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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 14:35

Emeutes en Chine: arrestation d'une personne accusée de répandre des rumeurs

PEKIN - La police de Canton (sud) a annoncé avoir arrêté une personne suspectée d'avoir répandu des rumeurs sur internet à l'origine, selon les autorités, de violentes confrontations entre manifestants et forces de l'ordre dans cette région du sud de la Chine.

Coeur de l'atelier du monde où vivent des dizaines de millions de travailleurs migrants, la province du Guangdong a été le théâtre durant trois jours le week-end dernier d'affrontements ayant pour origine la colère grandissante d'une partie de la population contre l'arbitraire des autorités locales, selon les analystes.

La sécurité publique (police) de Canton a posté mercredi soir sur le site de microblogging Weibo, l'équivalent chinois de Twitter, un message indiquant que le suspect, dont le nom de famille est Chen, avait été placé en détention mardi et qu'il avait avoué avoir publié en ligne de fausses informations.

Les heurts qui se sont produits à Xintang, une localité de la grande banlieue de Canton, ont démarré vendredi suite à des informations selon lesquelles la police aurait battu à mort un vendeur de rue et maltraité sa femme enceinte.

Alors que les émeutes se poursuivaient durant le week-end, les autorités ont déployé plusieurs centaines de membres de forces de l'ordre et des véhicules blindés, tandis que les protestataires lançaient des bouteilles et des briques en direction des autorités, saccageant au passage des postes de police et des distributeurs de billets.

Les fausses informations répandues sur Weibo, (le service messagerie instantanée) QQ et des forums en ligne ont eu une influence néfaste sur la société, affirme le message de la police.

Des habitants de Xintang ont déclaré jeudi à l'AFP que la situation en ville était calme, mais que la police armée patrouillait toujours dans les rues.

Les troubles près de Canton interviennent après d'autres manifestations qui se sont produites dans la province centrale du Hubei où 1.500 personnes ont affronté la police anti-émeutes après le décès d'un représentant à une assemblée locale, qui serait survenu durant sa détention par les forces de l'ordre.

Un peu plus tôt la semaine dernière, des centaines d'ouvriers migrants se sont opposés à la police à Chaozhou, dans l'est du Guangdong, après l'attaque à l'arme blanche d'un ouvrier réclamant son salaire.

A l'autre bout du pays, en Mongolie intérieure (nord), des milliers de personnes appartenant majoritairement à l'ethnie mongole ont manifesté en mai, après la mort d'un berger renversé par un Han -- ethnie dominante en Chine -- qui protestait contre la destruction de pâturages, conséquence de l'exploitation du charbon dans cette région à l'écosystème particulièrement fragile.

(Source: Romandie.com)

 

Des émeutes en série inquiètent le régime chinois 

Des émeutes importantes de travailleurs migrants ont eu lieu à Zengcheng, près de Canton.

Le mauvais traitement infligé à une marchande de Zengcheng a récemment déclenché une flambée de violence. 

De notre corespondant à Pékin.

Pékin doit faire face depuis quelques jours à une vague d'émeutes sérieuses, aujourd'hui des travailleurs migrants dans le sud du pays, après que la Mongolie-Intérieure a été secouée par la colère de bergers et d'étudiants mongols. Dans les deux cas domine le sentiment d'être victime de discriminations.

Le point le plus chaud se situe à Zengcheng, à une heure de Canton, le cœur de la grande province exportatrice du pays. Un simple incident, au cours duquel des vigiles ont maltraité une jeune marchande ambulante, jetée à terre alors qu'elle est enceinte, a mis le feu aux poudres. La colère a dégénéré en émeutes auxquelles participent plusieurs centaines de travailleurs migrants, originaires de la province centrale du Sichuan. Des télévisions de Hongkong ont montré des scènes de guérilla urbaine, avec des bâtiments publics vandalisés, des véhicules de police en feu et des magasins saccagés. Des blindés de la police antiémeute ont été déployés en renfort.

Scandales alimentaires 

Toujours dans le Sud, des centaines - voire des milliers - de personnes ont affronté la police et détruit des véhicules à Chaozhou, après l'agression à l'arme blanche d'un ouvrier réclamant son salaire impayé. Plus au nord, à Lichuan, dans la province du Hubei, plus de 1500 personnes se sont affrontées avec la police. Elles protestaient contre la mort d'un élu local, décédé alors qu'il était interrogé au commissariat. L'homme s'opposait à des expropriations par l'exécutif local. À chaque fois, l'ampleur de la colère en dit long sur le climat d'exaspération.

La Chine connaît chaque année des milliers d'émeutes ou jacqueries, mais ces dernières sont particulièrement violentes et interviennent dans un contexte sensible, alors que les dirigeants chinois s'alarment de «contradictions et tensions sociales exacerbées». Mardi, un rapport du Centre de recherche sur le développement du Conseil d'État a mis en garde contre la menace que finiront par faire peser des dizaines de millions de travailleurs migrants - 153 millions officiellement, plus en réalité - si leur situation ne s'améliore pas. Il constate que ces derniers sont «marginalisés dans les villes, traités comme une main-d'œuvre bon marché, non intégrés et même discriminés» .

L'inflation qui continue à grimper attise le mécontentement. Le fossé entre les revenus, qui ne cessent de s'élargir, aussi. Les autorités en sont bien conscientes, qui ont demandé de limiter les signes ostentatoires de richesse, comme les publicités de luxe. Les scandales alimentaires et les cas graves de pollution, aux métaux lourds notamment, alimentent aussi la grogne.

L'histoire de la petite marchande de Zengcheng est prise au sérieux par les dirigeants chinois, qui veulent éviter qu'une poussée de fièvre locale ne se transforme en mouvement social, voire politique, de grande ampleur. Ils savent que la révolution en Tunisie a été déclenchée par l'immolation d'un jeune marchand maltraité par la police.

(Source: Le figaro)

 

"Ébullition chinoise"

L'inflation en hausse, l'augmentation des coûts de production, et le ralentissement de la croissance sur fond de corruption provoquent des émeutes en Chine. Le printemps arabe est-il en train d'atteindre l'Empire du milieu? 

Le printemps arabe fait rêver partout dans le monde, sauf les régimes autoritaires. Et spécialement le gouvernement chinois qui a le trouillomètre au zéro. Le mot jasmin par exemple a été supprimé de tous les moteurs de recherche. Les dirigeants de Pékin ont raison d'avoir peur: leur équation ressemble à bien des égards à celle de certains pays arabes qui vivaient sous des régimes dictatoriaux. Le cocktail du printemps arabe, c'est un ralentissement de la croissance, un fort taux de chômage parmi les jeunes diplômés et au sein de cette armée issue des campagnes et qui campe dans les villes, enfin des prix alimentaires qui s'envolent. +11,7% en Chine pour le seul mois de mai. Vous y ajoutez un Etat parti pas spécialement rompu à la liberté d'expression, un océan d'injustices et de corruption et le centre de recherche pour le développement, qui est un organisme officiel chinois, se met à parler je cite" de risque majeur de déstabilisation". Emeutes, grèves et suicides en effet se multiplient dans des régions très différentes: gros malaise social en cours.

Il y un risque révolutionnaire en Chine? 

Le gouvernement de Pékin a une formule pour qualifier ces mouvements, il parle "d'incidents de masse". Il n'y a pas que les prix qui augmentent en Chine, les incidents de masse aussi. Normal, ils sont de plus en plus indexés sur les prix. La répression qui s'abat a un nom, on appelle çà en Chine "le maintien de la stabilité". Pourtant Pékin ne lésine pas sur les moyens, puisque le budget alloué à la sécurité intérieure serait supérieur à celui de la défense nationale. Au départ des émeutes de ce week-end, dans le sud de la Chine, un épisode assez  proche de celui qui a enflammé la Tunisie et qui a entrainé la chute de Ben Ali: une altercation entre un couple de vendeurs à la sauvette originaires de la campagne et la police municipale, qui les aurait brutalisés. Bilan: trois jours d'émeutes, le siège du gouvernement local attaqué, des voitures brûlées. Alors révolution ou pas? Ces choses là on ne le sait qu'après, jamais avant. [...]

(Source: RTL)


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Published by sous comite invisible bisontin - dans EMEUTES-RÉVOLUTIONS
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