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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 14:40

Bolón Ajaw :          Le plan de dépouillement officiel

 “Ils entrairent criant dehors connards, fils de pute, cette terre n´est pas la votre, elle est à nous (…) ceux de l´OPDDIC baissèrent leur pantalon et montrèrent leur pénis en direction des femmes”, déclare une témoignage du Centre de Droit Humain, Fray Bartolomé de las Casas (information du 17 février 2010) en plus de l´attaque armée du 6 février aux bases d´appui de l´EZLN.

 Depuis 1994 avec le soulèvement zapatiste, les terres de Bólon Ajaw ont été récupérées par les tseltales et les cho´les : Depuis 2001 y travaillent 41 familles dans le but du autoconsommation paysanne.

 Aujourd´hui, selon le document du Fond Naturel pour le Tourisme (Fonatur, 20 de Marzo 2008), il y a le projet de créer el Centro Integralmente Planeado Palenque (CIPP), dans le but “d´augmenter l´offre touristique et de créer une économie plus vibrante” en colaboration avec les investisseurs. Pour eux il est necessaire dans quatre lieux déjà selectionné “dácquérir la propriété et le controle”. Avec une investissement privé de 57 à 75 millions de dollars sans compté ceux qu´apportera le gouvernement en infrastructures. Les projets à construire sont, “un hotel de classe mondial, un lodge retreat (un lieu retiré avec des maisons à Agua Azul, un hotel de marque européenne et un resort qui comprend un hotel avec une salle de conférence et un champ de golf de 18 trous”.

 La communauté de Bolon Ajaw qui s´étend sur 339 hectares se trouve à peine à 2.5 kilomètres d´Agua Azul et comprend aussi en son sein des cascades.

 Le témoignage cité au début raconte en partie l´attaque “à l´entrée ils ont enlevé un compagnon de 35 ans et un enfant de 16 ans ; ils sont sortis pour enlever un membre du PRI, les membres du PRI ont matraqué femmes et enfants”.

 Les indigènes afiliés au PRI sont manipulés et en lien avec l´Organisation pour la Defense des Droits Paysanas (Organización para la Defensa de los Derechos Campesinos), OPDDIC, groupe paramilitaire, dans le but de casser la resistance et d´impulser le projet avec l´appui des entreprises de capital étranger. Dans le document Fonatur est exposé le fait que “avant d´attirer les investissements, l´état doit soluccioné l´aquisition du terrain et les problèmes d´accès”. Ce n´est pas seulement la dispute entre les indygènes zappatiste et les indigènes membres du PRI, mais l´application ponctuel de trois niveaux de gouvernement dans le but d´exécuter le dépouillement officiel. Le plan de “développement” pour lÉtat est de réaliser huit circuits touristiques qui comprennent des villes, des zones archéologiques de la région et dáutres zones ayant un grand attrait naturel comme le cas d´Agua Azul.

 Durant des décennies, les zapatistes ont maintenu une pratique unificatrice autour de la communauté et une culture politique de résistance contre le gouvernement officiel.

 Les membres du PRI de la commune d´Agua Azul accèptent les ordres officiels, dejà fragmenté dans la région et cherchent à l´imposer à ceux qui ont rompu depuis 1994 la relation de subordination et qui aujourd´hui se reconaissent dans les autorités autonomes.

 Cette violence symbolique qu ´exercent les membres du PRI n´est passurprenante. Quand ils ont attaqué l´église “ils ont détruit l´autel, ils ont jeté les saints, ils ont jeté l´eucaristie sacrée, ils l´ont écrasé, ils ont attrapé le cadre de la Vierge Guadalupe, là-bas on a vu comment ils l´ont jeté au sol et comment ils lui ont marché dessus”.

Cette stratégie est similaire au mode de violence paramilitaire qui eu lieu dans les Altos entre 1997 et 1999 pour effrayer les femmes, pour installer la haine entre les familles et dominé l´ensemble de la population considérée ennemi.

 Après l´attaque du 6 février, alors que le gouvernement parlait de négociations, de nombreux passages d´hélicoptères au dessus de la communauté furent notés, ainsi que le passage de 6 camions remplis de policiers, 15 piq up de la Police Etatique Preventive à 15 minutes du croisement, ceci en plus de l´intrusion de forces mixtes de l´Armée, Procédure Général de la République et Police Federal sur le territoire d´Agua Azul. Certains médias de communication ( La Razón, 10 février et Cuarto Poder, 11 février), et les insertions payées, ont privilégié la version officiel , ils ont converti les agresseurs en victimes et ont accusé aux bases d´appuis d´avoir assassiné l´indygène membre du PRI Adolfo Moreno Estrada. Selon le témoignage d´un autre indigène rebelle : “Les seules personnes qui avaient des armes étaient ceux de l´OPDDIC au moment de l´attaque ; à ce moment là, ils se sont mélangé et ils se sont dispersés dans tous les sens. Après on c´est rendu compte que celui qui était tombé était un des leurs et se sont ses propres compañons qui l´avaient tué”.

 Le message du gouvernement est clair : Toute forme de défense de territoire et de source paysanne dans cette région sera réprimé et attaqué par les paramilitaires, sera déformé par la presse et la tolérance et l´impunité sera de vigueur envers les agresseurs. En terme de droit , la situation viole le droit des peuples indigènes à l´autonomie, au territoire, à la paix à la vie digne et au droit d´être consulté.

 Avec cette attaque, comme l´observe Frayba, il est possible de penser à une tentative officiel de mettre en place les conditions pour une “intervention militaire ordonné par le gouvernement fédéral contre la population civile, situation qui aggraverait les conditions du conflit armé non résolu au Chiapas”.

 Les indigènes rebelles sont préparés à cette possibilité et en cas d´action ils privilégieront probablement la légitimité et pacifique défense de leur terre ancestral.

Mars 2010 Ofarasca (supp de La Jornada)

 

(source : paris indymedia)

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Published by sous comite invisible bisontin - dans ACTU INTERNATIONALE
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