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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 02:07

Une web-TV a été crée pour assister en direct à ce qui se passe en Espagne à Madrid étant donné que nos médias français pratiquent une censure honteuse sur le vent de révolte qui souffle dans une cinquantaine de villes espagnoles:

 

 

 


 

 

Madrid le 15 mai, un mouvement de protestation sociale surprend l’Espagne en pleine campagne électorale.


Qualifiée de "génération perduepar le Fonds monétaire international, la jeunesse espagnole montre qu’elle ne s’est pas endormie. Depuis le 15 mai, ils sont des centaines de milliers dans la rue, avec pour mot d’ordre : « Nous ne sommes pas des marchandises aux mains des politiques et des banquiers ». Face aux mesures d’austérité, la révolte gronde...

 

 

 



 

 

 

 

 

 

Grandes manifestations le 15 mai, occupation de la Puerta del Sol à Madrid : après une longue période d'inaction face à la crise, les jeunes Espagnols ont investi la rue. Lancé à la veille d'élections locales, ce mouvement anti-système s'inspire de celui qui a fait tomber le gouvernement de Reykjavik en 2009.

 

Un matin d’octobre 2008, Hördur Torfason s’est rendu devant ce que les Islandais appellent l’Althing, le Parlement, situé dans la capitale Reykjavik. A l’époque, la Kaupthing, la plus grande banque du pays, avait déjà fait faillite, et le système financier islandais était à terre. Torfason, avec sa guitare, s’est emparé d’un micro et l’a ouvert pour permettre aux gens qui le souhaitaient d’exprimer leur mal-être face à la dégringolade de leur pays. Le samedi suivant, l’initiative de Torfason réunissait des dizaines de personnes au même endroit.

Cet automne-là, grâce à tous ces samedis de mobilisation autour du mouvement Voix du Peuple, les Islandais ont fini par obtenir la dissolution du Parlement et l’organisation d’élections, le 23 janvier suivant. Ce qu’ils ne savaient pas, c’est que leur cri citoyen serait repris par des milliers de manifestants réunis dans de nombreuses villes d’Espagne dimanche 15 mai : "L’Espagne debout, une autre Islande","Notre modèle : l’Islande", voici quelques-uns des slogans scandés dimanche dernier.

 500 organisations ralliées sans véritable fil conducteur


Les Islandais n’en sont pas restés là. Ils ont ébranlé les fondations du gouvernement, poursuivi les banquiers qui les avaient conduits à la banqueroute et ont dit "non" par référendum [en mars 2010 et en avril 2011] au remboursement au Royaume-Uni et aux Pays-Bas de la dette de 4 milliards d’euros [cumulée par la banque Icesave]. Mieux encore : ils ont formé une assemblée de 25 citoyens élus chargée de mener une réforme constitutionnelle. Une révolution silencieuse, parallèlement à l’ultramédiatisation de ces révoltes arabes que l’indomptable voix des réseaux sociaux avait sauvées de l’oubli.

Mais ce n’est pas seulement d’Islande, un pays de 320 000 habitants, que viennent ceux qui en appellent à une véritable démocratie. Ici en Espagne, l’organisation qui chapeaute les mobilisations, baptisée ¡Democracia Real Ya! [La vraie démocratie, maintenant !], a formulé une proposition en 40 points, qui vont du contrôle de l’absentéisme des parlementaires à la réduction des dépenses militaires, en passant par l’abrogation de la loi Sinde [contre le téléchargement illégal, notamment].

A cette fédération se sont déjà ralliées près de 500 organisations de tous les secteurs. Mais pas un seul parti politique. Ni un syndicat. Les cortèges se multiplient sans véritable fil conducteur, comme c’était le cas, à l’époque, pour ceux qui allaient se rassembler sous l’étendard de l’antimondialisation ou de l’altermondialisme (Attac soutient les manifestations espagnoles) et qui aujourd’hui, dix ans après leur adhésion au Forum social mondial de Porto Alegre (Brésil), évoluent dans un contexte plus modeste que lorsqu’ils affrontaient le très élitiste Forum économique mondial de Davos.

"Quand on sera grands, on sera Islandais!"


Et tout cela se fait aujourd’hui à une vitesse fulgurante grâce à Internet, qui amplifie l’écho du mécontentement, et qui, déjà, avait ouvert la voie du cyberactivisme à des collectifs comme celui des Anonymous, qui s’est fait connaître pendant la campagne de défense [du cofondateur de WikiLeaks] Julian Assange contre des gros groupes comme PayPal ou Visa.

Internet a aussi soutenu l’explosion des révoltes dans le monde arabe en leur permettant de contourner la censure des dictatures tunisienne et égyptienne. Des révolutions qui ont pris de l’ampleur, mûri, pendant que les jeunes Français, Italiens, Anglais et Grecs descendaient dans la rue pour s’opposer aux plans d’austérité sociale voulus par l’Europe pour enrayer la forte récession. L’Espagne, elle, attendait son heure.

Le premier mouvement est venu de Nolesvotes ["ne vote pas pour eux"], une initiative qui invite les électeurs à ne pas mettre dans les urnes un bulletin du PP, du PSOE ou de CiU, accusés de profiter de la loi électorale pour se maintenir au Parlement, avec des "niveaux de corruption alarmants en Espagne". Il y a eu ensuite les appels lancés au Parlement par des mouvements comme Avaaz ou Actuable, pour que les listes électorales excluent toute personnalité politique mise en cause dans des affaires. Et ce furent près de 2 000 jeunes qui, le 7 avril, ont participé aux marches de Juventud sin F [Jeunesse sans avenir], sorte de brouillon modeste de la clameur populaire qui devait exploser le 15 mai dans toutes ces villes d’Espagne.

"Quand on sera grands, on sera Islandais !"
, scandait l’un des animateurs de la manifestation du 15 mai devant un cortège de jeunes et de moins jeunes, de parents et d’enfants, d’étudiants et de travailleurs, de chômeurs et de retraités. Il a fallu bien des samedis à l’Islande pour que les citoyens obtiennent le changement qu’ils demandaient. Pour le moment, l’Espagne a eu un premier dimanche de mobilisation, puis un mardi – mais la route est sans doute encore longue.

(source: presseurop)

 


 

 

Sur La Puerta del Sol, célèbre place de Madrid, il plane comme un parfum de révolution de jasmin. Les premiers manifestants sont arrivés dimanche 15 mai, alors que le mouvement gagnait une trentaine d’autres villes espagnoles. Lundi, à l’aube, la police a démantelé le camp. Mais le lendemain les manifestants sont revenus plus nombreux. A Madrid, mais aussi à Barcelone, Bilbao, Córdoba, Valence, Séville, Saragosse ou Grenade, des centaines de milliers de jeunes, chômeurs, migrants, retraités, travailleurs précaires sont descendus dans la rue pour réclamer une Democracia Real Ya, « une vraie démocratie, maintenant ».

 

Un chômage à 21%


L’impression d’être une génération sacrifiée, condamnée à la précarité perpétuelle, a poussé nombre de jeunes à occuper les rues. Avec 4,2 millions de chômeurs, l’Espagne compte aujourd’hui le taux de sans emploi le plus élevé de l’Union européenne. Soit 21 % de la population active. Chez les moins de 30 ans, ce taux avoisine les 44 %. La crise économique frappe de plein fouet la jeunesse espagnole. Au point que le Fonds monétaire international (FMI) a récemment qualifié ces jeunes de « génération perdue ». Dans les cortèges, beaucoup sont des « Mileuroista », « ceux qui gagnent 1000 euros par mois », fatigués du chômage et de la corruption des politiques. « Vous prenez l’argent, nous prenons la rue », proclame une banderole dépliée sur la Puerta del Sol.

 

Les slogans montrent une certaine défiance envers le gouvernement. Les manifestants veulent « que les coupables de la crise paient ». Pas question pour ces Espagnols de payer la facture d’une crise financière qui n’est pas la leur mais « celle des banquiers et des politiques », selon les organisateurs du mouvement. L’austérité mise en place par le gouvernement depuis plusieurs mois, pour réduire à toute vitesse la dette du pays conformément aux injonctions de Bruxelles et du FMI, défait un à un les filets de la protection sociale. Le gouvernement socialiste de Zapatero opère une réduction drastique des dépenses publiques : les enseignants par exemple ont vu leur salaire réduit de 5 %.

 

Un mouvement structuré par les réseaux sociaux


Le ras-le-bol envers la classe politique se nourrit aussi d’affaires de corruption, impliquant des hommes politiques de gauche comme de droite. Sur les pancartes, les manifestants demandent la fin des privilèges de la classe politique et l’arrêt de la privatisation du secteur public, ainsi que de vrais moyens pour lutter contre la fraude fiscale et la fuite des grandes fortunes vers les paradis fiscaux. Des élections municipales et régionales partielles se tiennent le 22 mai prochain. Une « assemblée » s’est tenue jeudi 19 mai sur la place Puerta del Sol, au cours de laquelle ont été annoncées les principales revendications. Les manifestants appellent notamment à la réforme de la loi électorale en Espagne qui façonne le paysage politique du pays, le condamnant à une hégémonie du système bipartite, entre le PSOE (sociaux-démocrates) et le Parti populaire (droite), qui a montré ses limites.

 

 

L’assemblée demande que soit accordée la priorité aux droits fondamentaux des citoyens : droits au logement, au travail, à la culture, à la santé, à l’éducation, à la participation citoyenne, au libre développement personnel et à la consommation des biens nécessaires pour une vie saine et heureuse. Le mouvement exige la comptabilisation du vote blanc, la moralisation de la vie politique à travers l’adoption d’une loi sur la responsabilité politique, l’interdiction d’inscription sur les listes électorales pour les hommes politiques poursuivis en justice, et la prohibition du financement privé des partis politiques. Le slogan Democracia Real Ya prend tout son sens.

 

A la Une des journaux espagnols, le mouvement du 15 mai – surnommé « el movimiento 15-M » – a surpris. Spontané, dépourvu de signes politiques ou syndicaux, il s’est forgé dans les réseaux sociaux, dont Facebook et Twitter, et a été organisé par des « citoyens anonymes ». A la source de ce mouvement, on retrouve des collectifs comme Democracia real ya - une plateforme en ligne lancée par un groupe de blogueurs et d’internautes qui a réussi à agréger en quelques mois des dizaines d’associations, Toma la Plaza (Occupons la place) et Juventud sin futuro (Jeunesse sans avenir). Le mouvement, présenté comme citoyen, participatif et démocratique par les organisateurs de la marche du 15 mai, se poursuit par l’occupation permanente de l’espace public, des places et des rues.

 

Vers un naufrage de la gauche de gouvernement ?


Mais à l’approche des élections locales et régionales, cette mobilisation fait l’objet de mesures d’interdiction de la part de la commission électorale, qui estime que de telles manifestations risquent « de perturber la campagne électorale et la liberté des citoyens dans leur droit de vote ». Aucun appel formel à l’abstention ou au vote blanc n’a été lancé par le mouvement du 15 mai. Même si l’une des principales revendications de ces « indignés » est la fin du bipartisme.

Alors que la société civile espagnole sort de l’apathie, la gauche, au pouvoir, se prépare à un naufrage électoral le 22 mai. Les récentes réformes du gouvernement Zapatero ont, pour de nombreux analystes, démobilisé l’électorat de gauche. La mairie de Barcelone tenue par le Parti socialiste (PSOE) pourrait être perdue au profit des nationalistes catalans de Convergence et Union (CiU). La droite conservatrice du Parti populaire (PP) est donnée grande gagnante des scrutins de dimanche. Elle pourrait l’emporter dans des fiefs socialistes, comme la région de Castille-la-Manche. Un avant-goût des législatives prévues pour mars 2012 ? Les partis de gauche tentent de reprendre à leur compte le mouvement du 15 Mai. Et c’est peut-être Izquierda Unida (Gauche unie), la coalition ancrée à gauche du PSOE, qui pourrait profiter des retombées du mouvement.

 

Angela Merkel demande aux Espagnols de faire « des efforts » en tenant des propos scandaleux!


En Europe, on voit ce mouvement d’un très mauvais œil. A commencer par la chancelière allemande Angela Merkel, qui n’a pas hésiter à railler, en termes peu amènes, « les Européens du Sud peu travailleurs », le 17 mai lors d’une manifestation de son parti : « Il faudrait que dans des pays comme la Grèce, l’Espagne, le Portugal, on ne parte pas à la retraite plus tôt qu’en Allemagne, que tous fassent un peu les mêmes efforts, c’est important ». Outre-Rhin, l’âge de la retraite a été porté à 67 ans. Et les conseillers économiques du gouvernement allemand préconisent de le fixer progressivement à 68 ou 69 ans. « Nous ne pouvons pas avoir une monnaie commune et accepter le fait que certains aient beaucoup de vacances et d’autres très peu », a-t-elle ajouté.

 

Un ton et des propos qui ne devraient pas plaire à ceux qui se reconnaissent dans le Mouvement du 15 mai... Et allant à contrario des données d’Eurostat, publiées par le Wall Street Journal le 14 février, révélant que les Grecs ont la plus longue semaine de travail en Europe, avec une moyenne de 42 heures, suivis par les Espagnols et les Portugais avec 39 heures par semaine. Sans oublier l’inégalité des salaires : 2980 euros bruts en moyenne en Allemagne contre 2260 euros en Espagne.

Malgré la répression policière et les dizaines de comparutions immédiates pour « trouble de l’ordre public et atteinte aux biens publics », les sit-in persistent. Comme le conclut le manifeste du Mouvement du 15 mai : « c’est mieux de risquer et de perdre, que de perdre sans avoir risqué ».

(source : bastamag)


 


 

 

 

 

Voici une traduction en français, par le collectif lyonnais Rebellyon, du manifeste du mouvement ¡Democracia Real Ya! A l’initiative de plusieurs organisations sociales, d’associations citoyennes, des manifestations étaient organisées la journée 15 mai dernier sur les places des principales villes espagnoles pour protester contre les méthodes de gestion de la crise du gouvernement Zapatero.

MANIFESTE

DEMOCRACIA REAL YA !1 NO SOMOS MERCANCIA EN LAS MANOS DE LOS POLITICOS Y DE LOS BANQUEROS2

Nous sommes des per­son­nes ordi­nai­res. Nous sommes comme toi : des gens qui se lèvent tous les matins pour étudier, pour tra­vailler ou pour cher­cher un boulot, des gens qui ont une famille et des amis. Des gens qui tra­vaillent dur tous les jours pour vivre et donner un futur meilleur à celles et ceux qui les entou­rent.

Parmi nous, cer­tain-e-s se consi­dè­rent plus pro­gres­sis­tes, d’autres plus conser­va­teurs. Quelques un-e-s croyants, d’autres pas du tout. Quelques un-e-s ont des idéo­lo­gies très défi­nies, d’autres se consi­dè­rent apo­li­ti­ques. Mais nous sommes tous très préoc­cupé-e-s et indi­gné-es par la situa­tion poli­ti­que, économique et sociale autour de nous. Par la cor­rup­tion des poli­ti­ciens, entre­pre­neurs, ban­quiers… Par le manque de défense des hommes et femmes de la rue.

Cette situa­tion nous fait du mal quo­ti­dien­ne­ment ; mais, tous ensem­ble, nous pou­vons la ren­ver­ser. Le moment est venu de nous mettre au tra­vail, le moment de bâtir entre nous tous une société meilleure.

Dans ce but, nous sou­te­nons fer­me­ment les affir­ma­tions sui­van­tes :

L’égalité, le progrès, la solidarité, le libre accès à la culture, le développement écologique durable, le bien-être et le bonheur des personnes doivent être les priorités de chaque société avancée.

Des droits basiques doivent être garantis au sein de ces sociétés : le droit au logement, au travail, à la culture, à la santé, à l’éducation, à la participation, au libre développement personnel et le droit à la consommation des biens nécessaires pour une vie saine et heureuse.

Le fonctionnement actuel de notre système politique et gouvernemental ne répond pas à ces priorités et il devient un obstacle au progrès de l’humanité.

La démocratie part du peuple (demos = peuple et cracia = gouvernement), par conséquent le gouvernement doit être le peuple. Cependant, dans ce pays, la majorité de la classe politique ne nous écoute même pas. Ses fonctions devraient être de porter nos voix jusqu’aux institutions, en facilitant la participation politique des citoyens grâce à des voies de démocratie directe et aussi, de procurer le plus de bienfaits possibles à la majorité de la société. Et non pas, celles de s’enrichir et de prospérer à nos dépens, en suivant les ordres des pouvoirs économiques et en s’accrochant au pouvoir grâce à une dictature partitocratique menée par les sigles inamovibles du PPSOE3 .

Prends la rue le 15 mai !

La soif de pouvoir et son accumulation entre les mains de quelques-uns créent inégalités, crispations et injustices, ce qui mène à la violence, que nous refusons. Le modèle économique en vigueur, obsolète et antinaturel, coince le système social dans une spirale, qui se consomme par elle-même, enrichissant une minorité -le reste tombant dans la pauvreté. Jusqu’au malaise.

La volonté et le but du système sont l’accumulation d’argent, tout en la plaçant au-dessus de l’efficience et le bien-être de la société ; gaspillant nos ressources, détruisant la planète, générant du chômage et des consommateurs malheureux.

Nous, citoyens, faisons partie de l’engrenage d’une machine destinée à enrichir cette minorité qui ne connait même pas nos besoins. Nous sommes anonymes, mais, sans nous, rien de cela n’existerait, car nous faisons bouger le monde.

Si, en tant que société nous apprenons à ne pas confier notre avenir à une rentabilité économique abstraite qui ne tourne jamais à notre avantage, nous pourrons éliminer les abus et les carences que nous subissons tous.

Nous avons besoin d’une révolution éthique. On a placé l’argent au-dessus de l’Être Humain, alors qu’il faut le mettre à notre service. Nous sommes des personnes, pas des produits du marché. Je ne suis pas que ce que j’achète, pourquoi je l’achète ou à qui je l’achète.
A la vue de cela, je suis indi­gné/e.

Je crois que je peux chan­ger les choses.

Je crois que je peux aider.

Je sais que, tous ensem­ble, nous le pouvons.

Sors avec nous. C’est ton droit.

 


 

 

 

Voir également les différents articles sur le net :

 

En Espagne, la "génération perdue" se révolte contre les politiques et les banquiers

 

Ecoutons la révolte des jeunes espagnols

 

La révolte des indigné(e)s gagnera t'elle l'Europe ? 

 

 

 

VIVE LA RÉVOLTE INTERNATIONALE DU PEUPLE!

QUE CRÈVE LE SYSTÈME CAPITALISTE ET SA DÉMOCRATIE RÉSERVÉE AUX ÉLITES!

OUI AUX ASSEMBLÉES GÉNÉRALES SOUVERAINES!

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Published by sous comite invisible bisontin - dans ACTU INTERNATIONALE
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