendaient dans la rue pour s’opposer aux plans d’austérité sociale voulus par l’Europe pour enrayer la forte récession. L’Espagne, elle, attendait son heure.

Le premier mouvement est venu de Nolesvotes ["ne vote pas pour eux"], une initiative qui invite les électeurs à ne pas mettre dans les urnes un bulletin du PP, du PSOE ou de CiU, accusés de profiter de la loi électorale pour se maintenir au Parlement, avec des "niveaux de corruption alarmants en Espagne". Il y a eu ensuite les appels lancés au Parlement par des mouvements comme Avaaz ou Actuable, pour que les listes électorales excluent toute personnalité politique mise en cause dans des affaires. Et ce furent près de 2 000 jeunes qui, le 7 avril, ont participé aux marches de Juventud sin F [Jeunesse sans avenir], sorte de brouillon modeste de la clameur populaire qui devait exploser le 15 mai dans toutes ces villes d’Espagne.

"Quand on sera grands, on sera Islandais !"
, scandait l’un des animateurs de la manifestation du 15 mai devant un cortège de jeunes et de moins jeunes, de parents et d’enfants, d’étudiants et de travailleurs, de chômeurs et de retraités. Il a fallu bien des samedis à l’Islande pour que les citoyens obtiennent le changement qu’ils demandaient. Pour le moment, l’Espagne a eu un premier dimanche de mobilisation, puis un mardi – mais la route est sans doute encore longue.

(source: presseurop)

 


 

 

Sur La Puerta del Sol, célèbre place de Madrid, il plane comme un parfum de révolution de jasmin. Les premiers manifestants sont arrivés dimanche 15 mai, alors que le mouvement gagnait une trentaine d’autres villes espagnoles. Lundi, à l’aube, la police a démantelé le camp. Mais le lendemain les manifestants sont revenus plus nombreux. A Madrid, mais aussi à Barcelone, Bilbao, Córdoba, Valence, Séville, Saragosse ou Grenade, des centaines de milliers de jeunes, chômeurs, migrants, retraités, travailleurs précaires sont descendus dans la rue pour réclamer une Democracia Real Ya, « une vraie démocratie, maintenant ».

 

Un chômage à 21%


L’impression d’être une génération sacrifiée, condamnée à la précarité perpétuelle, a poussé nombre de jeunes à occuper les rues. Avec 4,2 millions de chômeurs, l’Espagne compte aujourd’hui le taux de sans emploi le plus élevé de l’Union européenne. Soit 21 % de la population active. Chez les moins de 30 ans, ce taux avoisine les 44 %. La crise économique frappe de plein fouet la jeunesse espagnole. Au point que le Fonds monétaire international (FMI) a récemment qualifié ces jeunes de « génération perdue ». Dans les cortèges, beaucoup sont des « Mileuroista », « ceux qui gagnent 1000 euros par mois », fatigués du chômage et de la corruption des politiques. « Vous prenez l’argent, nous prenons la rue », proclame une banderole dépliée sur la Puerta del Sol.

 

Les slogans montrent une certaine défiance envers le gouvernement. Les manifestants veulent « que les coupables de la crise paient ». Pas question pour ces Espagnols de payer la facture d’une crise financière qui n’est pas la leur mais « celle des banquiers et des politiques », selon les organisateurs du mouvement. L’austérité mise en place par le gouvernement depuis plusieurs mois, pour réduire à toute vitesse la dette du pays conformément aux injonctions de Bruxelles et du FMI, défait un à un les filets de la protection sociale. Le gouvernement socialiste de Zapatero opère une réduction drastique des dépenses publiques : les enseignants par exemple ont vu leur salaire réduit de 5 %.

 

Un mouvement structuré par les réseaux sociaux


Le ras-le-bol envers la classe politique se nourrit aussi d’affaires de corruption, impliquant des hommes politiques de gauche comme de droite. Sur les pancartes, les manifestants demandent la fin des privilèges de la classe politique et l’arrêt de la privatisation du secteur public, ainsi que de vrais moyens pour lutter contre la fraude fiscale et la fuite des grandes fortunes vers les paradis fiscaux. Des élections municipales et régionales partielles se tiennent le 22 mai prochain. Une « assemblée » s’est tenue jeudi 19 mai sur la place Puerta del Sol, au cours de laquelle ont été annoncées les principales revendications. Les manifestants appellent notamment à la réforme de la loi électorale en Espagne qui façonne le paysage politique du pays, le condamnant à une hégémonie du système bipartite, entre le PSOE (sociaux-démocrates) et le Parti populaire (droite), qui a montré ses limites.

 

 

L’assemblée demande que soit accordée la priorité aux droits fondamentaux des citoyens : droits au logement, au travail, à la culture, à la santé, à l’éducation, à la participation citoyenne, au libre développement personnel et à la consommation des biens nécessaires pour une vie saine et heureuse. Le mouvement exige la comptabilisation du vote blanc, la moralisation de la vie politique à travers l’adoption d’une loi sur la responsabilité politique, l’interdiction d’inscription sur les listes électorales pour les hommes politiques poursuivis en justice, et la prohibition du financement privé des partis politiques. Le slogan Democracia Real Ya prend tout son sens.

 

A la Une des journaux espagnols, le mouvement du 15 mai – surnommé « el movimiento 15-M » – a surpris. Spontané, dépourvu de signes politiques ou syndicaux, il s’est forgé dans les réseaux sociaux, dont Facebook et Twitter, et a été organisé par des « citoyens anonymes ». A la source de ce mouvement, on retrouve des collectifs comme Democracia real ya - une plateforme en ligne lancée par un groupe de blogueurs et d’internautes qui a réussi à agréger en quelques mois des dizaines d’associations, Toma la Plaza (Occupons la place) et Juventud sin futuro (Jeunesse sans avenir). Le mouvement, présenté comme citoyen, participatif et démocratique par les organisateurs de la marche du 15 mai, se poursuit par l’occupation permanente de l’espace public, des places et des rues.

 

Vers un naufrage de la gauche de gouvernement ?


Mais à l’approche des élections locales et régionales, cette mobilisation fait l’objet de mesures d’interdiction de la part de la commission électorale, qui estime que de telles manifestations risquent « de perturber la campagne électorale et la liberté des citoyens dans leur droit de vote ». Aucun appel formel à l’abstention ou au vote blanc n’a été lancé par le mouvement du 15 mai. Même si l’une des principales revendications de ces « indignés » est la fin du bipartisme.

Alors que la société civile espagnole sort de l’apathie, la gauche, au pouvoir, se prépare à un naufrage électoral le 22 mai. Les récentes réformes du gouvernement Zapatero ont, pour de nombreux analystes, démobilisé l’électorat de gauche. La mairie de Barcelone tenue par le Parti socialiste (PSOE) pourrait être perdue au profit des nationalistes catalans de Convergence et Union (CiU). La droite conservatrice du Parti populaire (PP) est donnée grande gagnante des scrutins de dimanche. Elle pourrait l’emporter dans des fiefs socialistes, comme la région de Castille-la-Manche. Un avant-goût des législatives prévues pour mars 2012 ? Les partis de gauche tentent de reprendre à leur compte le mouvement du 15 Mai. Et c’est peut-être Izquierda Unida (Gauche unie), la coalition ancrée à gauche du PSOE, qui pourrait profiter des retombées du mouvement.

 

Angela Merkel demande aux Espagnols de faire « des efforts » en tenant des propos scandaleux!


En Europe, on voit ce mouvement d’un très mauvais œil. A commencer par la chancelière allemande Angela Merkel, qui n’a pas hésiter à railler, en termes peu amènes, « les Européens du Sud peu travailleurs », le 17 mai lors d’une manifestation de son parti : « Il faudrait que dans des pays comme la Grèce, l’Espagne, le Portugal, on ne parte pas à la retraite plus tôt qu’en Allemagne, que tous fassent un peu les mêmes efforts, c’est important ». Outre-Rhin, l’âge de la retraite a été porté à 67 ans. Et les conseillers économiques du gouvernement allemand préconisent de le fixer progressivement à 68 ou 69 ans. « Nous ne pouvons pas avoir une monnaie commune et accepter le fait que certains aient beaucoup de vacances et d’autres très peu », a-t-elle ajouté.

 

Un ton et des propos qui ne devraient pas plaire à ceux qui se reconnaissent dans le Mouvement du 15 mai... Et allant à contrario des données d’Eurostat, publiées par le Wall Street Journal le 14 février, révélant que les Grecs ont la plus longue semaine de travail en Europe, avec une moyenne de 42 heures, suivis par les Espagnols et les Portugais avec 39 heures par semaine. Sans oublier l’inégalité des salaires : 2980 euros bruts en moyenne en Allemagne contre 2260 euros en Espagne.

Malgré la répression policière et les dizaines de comparutions immédiates pour « trouble de l’ordre public et atteinte aux biens publics », les sit-in persistent. Comme le conclut le manifeste du Mouvement du 15 mai : « c’est mieux de risquer et de perdre, que de perdre sans avoir risqué ».

(source : bastamag)


 


 

 

 

 

Voici une traduction en français, par le collectif lyonnais Rebellyon, du manifeste du mouvement ¡Democracia Real Ya! A l’initiative de plusieurs organisations sociales, d’associations citoyennes, des manifestations étaient organisées la journée 15 mai dernier sur les places des principales villes espagnoles pour protester contre les méthodes de gestion de la crise du gouvernement Zapatero.

MANIFESTE

DEMOCRACIA REAL YA !1 NO SOMOS MERCANCIA EN LAS MANOS DE LOS POLITICOS Y DE LOS BANQUEROS2

Nous sommes des per­son­nes ordi­nai­res. Nous sommes comme toi : des gens qui se lèvent tous les matins pour étudier, pour tra­vailler ou pour cher­cher un boulot, des gens qui ont une famille et des amis. Des gens qui tra­vaillent dur tous les jours pour vivre et donner un futur meilleur à celles et ceux qui les entou­rent.

Parmi nous, cer­tain-e-s se consi­dè­rent plus pro­gres­sis­tes, d’autres plus conser­va­teurs. Quelques un-e-s croyants, d’autres pas du tout. Quelques un-e-s ont des idéo­lo­gies très défi­nies, d’autres se consi­dè­rent apo­li­ti­ques. Mais nous sommes tous très préoc­cupé-e-s et indi­gné-es par la situa­tion poli­ti­que, économique et sociale autour de nous. Par la cor­rup­tion des poli­ti­ciens, entre­pre­neurs, ban­quiers… Par le manque de défense des hommes et femmes de la rue.

Cette situa­tion nous fait du mal quo­ti­dien­ne­ment ; mais, tous ensem­ble, nous pou­vons la ren­ver­ser. Le moment est venu de nous mettre au tra­vail, le moment de bâtir entre nous tous une société meilleure.

Dans ce but, nous sou­te­nons fer­me­ment les affir­ma­tions sui­van­tes :

L’égalité, le progrès, la solidarité, le libre accès à la culture, le développement écologique durable, le bien-être et le bonheur des personnes doivent être les priorités de chaque société avancée.

Des droits basiques doivent être garantis au sein de ces sociétés : le droit au logement, au travail, à la culture, à la santé, à l’éducation, à la participation, au libre développement personnel et le droit à la consommation des biens nécessaires pour une vie saine et heureuse.

Le fonctionnement actuel de notre système politique et gouvernemental ne répond pas à ces priorités et il devient un obstacle au progrès de l’humanité.

La démocratie part du peuple (demos = peuple et cracia = gouvernement), par conséquent le gouvernement doit être le peuple. Cependant, dans ce pays, la majorité de la classe politique ne nous écoute même pas. Ses fonctions devraient être de porter nos voix jusqu’aux institutions, en facilitant la participation politique des citoyens grâce à des voies de démocratie directe et aussi, de procurer le plus de bienfaits possibles à la majorité de la société. Et non pas, celles de s’enrichir et de prospérer à nos dépens, en suivant les ordres des pouvoirs économiques et en s’accrochant au pouvoir grâce à une dictature partitocratique menée par les sigles inamovibles du PPSOE3 .

Prends la rue le 15 mai !

La soif de pouvoir et son accumulation entre les mains de quelques-uns créent inégalités, crispations et injustices, ce qui mène à la violence, que nous refusons. Le modèle économique en vigueur, obsolète et antinaturel, coince le système social dans une spirale, qui se consomme par elle-même, enrichissant une minorité -le reste tombant dans la pauvreté. Jusqu’au malaise.

La volonté et le but du système sont l’accumulation d’argent, tout en la plaçant au-dessus de l’efficience et le bien-être de la société ; gaspillant nos ressources, détruisant la planète, générant du chômage et des consommateurs malheureux.

Nous, citoyens, faisons partie de l’engrenage d’une machine destinée à enrichir cette minorité qui ne connait même pas nos besoins. Nous sommes anonymes, mais, sans nous, rien de cela n’existerait, car nous faisons bouger le monde.

Si, en tant que société nous apprenons à ne pas confier notre avenir à une rentabilité économique abstraite qui ne tourne jamais à notre avantage, nous pourrons éliminer les abus et les carences que nous subissons tous.

Nous avons besoin d’une révolution éthique. On a placé l’argent au-dessus de l’Être Humain, alors qu’il faut le mettre à notre service. Nous sommes des personnes, pas des produits du marché. Je ne suis pas que ce que j’achète, pourquoi je l’achète ou à qui je l’achète.
A la vue de cela, je suis indi­gné/e.

Je crois que je peux chan­ger les choses.

Je crois que je peux aider.

Je sais que, tous ensem­ble, nous le pouvons.

Sors avec nous. C’est ton droit.

 


 

 

 

Voir également les différents articles sur le net :

 

En Espagne, la "génération perdue" se révolte contre les politiques et les banquiers

 

Ecoutons la révolte des jeunes espagnols

 

La révolte des indigné(e)s gagnera t'elle l'Europe ? 

 

 

 

VIVE LA RÉVOLTE INTERNATIONALE DU PEUPLE!

QUE CRÈVE LE SYSTÈME CAPITALISTE ET SA DÉMOCRATIE RÉSERVÉE AUX ÉLITES!

OUI AUX ASSEMBLÉES GÉNÉRALES SOUVERAINES!

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 01:31

 

La police a stoppé le meeting qu’il s’apprêtait à organiser à la place de l’indépendance pour l’exiler dans le département de la Sanaga-Maritime .

Après la place du gouvernement(Bonanjo), le carrefour ancienne direction des douanes, le rond point Deïdo, c’est au marché central que Mboua Massok Ma Batalong a été appréhendé hier lundi 18 avril 2011. Dans le cadre de l’acte IV des manifestations publiques organisées par la Nouvelle dynamique africaine (Nodyna) où il était question de dire “MoufDé” à Paul Biya afin qu’il “libère le pouvoir”, le président de la Nodyna a été stoppé dan son élan, en compagnie de ses lieutenants, par les éléments du commissariat de sécurité publique du IIè arrondissement de Douala.

Arrêtés, ils seront déportés dans l’arrondissement de Dizanguè, département de la Sanaga-Maritime , rompant ainsi avec le département du Nkam. D’après M. Muhammad, un fidèle compagnon de lutte de Mboua Massok, “Nous allons faire de la résistance jusqu’au bout. C’est en combattant pour que la paix et la véritable liberté soient observées au Cameroun. Notre combat vise l’érection d’une société camerounaise plus libre, plus démocratique et plus riche, où tout le monde a sa place”. Si les combattants Mboua Massok, Yon, Sapack et Aïcha seront conduits à Dizanguè, tel n’est pas le cas du camarade qui a été conduit dans une des cellules du commissariat de sécurité publique du 1er arrondissement.

Avant l’arrestation du “père des villes mortes”, dont les activités font trembler le pouvoir d’Etoudi, les gendarmes avaient assiégé le Pavillon du devoir national, qui sert de siège à la Nodyna , avec pour but de freiner les velléités contestataires de agitateur public au moment où le préfet du Wouri a interdit toute manifestation publique dans le département. C’est après un relâchement des bidasses commis à sa“surveillance rapprochée”, qui ont baissé la garde que le président de la Nodyna est arrivé au marché central de Douala.

Moins de dix minutes d’entretien avec les vendeurs à la sauvette et tenanciers des étals de médicaments au “ gazon ”, qui sont menacés de déguerpissement par le délégué du gouvernement, une escouade de la police surgit et met fin à une manifestation. Ainsi est étouffée dans l’œuf l’acte IV de la série des manifestations publiques de la Nodyna. D ’après M. Muhammad, “nous n’allons pas baisser les bras”

 

 

(Source: cameroonvoice.com)

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 00:01

 

Quelle est la différence entre ces révoltes dans le «monde arabe» et les révoltes précédentes en Amérique latine, en Grèce ou dans les banlieues françaises ? Quelle différence peut-il y avoir entre les luttes des prolétaires en Algérie, Tunisie, en Égypte, en Lybie, au Bahreïn, en Syrie, au Yémen … et en Bolivie, en Chine ? Elles n’ont pas de causes différentes, elles n’ont pas d’ennemi différent, elles n’ont pas de perspectives différentes. Si elles éclatent encore de manière décalée dans le temps, c’est d’une part en raison de la capacité du capital mondial à attaquer paquet par paquet le prolétariat, à étaler les plans d’austérité en fonction des directives des appareils de contre-insurrection, et d’autre part à cause de l’incapacité du prolétariat à coordonner ses propres luttes.

 

Les grands moyens de désinformation que sont les médias ont fait l’impossible pour occulter la réelle force de la révolte prolétarienne. Pour la bourgeoisie, la perspective que sa domination soit déstabilisée n’est pas de la fiction : il faut à tout prix éviter que cette lutte ne devienne un exemple pour d’autres prolétaires dans le monde. Tout doit y être présenté comme différent de nous, sauf la mystification démocratique qui serait le paradis pour tous ! La lutte sociale à laquelle nous assistons dans une partie chaque fois plus étendue de la planète n’est pas une lutte pour plus de démocratie, ni pour imposer telle ou telle secte religieuse, et ce n’est pas seulement une lutte contre tel ou tel dictateur. Il s’agit d’une profonde révolte sociale contre le capitalisme mondial qui condamne une part chaque fois plus grande d’êtres humains à devoir supporter de plein fouet la catastrophe de ce système social.

 

Les augmentations de prix des céréales, des légumes, de la viande … se sont à nouveau généralisées fin 2010 et début de cette année. Les révoltes en Tunisie, Algérie, Égypte, Palestine, Irak, Libye, Syrie … sont d’abord et avant tout des révoltes d’une même classe sociale et pour les mêmes raisons. La survie est chaque jour plus difficile, la lutte contre l’oppression capitaliste chaque jour plus nécessaire. C’est cette identité de nécessités et de perspectives que l’on tente le plus d’occulter derrière des idéologies de «révolutions démocratiques» et/ou religieuses.

 

Il est vrai que la révolte attaque frontalement la domination politique formelle de tel ou tel pays, de tel ou tel dictateur soudainement présenté comme monstrueux par les dirigeants des États-gendarmes. Rien de plus logique que le soulèvement prolétarien éclate d’abord contre les oppresseurs de leur propre État. Rien de plus normal, quand le terrorisme d’État ne s’en sort pas dans une région du monde, que la bourgeoisie comme classe mondiale laisse tomber ceux qu’elle a toujours appuyés. Comme il est normal que les fractions bourgeoises d’opposition qui souhaitent en finir avec la révolution le plus rapidement possible crient à la «révolution démocratique» ou déterminent que l’objectif de celle-ci est uniquement la liquidation d’un tyran.

 

Au-delà de la liquidation de tel ou tel chef d’État haï, ce qui fait des différentes révoltes une seule lutte mondiale, c’est cette lutte fondamentale pour la survie, la lutte pour la vie contre le monde mortifère du capitalisme, contre la dictature du marché et du profit. Ce qui est important ce n’est pas ce qui figure sur chaque drapeau ou consigne mais de voir que la négation de tel ou tel personnage contient en même temps la négation du monde capitaliste et donc la possibilité que le prolétariat sous d’autres latitudes se reconnaisse dans ces luttes.

 

Nous saluons l’attaque des prolétaires contre les bastions et symboles de chacune des dictatures régionales, contre chacun des tyrans, des tortionnaires. Mais dans ces attaques nous réaffirmons l’universalité de cette lutte qui surgit de la contradiction générale entre capitalisme et humanité, entre capital et terre, entre la survie de ce système social et la nécessité pour l’espèce humaine de détruire pour toujours ce système social mondial.

 

S’il s’agit évidemment de lutter contre la dictature, ce n’est pas contre telle ou telle dictature politique particulière mais bien plus largement contre la dictature sociale et générale du capitalisme.

 

Vive la lutte contre tous les dictateurs !
Vive la lutte contre la dictature sociale et mondiale !

 

La fabrication idéologique des «révolutions démocratiques» n’est évidement pas seulement une question idéologique. Les drapeaux que les campagnes d’information relaient et promeuvent sans cesse sont en même temps les limites du mouvement même du prolétariat. De plus, toutes les agences de sécurité, les forces militaires et les structures d’espionnage et de sabotage agissent pratiquement pour transformer ces profondes révoltes sociales en simples luttes politiques entre fractions bourgeoises, entre puissances impérialistes.

 

Face au prolétariat mondial, et particulièrement quand celui-ci réaffirme sa perspective révolutionnaire internationale de détruire le capitalisme mondial, quand la voie des réformes ne suffit plus à neutraliser la force sociale de la classe prolétarienne, la bourgeoisie internationale a comme unique perspective la destruction de cette force en la canalisant dans des polarisations interbourgeoises et interimpérialistes.

 

 

C’est à cette réalité qu’obéissent les actions militaires menées en Libye sous la direction des États-gendarmes. Elles ne veulent pas seulement s’approprier le pétrole libyen ni faire prévaloir leurs intérêts particuliers comme fractions bourgeoise. Leurs actions continuent à avoir le même objectif que celui de Kadhafi : liquider la révolte prolétarienne ! Ranger les combattants dans l’un ou l’autre camp impérialiste !

 

Contre la guerre impérialiste : la guerre sociale !

La lutte des prolétaires au Maghreb et au Moyen Orient est notre lutte !

L’ennemi c’est le capitalisme et la dictature du marché mondial.

L’objectif est le même partout : la révolution sociale !
Destruction du capitalisme et de l’État !

 

 

Groupe Communiste Internationaliste – Mars 2011.
(Source : Jura libertaire)
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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 22:59

La manifestation d'élèves et d'étudiants, au départ pacifique, a dégénéré.

Le siège local du Congrès pour la démocratie et le développement (CDP) et une résidence de M. Zongo ont été incendiés par les manifestants, ainsi que le domicile du proviseur du principal lycée de la ville.

"Nous voulons contraindre le pouvoir (...) à se pencher sur nos préoccupations" à établir "la vérité et la justice pour Justin Zongo et pour toutes les victimes de la répression"

Koudougou est la ville d'où est partie la contestation au Burkina Faso, après la mort d'un élève, Justin Zongo, le 20 février lors d'une manifestation.

Les manifestants, armés de cailloux, de gourdins et de bâtons, ont également brûlé des pneus sur la voie publique.

Le décès de Justin Zongo - tué par la police selon ses proches, mort d'une méningite selon les autorités - avait provoqué des manifestations de protestation à travers tout le pays qui avaient fait au moins six morts, dont quatre étudiants à Koudougou et dans ses environs.

Les nouveaux incidents de Koudougou surviennent alors que le pouvoir burkinabè est confronté à une mutinerie de soldats, partie jeudi soir de Ouagadougou, et qui a atteint depuis lors quatre villes: Pô (sud), Tenkodogo (est) et Kaya (nord).

Pour stopper la mutinerie, le président Blaise Compaoré a dissous le gouvernement du Premier ministre Tertius Zongo, nommé de nouveaux chefs dans l'armée et instauré un couvre-feu dans la capitale.

Le pouvoir burkinabè est confronté depuis fin février à plusieurs mouvements de contestation des jeunes, des magistrats, des commerçants et des soldats.

 

(Source:Romandie.com)

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 22:07

 

Désolé pour la qualité du texte mais il s'agit d'une traduction de l'allemand

Le texte original en allemand est disponible en fin d'article (pour les nervis de l'allemand ^^)

 

http://linksunten.indymedia.org/system/files/images/1084774013.thumbnail.jpgLe 20 Avril 2011 pour bloquer l'assemblée générale annuelle de RWE à Essen en Aktionär_innen 8.00 bis 13:00 horloge. Nous avons interviewé deux militants de l'action contre RWE l'assemblée générale annuelle et posé des questions sur la motivation pour le blocus et à ce qu'il doit penser, quand les gens veulent prendre part à l'action.

 

 

Salut,

vous êtes dans la préparation des actions blocus contre RWE l'assemblée générale annuelle de Aktionär_innen. Mais m'a dit, pourquoi voulez-vous pour bloquer l'assemblée générale annuelle de RWE.

 

interactions Ruth: La catastrophe nucléaire de Fukushima a ces dernières semaines, des centaines de milliers dans les rues. En réponse à la coalition gouvernementale de protestation massive cherche le noir et jaune à l'heure actuelle pour limiter les dégâts. Si il ya un an la prolongation à vie des centrales nucléaires contre la résistance massive mise en oeuvre avant, il faut maintenant une agitation PR-tour. Pour accepter leur crise actuelle pour faire de l'industrie nucléaire, ils ont essayé de choc et ont organisé un moratoire de trois mois pour calmer leurs Wähler_innenschaft.
Ce calcul n'est pas loin. La majorité de la population est devenu clair que l'énergie nucléaire n'est pas un pont, mais constitue plutôt une impasse dangereuse. Mais les appels à des rassemblements de milliers et les veilles, les entreprises nucléaires ne semblent pas se déplacer vers le bas.

 

Andi TOhm: Bien que le réacteur en feu Fukushima encore, RWE déjà plaints à la fermeture temporaire de ses fameux réacteur Biblis A. Cela permet de maintenir des marges avec un total de 843 incidents enregistrés le triste record que les réacteurs les plus dangereux en Allemagne. RWE comme on le voit par cette étape est tout à fait compréhensible, mais est le délabrée, mais déjà écrit réacteur pour le groupe une machine de l'argent réel responsabilité pour tout retour sur son Aktionär_innen du groupe RWE a apparemment pas de risque trop élevé.
En plus de la technologie nucléaire extrêmement dangereux, le groupe RWE, cependant, est aussi le plus grand CO ² Luftverpesster Europe et opère dans la zone d'extraction de lignite rhénan une société minière destructrice.

 

Maintenant, le groupe RWE, l'un des quatre grandes sociétés qui ont divisé le secteur de l'électricité en Allemagne entre eux. Pourquoi RWE?


interactions Ruth: Bien sûr, Eon, Vattenfall et EnBW aussi mauvais que RWE. Nous sommes venus avec RWE parce que les grandes manifestations ces dernières semaines contre l'énergie nucléaire sont les premiers à donner une assemblée générale annuelle décourageant. Et maintenant il est très important de commencer sur les sociétés pour augmenter la pression. Naturellement, nous espérons vivement que même les actions de masse contre l'Eon-Assemblée Générale le 5 Mai Dans le Gruga main à Hall ainsi. Au mieux, la masse de RWE blocus annuel de l'assemblée générale pour être un prélude du monopole nucléaire et CO ² Generator attaque, afin de réaliser à terme la sécurité énergétique, la population et l'environnement se rencontrent. Le pouvoir de décision, où et combien d'électricité est générée comme il se doit, tous les gens sont moins! première étape, la fermeture de toutes les installations nucléaires sont l'.

 

Alors bon, il semble y avoir une action très important et significatif. Quel est votre plan exact? Qu'est-ce que nous attendons? Que faire le mercredi, 20 Avril, à 8h00 heures du matin?


Andi TOhm: Donc, l'objectif est clairement d'empêcher l'assemblée des actionnaires! Le blocus est le temps à partir de 8:00 horloge.Notre plan est que nous Blockierer_innen bien déguisé, c'est pour la police de ne pas Aktionär_innen distinguent, l'avant-hall Gruga flux directement, puis sur un signal acoustique, de bloquer l'entrée. Que les gens sont assis, couché ou que l'on cherche absolument pas de soins. Nous apprécions tout. Donc, être créatif et penser à ce que surprenant.

 

interactions Ruth: L'expérience de ces dernières années pour des événements similaires dans le Hall Gruga est que l'entrée principale une grande tente mise en place est le front, qui est utilisé comme un verrou. Ce blocage peut être étanche!
Une idée complémentaire est d'étirer avec Wollknäulen (ceux qui effectuent eux-mêmes d'avoir jeté des bonnes), les fils et autres, un réseau dense dans le but de compliquer la recette. Alors apportez la laine, les cordons Maurer ou similaires.

 

Comment estimez-vous la répression possible?


Andi TOhm: Il peut arriver, bien sûr, que la police va sévir à la fin de la réunion, afin de garantir lisse. Il est également concevable que les images ont peur mauvaise presse et la police à se comporter civilisé. Dans tous les cas, nous devrions faire tout notre possible pour exercer effectivement le blocus.
Il est également important, bien reposé et sobre pour être, pour manger et boire ce qu'il faut apporter, de ne pas oublier la carte et de réfléchir avec le beau temps sur les chaises longues. N'est-ce pas seul mais avec Freund_innen avec lequel vous avez devant vous parler de vos craintes ou d'autres problèmes.

 

Pourrait également informer les personnes intéressées dehors de l'Internet à nouveau? Y at-il des lits?


TOhm Andi: Oui, c'est bien sûr très important. Il donnera l'occasion, mercredi dans la Mülheim AZ passer la nuit du mardi. Il est là le mardi 18:00 horloge, même les derniers détails et un type d'action de formation. Il est utile dans tous les cas, revenez à.

 

interactions Ruth: Toujours le lundi, suite à l'anti-nucléaire démo Esséniens une formation blocus devant le siège au lieu de RWE.

 

Merci pour l'interview. Tout le monde se le 20 Avril, à 08h00 pour les spectacles Gruga-hall et le râteau NE RWE, qui est ".


RWE de réduction!
l'arrêt immédiat de toutes les installations nucléaires dans le monde entier!

( source : LINKSUNTEN )
TEXTE ORIGINAL :

Am 20. April 2011 soll die Jahreshauptversammlung der RWE-Aktionär_innen in Essen von 8.00 bis 13:00 Uhr blockiert werden. Wir interviewten zwei Aktivist_innen der Aktion gegen die RWE-Jahreshauptversammlung und fragten nach der Motivation für die Blockade und an was alles gedacht werden muss, wenn mensch sich an der Aktion beteiligen möchte.


Hallo,
ihr seid in der Vorbereitung für die Blockade-Aktionen gegen die RWE-Jahreshauptversammlung der Aktionär_innen. Erzählt doch mal, wieso ihr die Hauptversammlung von RWE blockieren wollt.


Ruth Wech:Die Atomkatastrophe in Fukushima brachte in den letzten Wochen Hunderttausende auf die Straße. Als Reaktion auf den massenhaften Protest bemüht sich die schwarz-gelbe Regierungskoalition zurzeit um Schadensbegrenzung. Hatte sie vor einem Jahr noch die Laufzeitverlängerung der AKWs gegen massiven Widerstand durchgesetzt, so vollzieht sie nun eine hektische PR-Wende. Um die Atomwirtschaft durch ihre aktuelle Akzeptanzkrise zu bringen, versucht sie mit inszenierter Betroffenheit und einem dreimonatigen Moratorium, ihre Wähler_innenschaft zu beruhigen.
Dieses Kalkül geht bis jetzt nicht auf. Der Mehrheit der Menschen ist klar geworden, dass die Atomkraft keine Brücke, sondern vielmehr eine lebensgefährliche Sackgasse darstellt. Doch die Appelle Tausender auf Kundgebungen und Mahnwachen scheinen die Atomkonzerne nicht zum Einlenken zu bewegen.

Andi Tohm:Während die Meiler in Fukushima noch brennen, klagt RWE bereits gegen die vorübergehende Abschaltung seines berüchtigten Pannenreaktors Biblis A. Dieser hält mit insgesamt 843 registrierten Störfällen den traurigen Rekord als unsicherster Meiler der Bundesrepublik. Aus der Sicht von RWE ist dieser Schritt durchaus nachvollziehbar; stellt doch der marode, aber bereits abgeschriebene Reaktor für den Konzern eine wahre Gelddruckmaschine dar. Für die Rendite seiner Aktionär_innen ist dem RWE-Konzern offenbar kein Risiko zu groß.
Zusätzlich zu der extrem lebensgefährlichen Atom-Technologie ist der RWE-Konzern allerdings auch der größte CO² -Luftverpesster Europas und betreibt im rheinischen Braunkohlerevier einen zerstörerischen Tagebau.

Nun ist der RWE-Konzern nur einer von vier Großkonzernen, die in Deutschland das Stromgeschäft unter sich aufgeteilt haben. Warum gerade RWE?


Ruth Wech:Natürlich sind Eon, EnBW und Vattenfall genauso schlimm wie RWE. Wir sind auf RWE gekommen, weil sie nach den Großdemonstrationen in den letzten Wochen gegen Atomkraft die ersten sind, die eine Jahreshauptversammlung abhalten. Und genau jetzt ist es sehr wichtig, anzufangen, den Druck auf die Konzerne zu erhöhen. Wir wünschen uns natürlich sehr, dass es auch massive Aktionen gegen die Eon-Hauptversammlung am 5. Mai. -ebenfalls in der Gruga-Halle- geben wird. Am Besten sollte die Massen-Blockade der RWE-Hauptversammlung ein Auftakt sein, die monopolistischen Atom- und CO² -Stromerzeuger anzugreifen, um letztlich eine Energieversorgung zu erreichen, die den Menschen und der Umwelt gerecht wird. Die Entscheidungsgewalt, wo, wie und wie viel Strom erzeugt wird, sollte bei allen Menschen liegen! Der erste Schritt muss die Abschaltung aller Atomanlagen sein.

Also gut, es scheint also eine sehr wichtige und sinnvolle Aktion zu sein. Was ist denn euer genauer Plan? Was haben wir zu erwarten? Was ist zu tun am Mittwoch, den 20. April um 8:00 Uhr morgens?


Andi Tohm:Also, das Ziel ist ganz klar, die Aktionärsversammlung zu blockieren! Der Blockadebeginn ist pünktlich um 8:00 Uhr. Unser Plan ist, dass wir Blockierer_innen gut verkleidet, das heißt für die Polizei nicht von den Aktionär_innen unterscheidbar, direkt vor die Gruga-Halle strömen, um dann auf ein akustisches Signal hin den Eingang zu blockieren. Ob die Menschen dabei sitzen, liegen oder stehen ist uns dabei total egal. Wir freuen uns über alles. Seid also kreativ und denkt euch was Überraschendes aus.

Ruth Wech:Die Erfahrung der letzten Jahre bei ähnlichen Veranstaltungen in der Gruga-Halle ist, dass vor dem Haupteingang ein großes Zelt aufgebaut wird, welches als Schleuse genutzt wird. Dieses Nadelöhr muss dicht gemacht werden!
Eine ergänzende Idee ist, mit Wollknäulen (solche, die sich beim Werfen gut abwickeln) oder anderen Fäden, ein dichtes Netz zu spannen, um damit das Reinkommen zu erschweren. Also bringt Wolle, Maurerschnüre oder Ähnliches mit.

Wie schätzt ihr die mögliche Repression ein?


Andi Tohm:Es kann natürlich passieren, dass die Polizei hart vorgehen wird, um einen reibungslosen Ablauf der Aktionärsversammlung zu garantieren. Es ist aber auch denkbar, dass schlechte Presse-Bilder befürchtet werden und die Polizei sich gesittet verhält. In jedem Fall sollten wir alles geben, um die Blockade wirkungsvoll zu gestalten.
Außerdem ist es wichtig, gut ausgeschlafen und nüchtern zu sein, sich was zu essen und trinken mitzubringen, den Ausweis nicht zu vergessen und bei gutem Wetter an die Sonnenschirme zu denken. Kommt nicht alleine sondern mit Freund_innen, mit denen ihr euch vorher über eure Ängste oder andere Probleme unterhalten habt.

Könnten sich interessierte Personen auch noch mal außerhalb des Internets informieren? Gibt es Schlafplätze?


Andi Tohm:Ja, das ist natürlich sehr wichtig. Es wird die Möglichkeit geben, von Dienstag auf Mittwoch im AZ Mülheim zu übernachten. Dort wird es am Dienstag ab 18:00 Uhr auch noch die letzten Infos sowie ein Aktionstraining geben. Es lohnt sich also auf jeden Fall, vorbei zu schauen.

Ruth Wech:Außerdem findet am Montag im Anschluss an die Essener Anti-Atom-Demo ein Blockadetraining vor der RWE-Zentrale statt.

Vielen Dank für das Interview. Kommt alle am 20. April um 8:00 zur Gruga-Halle und zeigt RWE, was 'ne Harke ist.

 


RWE abschalten!
Sofortige Abschaltung aller Atomanlagen weltweit!


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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 03:26

 

 

http://www.alternativelibertaire.org/IMG/cache-190x175/arton4110-190x175.png 

 

Dans un contexte d’urgence écologique avec une catastrophe nucléaire en perspective, le contrôle démocratique de questions telles que la politique énergétique ou l’agriculture doit être posé. Derrière ces enjeux, le rôle de la technique comme solution miracle est à débattre.


Enjeux écologiques : des mobilisations à amplifier


La lutte contre l’exploitation des gaz et huile de schiste s’amplifie dans un contexte de mobilisation écologique exceptionnelle avec la création de nombreux comités dans les régions concernées et la mise en place de réunions publiques d’information. Alors qu’en France le gouvernement prévoit un moratoire de 6 mois avant de poursuivre la phase d’exploration, aux Etats-Unis une loi vient d’être votée dans l’Etat du New Jersey pour interdire l’utilisation de la fracture hydraulique, seule technologie disponible pour l’exploitation de ces réserves.

 

Pendant ce temps, une catastrophe nucléaire menace le destin de millions de Japonais. Le séisme et le tsunami qui ont frappé l’île sont bien à l’origine de cette catastrophe mais ils ne font que révéler l’impossibilité d’obtenir une énergie nucléaire « sûre », la seule solution étant pour les populations rescapées de partir en abandonnant tout derrière elles. Et ceci malgré les déclarations suffisantes des gouvernements français et japonais ou des géants du nucléaire comme AREVA.

 

Plus que jamais la nécessité de la sortie du nucléaire et du développement d’alternatives s’impose. Si nous développions l’éolien, l’hydraulique, le solaire, la biomasse etc., et surtout les économies d’énergie et l’efficacité énergétique, nous pourrions sans problème nous passer du nucléaire et des gaz et huile de schiste. Mais encore une fois, l’Etat montre qu’il a choisi son camp, celui d’un capitalisme soi-disant « vert » basé sur le nucléaire. Et il annonce l’arrêt des subventions concernant l’énergie solaire, pendant qu’il consacre 99% de son budget sur la recherche énergétique au nucléaire.

 

Le productivisme ça suffit !


Plus que jamais l’Etat soutient les intérêts des monopoles de l’énergie (GDF-Suez, Areva, EDF, Total) dont les profits ont culminé en 2010, sans lancer le moindre débat démocratique. L’exemple des permis d’exploration pour le gaz de schiste accordés sans aucune consultation est édifiant.

Plus que jamais nous devons nous approprier ces questions pour contrer leur logique mortifère. Obtenir un moratoire ou signer une pétition ne suffisent malheureusement pas à bâtir le rapport de force suffisant pour faire plier l’Etat.

Comme dans l’énergie, la politique agricole est décidée au mépris des besoins réels des populations et avec pour but le maintien de la surproduction au Nord, la pénurie au Sud, et le développement du marché juteux des OGM. a spéculation financière en rajoute une couche, se portant maintenant sur les denrées alimentaires de première nécessité, provoquant des émeutes de la faim comme en 2008. Loin de ces logiques d’accumulation, c’est à nous de poser la question du modèle de production que nous voulons.

 

Logiques techniciennes : science sans conscience


Il est temps de sortir de la fable technologique qui est censée résoudre nos problèmes de dépendance énergétique. La question de la technique ne se pose en fait que par rapport aux buts recherchés. Elle pourrait même être un facteur d’émancipation, mais mise au service d’une machine à profit, la technique devient prédatrice, appelant ainsi le retour des résistances qui ont marqué toute l’ère de l’industrialisation.

 

Plus que jamais, la question de l’utilité de ce que nous voulons produire collectivement se pose dans l’urgence écologique que nous traversons.

 

(source : A-L)

 

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 17:17

Ce dimanche matin 20 mars, plusieurs médias français se sont fait l’écho d’informations selon lesquelles « des traces de radioactivité ont été mesurées dans certains produits alimentaires provenant de villes proches de la centrale de Fukushima Daiichi ». Les niveaux de contaminations seraient sans danger.

Ces informations sont erronées.

Des résultats d’analyses sur les denrées alimentaires sont enfin disponibles (les denrées type épinards ou salades reçoivent des dépôts radioactifs depuis plus d’une semaine). Bien qu’ils restent très (trop !) parcellaires, ils attestent toutefois de l’importance des dépôts radioactifs.

- Des niveaux de contamination très élevés – et non pas des traces de radioactivité – ont été mesurés dans des épinards : de 6 100 Bq/kg à 15 020 Bq/kg pour l’iode 131, avec une moyenne de 10 450 Bq/kg.

- Les lieux de prélèvements ne sont pas situés dans des villes proches de la centrale de FUKUSHIMA DAIICHI : il s’agit de 7 villes de la Préfecture d’IBARAKI (voir la carte de localisation des prélèvements) situées à 100 km environ au sud de la centrale.

- Il suffit qu’un enfant de 5 ans ingère 10 000 Bq d’iode 131 pour qu’il atteigne la limite annuelle maximale admissible de 1 mSv. Pour les enfants de moins de 2 ans, la limite de dose est atteinte avec l’ingestion d’environ 5 500 Bq (soit une activité nettement inférieure à celle contenue dans les épinards de la préfecture d’Ibaraki).

- Les aliments contaminés (produits à risque comme les légumes à feuille, le lait et les fromages frais) doivent être retirés de la consommation. Ils ne sont pas "sans danger". Bien sûr, il ne s'agit pas de fortes doses de rayonnements et de risque immédiat. Rien à voir avec les niveaux d'exposition des équipes qui interviennent sur la centrale de Fukushima. Il n'en demeure pas moins que des mesures de protection sont indispensables : la contamination du fait de l'ingestion d'aliments contaminés s'ajoute à l'inhalation de gaz et d'aérosols radioactifs et à l'irradiation par les panaches radioactifs et par les dépôts au sol.

CRIIRAD

Commission de Recherche et d'Information  indépendantes sur la Radio activité

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