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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 20:19

Situation explosive. On ne le répétera jamais assez. De l’État comme d’une large frange de la population grecque qui se cherche des repères collectifs, nous allons vers une « situation de guerre », d’« explosion », de « clash final ». Les événements s’accélèrent très rapidement, dans une nouvelle temporalité double : celle de la misère grandissante et du génocide social par le Capital assassin ; celle de la guerre sociale qui monte en intensité de part et d’autre de chaque camp. Explosion il y aura, c’est une certitude. Explosion sociale, populaire et émeutière. Il y aura. C’est une certitude. La seule question qui subsiste réellement, tant pour l’État que pour le mouvement révolutionnaire est : quand ? C’est-à-dire dans quelles circonstances, à quel point de rupture précis, selon quel équilibre des forces politiques du moment. Lorsque la police tuera à nouveau (« malgré elle », puisqu’elle a de sévères ordres tactiques à éviter toute mort d’homme comme condition garante d’un semblant de paix sociale) ? Lorsque les députés néonazis seront plus de dix au Parlement suite aux prochaines élections (qui n’ont pas encore de date définie par ailleurs) ? Lorsque la police militaire occupera les rues des quartiers d’Athènes comme la casbah d’Alger en 1959 ? Lorsque la Grèce sera exclue de la zone euro ? Lorsque les gens mourront de faim dans les rues par dizaines voire centaines ? Lorsqu’une grève générale de longue haleine prendra nécessairement ? Dans trois jours, deux semaines, deux mois, un an ?

En vérité, le pays est déjà en faillite. En vérité, les Gauleiter sont déjà en Grèce à gérer les affaires intérieures. En vérité, la droite populiste a déjà gagné les élections, et le parti néonazi sait avoir autour de dix députés. En vérité, tant la population que l’État savent déjà que la grande majorité des camarades sont déjà armés. En vérité, la middle class a déjà disparu. En vérité, le génocide social des sous-lumpen est déjà en cours. En vérité, la tolérance de la flicaille du commerce de came comme outil de domination et d’extermination sociale des affamés est déjà effective. En vérité, une explosion sociale prochaine est déjà un fait intégré et inévitable. Mais demeure la seule incertitude : quand et vers quelle direction ? En précisant en outre que la Grèce n’a pas eu de phase de pacification sociale depuis l’après-guerre comme l’ont connu la France et l’Allemagne.

Une autre question essentielle et cruciale et qui est la seule qui se pose pour l’État et le peuple grec : l’explosion sociale en Grèce surviendra-t-elle avant ou pendant les grands mouvements sociaux qui vont troubler l’Espagne, l’Italie et la France prochainement ? Quelle sera l’articulation entre les troubles sociaux plus ou moins sérieux en Europe et l’explosion fracassante qui va se produire en Grèce ?

La nécessité fait loi : pour l’État grec, l’évidence aucunement remise en cause de devoir se plier aux impératifs de la Troïka et l’évidence simultanée de devoir anticiper les réactions populaires. Pour le peuple grec, l’évidence de devoir survivre à tout prix et nourrir ses enfants, par tous les moyens, dans une nouvelle guerre des « pauvres contre les très pauvres », et l’évidence simultanée d’être condamné à une mort certaine et de créer des points d’impact collectifs, autrement dit une solidarité sociale.

Nouvelle temporalité, double.

Dans la temporalité de la misère grandissante et du génocide social, les condamnés s’entre-déchirent lors des rationnements municipaux d’une demi-heure pour une gamelle de purée et un gobelet de soda, s’organisent par clans pour le marché noir, et voient la vente de came, nouveau business de mort qui surfe sur le dos de la misère, faire des ravages parmi les plus faibles et isolés. Nécessité pour l’État d’une gestion laxiste de cela. Nous nous promenons, et voyons les flics procéder à des opérations de rafles de migrants très localisées et chronométrées. La dernière que nous avons vue s’est passée à la place Victoria où une quinzaine de migrants se sont vus pris par 5 flics, fouillés, palpés, alignés, presque mains sur la tête, avant qu’un car de police arrive et les embarque tous. Allez savoir où. Encore, des bus mi-remplis de migrants capturés par dizaines un peu partout. Prétexte officiel : le marché noir et la vente de came ; mais surtout la vente ambulante sauvage dans les rues, l’entraide et la solidarité entre migrants. Dans le même temps, nous voyons le soir enfants et individus fouiller dans des montagnes de déchets renversés sur les trottoirs, des nouveaux tox se shooter en pleine rue, d’autres déjà démembrés par la came et encore tremblants du manque.

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Les migrants parqués sur un muret, le car arrive.

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Un peu flou. Alignement des migrants embarqués dans le car. Place Victoria.

Dans la temporalité de la guerre sociale et de la résistance populaire et ouvrière, la nécessité de créer une solidarité de fond dans une lutte radicale de fait, et de longue haleine, envers et contre l’urgence sociale criante.

Le samedi 4 février, pour la première fois depuis les événements des 19 et 20 octobre, les groupes anarchistes se sont coordonnés pour appeler à une manifestation contre la crise, l’État et le capitalisme. Nous nous attendions tous, pour ce genre d’appel exclusivement anarchiste, à 1000-1500 personnes. Finalement, nous serons plus de 5000 à manifester « illégalement » et de manière ordonnée en plein centre-ville et jusque devant le Parlement. Démonstration de force de la part d’un appel anarchiste révolutionnaire réussie, un succès. Les camarades n’avaient que deux banderoles, ouvrant et fermant le cortège protégé sur les côtés par des formations de combat avec drapeaux-bâtons, casques et masques à gaz, parés à la moindre tentative de répression policière. Les slogans principalement scandés sont « contre l’État et le capitalisme, la solidarité est l’arme des peuples », « pour une lutte autonome, sans les syndicats », et de nombreux cris de guerre anti-flics. Face aux lignes ennemies anti-émeute protégeant le Parlement, les camarades ont formé plusieurs lignes d’autodéfense et de combat le temps que le cortège anarchiste révolutionnaire soit hors de portée.

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Formation de combat et lignes d’autodéfense face aux lignes ennemies.

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Et en face :

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De nombreux « très jeunes », de 15-18 ans, étaient parés au fight mais la discipline collective a permis d’être plus malin et stratège que l’ennemi, ne lui donnant pas l’occasion de nous réprimer, face au manque réel de rapport de force direct.

Suite à la manifestation qui s’est stoppée devant le Rectorat, provoquant un blocage complet de l’avenue, cinq motos de voltigeurs Delta ont malgré tout tenté un coup de pression en encerclant un groupe de six camarades isolés quelques rues plus loin, ont fouillé leurs sacs et trouvé masques à gaz et gants, prétexte facile pour les arrêter. Mais en moins de dix minutes, un groupe serré de cinquante camarades encagoulés ont attaqué pour récupérer les copains en difficulté, provoquant la fuite désordonnée des voltigeurs qui ont même laissé les sacs sur place.

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Le soir même du 4 février, un groupe de soixante camarades encagoulés ont attaqué à coups de lance-pierre la résidence privée du Président de la Grèce, en solidarité avec les prisonniers politiques et pour leur libération. Ils ont été pourchassés par une colonne de voltigeurs à travers les ruelles serrées d’Exarchia mais ils ont réussi à se disperser de manière très coordonnée, et aucune arrestation n’a été déplorée. Mais durant les 24 heures suivantes, toutes les bordures d’Exarchia ont été sévèrement quadrillées par des flics anti-émeute équipés et bus blindés de combat. Voici le lien du communiqué de revendication de l’action (en français).

Finalement, c’est le lundi 6 février que tout le monde apprend la décision expresse de la part des centrales syndicales d’appeler à 48 heures de grève générale à compter du mardi 7 février, face à la pression de la Troïka et l’adoption prochaine des nouvelles mesures d’austérité par la coalition gouvernementale. Les mots d’ordre sont solennels et très officiels : « temps de la dernière heure », « l’heure est venue, soulevons-nous », « appel au soulèvement populaire et à la prise des places publiques », « la lutte de la dernière chance », etc.

Le mardi 7 février, ce sont officiellement 20’000 personnes qui ont défilé à Athènes et Thessalonique, et à l’instar du samedi précédent, le cortège anarchiste ne comptait que 1000 personnes dans ses rangs, les groupes les plus radicaux et de combat étant absents. Sous une pluie diluvienne et l’orage qui a éclaté violemment la veille comme un signal général, grévistes dans la rue et flics se sont fait face toute l’après-midi à la place Syntagma. À noter une chose intéressante : inversement à la France où les différents groupes se rassemblent d’emblée au point de départ de la manif lors d’une journée de grève générale, en Grèce, chaque groupe et tendance occupe pendant une heure une place spécifique avec déclarations dans les enceintes et positionnement politique, avant de chacun rejoindre en cortège sur des rues différentes la place Syntagma d’où repart collectivement une manif générale. De fait, dans les quatre coins de la ville des occupations et cortèges appellent à rejoindre la grève avant la démonstration spectaculaire « commune ». Le cortège anarchiste n’a pas cherché l’affrontement, seul un bref face à face est à mentionner avec de nouveau les voltigeurs au moment où le cortège se réfugiait dans Exarchia. Il y eut quelques accrochages légers au niveau du Parlement, essentiellement par des mouvements de foule spontanés et les indignés, avec en retrait bien visible les lignes staliniennes qui jouent le spectacle-bluff du « combat ouvrier ». Ces imbéciles d’indignés, comme partout en Europe, mélangent tout et ont brûlé un drapeau allemand avec un drapeau nazi, véhiculant bêtement une haine des peuples et un racisme anti-allemand au lieu de s’attaquer aux appareils d’État et au Capital.

Si la grève générale a été peu suivie numériquement dans la rue, elle a été également relativement « peu » suivie dans les milieux ouvriers et productifs : mardi, écoles, ministères, hôpitaux, médias publics et banques étaient touchés par la grève. Les transports urbains, le métro et les bus ont observé des arrêts de travail. Les bateaux sont restés à l’ancre tandis que les trains ne fonctionnaient pas. En revanche, aucune annulation n’était annoncée dans le transport aérien (info AFP).

La chose est que le sinistre KKE (parti communiste grec), force politique et populaire certaine, avec sa branche syndicale du PAME, a une capacité de mobilisation très figée et rigide, voire militarisée, sachant qu’elle peut « faire » descendre dans la rue entre 10 et 60’000 personnes. Selon ses choix tactiques d’appels, elle sait ainsi d’avance quelle capacité de contrôle elle peut avoir sur une manifestation générale dans la rue, et les probabilités d’émeutes « non contrôlées ». De sorte, la guerre politique et de terrain entre les groupes anarchistes et staliniens est  impitoyable et actée. La donne incertaine qui reste est la masse effective de personnes qui descendent dans la rue « d’eux-mêmes », pouvant provoquer un « chaos incontrôlé ». Ce fut le cas les 19 et 20 octobre 2011, forçant le KKE et le PAME dans ses branches militarisées à réprimer la foule dans une fonction strictement policière et ouvertement collaborationniste.

Cette grève générale, la première du genre depuis octobre dernier, sonne cependant comme un nouveau départ de lutte, et la résistance populaire et ouvrière s’organise tant bien que mal de manière autonome. Aussi, le mouvement Ne Pas Payer, en perte de dynamique depuis l’été 2011, annonce soudainement le lancement d’une « lutte de 100 jours en solidarité avec les grévistes de l’acier et pour toute la classe ouvrière », ont déjà bloqué plusieurs péages aujourd’hui, et déclare dans un communiqué (source Indymedia Athens) :

Mouvement Ne Paie Pas

Le Mouvement dit Ne Pas Payer la crise, prône la solidarité et la grande coalition ouvrière pour lutter avec les grévistes de l’acier. C’est la lutte pour tout ce qui est donné par les travailleurs de l’acier ici et 100 jours pour toute la classe ouvrière. Le Mouvement Ne Paie Pas a pour la première fois retrouvé sur le bord de l’acier toutes leurs forces ! Nous allons tout faire, pour soutenir et faire vaincre la lutte de l’acier et pour l’étendre partout, afin de créer un front pallaiko panergatiko, renverser la dictature des banquiers et récupérer ce qui nous appartient. Nous organisons nos forces collectives pour la victoire finale !
 

LA SOLIDARITÉ EST L’ARME DES PEUPLES

À noter que cette grève dure des travailleurs de l’acier, effective et générale depuis bientôt trois mois maintenant, fut au départ plutôt sauvage et radicale mais s’est fait rapidement rattrapée par les staliniens du PAME qui est parvenue à avoir une mainmise sur cette lutte et à la contenir autant que possible. Une des conséquences directes est l’impossibilité pour les camarades libertaires et révolutionnaires de joindre et appuyer la grève.

Par ailleurs, à Athènes, à midi, plusieurs dizaines de travailleurs grévistes du GENOP-PPC investissent et occupent le Ministère du Développement et ont déclaré vouloir y « demeurer de manière illimitée ». Le ministre du développement Georges Papaconstantinou est séquestré au sixième étage. Dès 13h, des renforts ouvriers rejoignent l’occupation et parviennent à être une grosse centaine. 13h30, de nombreux flics anti-émeute encerclent le bâtiment et bouclent le quartier alors qu’une grosse centaine de grévistes supplémentaires sont venus appuyer leurs camarades à l’extérieur. 14h, des renforts de police anti-émeute arrivent sur les lieux, pendant ce temps les occupants, pour beaucoup syndicalistes, se sont barricadés au 6e étage, toujours avec le ministre tenu en otage. 16h30, les flics attaquent à l’intérieur du bâtiment mais les grévistes refusent de quitter les lieux et résistent, rumeurs de blessés. Les flics se positionnent dans les escaliers du bâtiment, le ministre toujours retenu. Les grévistes syndicalistes ont construit des barricades devant l’escalier, dans les couloirs et devant la porte d’ascenseur. À 18h, le personnel du ministère quitte les lieux, il semble que le ministère soit toujours occupé, le ministre serait toujours retenu. Nous employons maintenant le conditionnel car ceci est extrêmement censuré par les médias grecs et, bien sûr, les médias bourgeois internationaux et Indymedia Athens peinent à trouver des derniers éléments sûrs (seul article bourgeois qui en parle).Vu le contexte, malgré leur petit nombre, c’est juste explosif. Et de nombreux groupes déclarent leur solidarité avec les combattants de la classe ouvrière et leurs principales armes : grève et occupation, blocage et réappropriation. À noter encore deux choses : le puissant PAME se désolidarise de cette action ouvrière, et ce ministre est celui qui a privatisé l’électricité avec des hausses de tarifs ahurissants. Affaire à suivre.

Du côté des camarades anarchistes, une affiche est en cours d’impression massive avant d’être placardée partout dans les rues, appelant à « Tous et toutes dans la rue, tous les jours, prenons-la pour nous tous », avec une allusion évidente aux révolutions arabes :

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Enfin, pour conclure cette chronique, nous faisons tourner ce texte explosif qui tourne sur un important blog « Greek Crisis » en plusieurs langues et qui tourne également sur l’Internet grec, régulièrement mis à jour avec des informations précises et fiables. Bien que non militant et politiquement mal défini, toute la pertinence réside justement dans cet aiguisement de la conscience de classe révolutionnaire dans les couches les plus « citoyennes » du peuple grec. Ce texte, le dernier en date, s’appelle « Déluge et Feu ».

Nous reprendrons ici les deux paragraphes les plus significatifs sur la situation :

« Donc entre-temps, chez nous tout peut se jouer … à la grecque. Dans un rapport récent de la Police, alors présumé connu de la presse, ses officiers se déclarent très inquiets car ils se disent incapables de contenir la foule, durant les émeutes à venir, soulevant même désormais, le manque de volontarisme de leurs subordonnés dans leur besogne. Les hauts gradés de la Police se disent persuadés, que le temps des révoltes est proche. Ils notent avec désarroi qu’il n’y a plus « en face » un mouvement organisé, syndicaliste, ou alors politiquement connu et balisé (celui de la gauche communiste par exemple), ni même celui des indignés, comme durant l’été dernier. Donc il peut y avoir autre chose. Les policiers font également partie de la société. Ils ont des amis, des parents, alors ils savent sentir. Donc ils se disent très préoccupés des éventuelles réactions brusques de ces citoyens, ayant perdu, tout revenu, tout repère et tout espoir, finalement en moins de deux ans. Ces gens qui en 2010 encore, promenèrent leurs enfants au jardin botanique, s’occupaient de leurs courses et leurs loisirs, sans être, les habitués des manifestations, ni des grèves. Mardi soir à la télévision, lors du journal du soir (chaîne Ant1), le représentant syndicaliste des policiers, s’est dit également préoccupé par autre chose : «Si on touche encore une fois à nos salaires, [pour] nous enlever par exemple encore cent euros, alors pour nous c’est la guerre». Décidément la guerre est d’actualité partout. »

Et le deuxième :

‎ »Mais il y a d’autres sujets de notre actualité qui ne se prêtent pas à l’ironie. Lundi dans la journée, Panagiotis Lafazanis, député SYRIZA (formation de gauche), un parlementaire très apprécié pour son sérieux, a déclaré au micro d’une radio locale, qu’au Nord du pays «des réservistes viennent d’être mobilisés pour former des unités de la Garde Nationale [appellation des formations par ce type de recrutement]. Ce qui étonne [souligne Panagiotis Lafazanis], est que ces hommes, reçoivent selon nos informations, à la fois des instructions sur la gestion des intempéries, ce qui est normal nous savons que cette région comme d’autres en Grèce, en subissent trop en ce moment, mais ils reçoivent aussi des instructions sur la gestion des foules et des manifestations qui peuvent dégénérer. Je souligne que des fusils viennent d’être distribués à ces réservistes, alors va-t-on utiliser ces citoyens contre d’autres citoyens ? De quoi ont-ils alors peur, nos gouvernants ?» »

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La situation sociale et de résistance change très rapidement, ce qu’on appelle ici le « clash final » ou tout simplement « l’explosion » peut survenir « frontalement » dans la rue ou non, davantage dans les grèves ouvrières de longue haleine et moins « spectaculaires », peut survenir dans les trois jours, dans les deux semaines ou dans les deux mois. Mais plus de retour en arrière, voilà la seule certitude. Et des deux côtés de la guerre sociale.

Pour une solidarité internationale dans la guerre de classe.
Que la peur change de camp.

Mercredi 8 février 2012.

 

Source : Juralib 

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Published by OFFENSIVE LIBERTAIRE - dans ACTU INTERNATIONALE
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